L’activité physique, essentielle pour un bon développement du système respiratoire

Le sport, moteur essentiel d’une bonne santé respiratoire

L’activité physique est indispensable pour une bonne santé respiratoire. Durant l’enfance, elle contribue à la formation de l’appareil respiratoire, favorise le développement de la cage thoracique, augmente la capacité respiratoire et diminue le risque d’essouf ement en accroissant la ventilation et la circulation dans les bronches et les poumons. En outre, l’exercice physique aide à contrôler son souf e ce qui permet à l’enfant de respirer mieux et plus efficacement.

 Une pratique nécessaire dès le plus jeune âge 

A tout âge, il est important d’inciter les enfants à faire des activités physiques plutôt que de rester sédentaires : marcher, jouer au ballon, faire du vélo…, mais aussi de leur faire pratiquer un sport adapté à leur âge et à leurs goûts. Chez l’enfant, l’existence d’une maladie respiratoire chronique n’est pas nécessairement une contre-indication à la pratique d’une activité physique ; en particulier, un asthmatique peut faire du sport en respectant certaines précautions, et à condition d’avoir maintenu correcte- ment son traitement de fond.

Enfants à la campagne : moins d’allergies !

De nombreuses études récentes montrent que les enfants qui vivent à la campagne ont moins d’allergies respiratoires et d’asthme que les petits citadins et que cette protection se poursuit à l’âge adulte. L’hypothèse pour expliquer ce phénomène : les enfants vivant à la campagne sont exposés à plus de micro-organismes (bactéries, champignons). Cela faciliterait le développement d’une meilleure immunité. Il a aussi été montré que la fréquence des maladies allergiques était moins importante chez les enfants vivant dans des familles nombreuses et qui développent davantage d’infections.

Ne pas surprotéger l’enfant 

Des chercheurs s’appuient sur cette hypothèse pour expliquer l’augmentation des allergies : trop rarement exposé à des agents pathogènes extérieurs pen- dant la petite enfance, le système immunitaire se retournerait contre toutes les protéines communes du quotidien. Mieux vaut donc ne pas surprotéger les enfants et ne pas les faire vivre dans une bulle ! Cependant, cette hypothèse ne peut expliquer à elle seule la hausse des cas d’asthme et d’allergies respiratoires. La pollution de l’air et les modifications dans notre régime alimentaire (notamment car il y a moins de bactéries dans notre nourriture) joueraient un rôle : stimulation moindre des lymphocytes TH1 qui protègeraient des maladies allergiques joueraient également un rôle.


 

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Pour consulter l’article en intégralité :  Lettre du Soufle n°79

Mis à jour le 21 avril 2017