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Nanoparticules: un danger pour les poumons

Travailler dans un environnement chargé en nanoparticules favorise l’inflammation des poumons.

 

La littérature scientifique affirme que d’ici 2020 près de six millions de travailleurs travailleront dans un univers lourd en nanoparticules. Or celles-ci sont responsables d’inflammation et de fibroses pulmonaires, selon les conclusions d’une étude publiée dans la revue médicale Nanotoxicology. Ces résultats ont été obtenus sur des souris.

Les chercheurs de l’Inserm ont déposé dans la trachée des souris, une fois par semaine durant trois mois, quatre types de nanoparticules d’oxydes métalliques retrouvées dans les poumons des soudeurs professionnels : Fe3O4 (magnétite), Fe2O3 (maghémite), MnFe2O4 (jacobsite) et CrOOH (grimaldite). “Il y a deux ans, nous avions découvert des nanoparticules d’oxydes métalliques dans les poumons de soudeurs professionnels”, explique Sophie Lanone, chercheuse à l’Inserm et auteure de l’étude. Ces nanoparticules avaient favorisé des signes d’inflammation et un épaississement délétère (fibrose) des tissus constitutifs. Les chercheurs ont voulu évaluer le risque de ce type d’exposition sur des rongeurs.

LES NANOPARTICULES FAVORISENT L’INFLAMMATION

 

Les souris ont été mises dans des conditions identiques aux travailleurs exposés. Elles ont reçu 5 microgrammes, soit la concentration représentative d’un soudeur professionnel, et d’autres 50 microgrammes, comme les salariés travaillant dans des usines de fabrication de nanoparticules d’oxydes métalliques.

 

Les résultats de cette expérience a montré que le tissu pulmonaire entourant les bronchioles des poumons des souris soumises à cette exposition de 5 microgrammes de MnFe2O4 et CrOOH, était presque deux fois plus épais que chez les rongeurs témoins.

 

Les rongeurs en contact à des doses répétées de 50 microgrammes, ont eu un épaississement quatre fois plus élevé que chez les souris témoins touchant aussi les tissus entourant vaisseaux sanguins et alvéoles pulmonaires, avec une inflammation du tissu de soutien situé entre les parois des alvéoles.

 

“Pour la première fois, notre étude démontre que l’exposition répétée aux nanoparticules à des doses rencontrées en milieu professionnel sont potentiellement dangereuses pour les poumons”, conclut Sophie Lanone.

 


 

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Mis à jour le 9 février 2018