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Les campagnes de contre-marketing efficaces chez les jeunes

La consommation de cigarettes chez les jeunes du secondaire, typiquement âgés entre 12 à 17 ans, est passée de 25 % à 12 %, en moins de 13 ans

C’est ce que révèle une récente étude de l’Institut national de la santé publique.

 

Si les jeunes sont moins enclins à se tourner vers les produits de tabac, ce serait grâce à l’efficacité des campagnes de contre-marketing qui lutte contre le tabagisme. «Par exemple, il est de moins en moins possible de fumer à l’intérieur des établissements, il est aussi interdit aux compagnies de cigarettes de diffuser des publicités à la télévision», ajoute Claire Harvey, porte-parole du Conseil québécois sur le tabac et la santé. Entre 2004 et 2017, le gouvernement a mis en place plusieurs lois et réglementations afin de limiter la promotion et la consommation du tabac. L’obligation d’arborer des mises en garde de santé sur les paquets de cigarettes, l’interdiction d’étaler publiquement des paquets de cigarettes ou l’interdiction de fumer dans une voiture en présence d’une personne de moins de 16 ans ne sont que des exemples de ces nouvelles mesures.

 

«Les images qu’on retrouve sur les paquets de cigarettes frappent l’imaginaire la première fois qu’on les voit, mais on s’y habitue vite et ça n’a plus aucun effet sur nous par la suite», lance un jeune rencontré par TVA Nouvelles. «Si je ne fume pas, ce n’est certainement pas à cause de la publicité sur les cartons de cigarettes, mais plutôt parce que mon grand-père est décédé du cancer», poursuit un autre. «Nous faisons du sport depuis qu’on est jeunes, alors on a été sensibilisés très tôt aux effets néfastes de la cigarette», conclut un groupe. Les jeunes n’ont jamais évoqué les campagnes de contre-marketing pour expliquer leur abstinence. «C’est justement la preuve que les campagnes de marketing et de contre-marketing fonctionnent. Elles ont été à ce point efficaces, qu’elles ont influencé les jeunes, sans qu’ils ne s’en rendent eux-mêmes compte», explique Mme Harvey.

 

Pour contrer ces campagnes de publicité du gouvernement et pour séduire une jeune clientèle, les compagnies de tabac ont modifié la forme, l’ouverture et l’aspect des paquets de cigarettes pour rappeler des gadgets technologiques à la mode. Parallèlement à ce phénomène, on a vu apparaître sur le marché québécois entre 2011 et 2012 des cigarettes électroniques. «Elles sont aussi néfastes puisqu’elles contiennent de la nicotine et il est prouvé que les jeunes qui en consomment ont plus de chance de fumer la cigarette», conclut l’experte.


Pour consulter l’article en intégralité : www.tvanouvelles.ca

Mis à jour le 17 octobre 2017