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Asthme : quelles sont les avancées thérapeutiques ?

A l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme (1er mai), le Dr Marc Sapène1 et le Pr Pascal Chanez2, pneumologues, ont fait le point sur cette maladie.

 

Qu’est-ce que l’asthme ?
Dr Marc Sapène. C’est une affection associant une inflammation chronique des bronches avec une hyperréactivité et des modifications structurales de celles-ci. L’asthme occasionne des gênes respiratoires (les muscles autour des bronches se contractent et les ferment), variables et réversibles, déclenchées par différents facteurs favorisants.

 

Combien y a-t-il d’asthmatiques en France ?
Dr M.S. Plus de 4 millions, dont 12 à 15 % d’enfants. Tous ont une inflammation chronique des bronches ; 70 % sont des allergiques (à un allergène) ; 10 % de tous les asthmatiques ont une forme sévère. Sous l’influence de facteurs favorisants liés à la vie moderne (l’urbanisation, l’obésité…), la fréquence de cette maladie, responsable chaque année d’environ 1 000 décès, ne cesse de croître depuis vingt ans (+ 40 %).

 

En connaît-on les facteurs déclenchants ?
Dr M.S. L’asthme résulte de la rencontre d’un terrain génétique avec des facteurs environnementaux. Les plus fréquents sont des allergènes comme les acariens (70 % des cas), mais aussi les pollens, les chats… Les infections virales, la pollution (tabac, air vicié, particules fines), le stress et des médicaments (aspirine) en sont d’autres. Plusieurs gènes sont impliqués, notamment celui codant la protéine interleukine-33 dite “alarmine” : produite par la rencontre d’un allergène avec l’épithélium bronchique, elle induit et initie la cascade de réactions biologiques qui provoque les symptômes.

 

Qu’est-ce qui confirme le diagnostic ?
Dr M.S. La variabilité des signes (toux sèche répétitive ou oppression, voire blocage total de la respiration menaçant la vie) est propre à l’asthme. La spirométrie, qui mesure des volumes et débits respiratoires, confirme le diagnostic : les débits sont réduits mais s’améliorent après bronchodilatation (pas les autres bronchopathies chroniques). Un test d’inhalation provoquant des symptômes est parfois réalisé en milieu sécurisé. In fine, plusieurs phénotypes sont identifiables.

 


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