Santé des français : ça dépend qui, ça dépend où ?

Première gorgée de bière, pollution de l’air, Alzheimer ou douleurs scapulaires, tout ce qui touche à la santé est passé au crible dans l’édition 2017 du rapport sur l’état de santé de la population française que la DREESS et Santé publique France viennent de publier*.  Nous en abordons ici quelques éléments.

Globalement, la France va bien ; d’ailleurs 7 français (de plus de 16 ans) sur 10 se déclarent en bonne santé. L’espérance de vie augmente toujours, selon toutefois une courbe qui s’infléchit. Elle est de 85 ans pour les femmes (parmi les plus élevées d’Europe) et 78,9 ans pour les hommes.  Même si l’écart se réduit, les hommes restent  davantage touchés par les problèmes de santé avec par exemple deux fois plus de décès prématurés que chez les femmes.

Et puis… elle fume !

La prévalence des maladies chroniques (diabète, insuffisance rénale, BPCO etc) est en forte hausse, pas seulement à cause du vieillissement de la population, mais aussi car les facteurs favorisants (sédentarité, surpoids ou tabagisme) persistent, voire augmentent. En revanche, l’incidence des cancers diminue chez l’homme et se stabilise chez la femme.

L’état de santé des moins de 65 ans s’est moins vite amélioré que celui des sujets plus âgés, et c’est encore plus net chez les femmes, qui présentent plus d’AVC ischémiques, de BPCO et de cancer du poumon (en lien avec la consommation de tabac).

Parmi les pathologies les plus préoccupantes du siècle, les troubles mentaux  provoquent suicides, incapacités et handicaps et seront un chantier important pour la politique de santé publique.

Inégalités, non fraternité …

Un autre défi sera la réduction des inégalités de santé qui restent criantes. Travail, environnement, comportements (nutrition, activité physique, addiction etc) sont plus pathogènes chez les personnes à faible revenu et leur accès à la prévention ou au dépistage est également moindre. Ces inégalités sociales se doublent d’inégalités territoriales, bien visibles dans le document sur les cartes tant métropolitaines que nationales où la santé outre-mer apparaît souvent comme plus dégradée. Ces cartes détaillées serviront de base aux politiques des nouvelles régions de France.

Enfin côté fraternité, l’insuffisance de la couverture vaccinale n’est une surprise pour personne.


Pour consulter l’article en intégralité : www.jim.fr

Mis à jour le 3 juillet 2017