Cancer du poumon : une nouvelle thérapie retarde l’avancée de la maladie

Une nouvelle thérapie basée sur un médicament développé par un laboratoire permettrait aux malades atteints d’un type particulièrement agressif de cancer du poumon de ralentir le développement de la pathologie. La molécule présenterait également moins de risque de métastases au cerveau et d’effets secondaires sévères.

L’Alectinib serait capable de stopper le développement des cancers du poumon agressifs pendant en moyenne 25,7 mois après le diagnostic.

Une durée presque trois fois plus longue que celle offerte par le Crizotinib  et actuellement considéré comme la molécule de référence pour traiter les patients.

140 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année

Ces deux substances s’attaquent à la mutation du gène ALK, responsable de la multiplication des cellules cancéreuses, mais elles n’auraient pas la même efficacité.

C’est ce que montre une étude dont les résultats ont été présentés à la conférence annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), organisée à Chicago (Etats-Unis) du 2 au 6 juin.

Les essais cliniques menés sur 303 sujets ont abouti à des résultats particulièrement encourageants en matière de prise en charge de cette pathologie, dont 140 000 cas seraient diagnostiqués chaque année dans le monde.

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Une augmentation de l’espérance de vie

Les spécialistes ont constaté que l’Alectinib réduisait le risque de progression ou de décès de 53% par rapport au Crizotinib, tout en limitant très nettement le risque de métastases au cerveau. Ces dernières n’apparaissent en effet que chez 9 % des malades sous Alectinib, contre 41 % des sujets prenant du Crizotinib.

Les effets secondaires importants, tels que les douleurs musculaires, la fatigue ou la constipation sont par ailleurs moins fréquentes chez les patients traités avec de l’Alectinib.

« Un résultat remarquable »

« Personne n’aurait imaginé possible de retarder aussi longtemps la progression d’un cancer avancé du poumon puisque, pour la plupart des thérapies ciblées pour les tumeurs pulmonaires, on obtient un arrêt de la progression de la tumeur autour de douze mois », s’enthousiaste le docteur Alice Shaw, principale responsable de l’étude.

Les conclusions des chercheurs ont également été qualifiées de « résultat remarquable contre cette maladie difficile » par le Dr John Heymach, professeur de médecine à l’Université du Texas (Etats-Unis), qui n’a pas pris part aux travaux.


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Mis à jour le 7 juin 2017