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Asthme : les oméga 3 durant la grossesse protègeraient l’enfant

dans Asthme

29% de risque en moins pour les enfants nés de mères supplémentées en oméga 3 selon une étude

Moins de cas de bronchites, de pneumonies ou d’autres affections ORL ont été notés chez les enfants des mères supplémentées en oméga 3.

Une étude danoise conseille aux futures mères de consommer des acides gras essentiels – les fameux oméga 3 – pour limiter le risque d’asthme chez leurs enfants. Des chercheurs de l’université de Copenhague ont suivi 700 femmes enceintes jusqu’aux cinq ans de leur enfant.

Pendant le dernier trimestre de leur grossesse, lors du stade du développement des poumons du bébé, elles ont consommé 2,4 grammes par jour d’acides gras essentiels sous forme de gélules, provenant d’huiles de poisson d’une part ou d’huile d’olive d’autre part.

D’après les résultats constatés cinq ans plus tard, 17% des enfants dont les mères avaient consommé l’huile de poisson ont développé un trouble respiratoire, contre 24% pour les femmes supplémentés en huile d’olive, soit 119 enfants contre 168 ou encore 29% d’incidence en moins.

Moins de cas de bronchites, de pneumonie ou d’autres affections ORL ont été notés chez les enfants du groupe « huile de poisson ».

Les oméga 3 adaptés en cas d’antécédents familiaux d’asthme

De manière générale, les oméga 3 sont reconnus pour réduire les états inflammatoires, d’où leur rôle protecteur en matière de troubles respiratoires.

Les auteurs de l’étude précisent cependant que les résultats les plus positifs ont été observés chez les mères qui avaient les taux sanguins les plus bas d’oméga 3 au début de l’étude.

En effet, la population américaine consomme peu ce type d’acides gras, recommandés pour la santé cognitive, cardiovasculaire et immunitaire. Les doses administrées pour les besoins de l’étude étaient 15 à 20 fois plus élevées que la consommation moyenne des Américains, soulignent les auteurs.

Pour conclure, les chercheurs suggèrent que les suppléments en oméga 3 – qui ne déclenchent aucun effet secondaire – sont adaptés aux femmes qui ont des antécédents familiaux d’asthme.

Une étude de l’université du Kansas (2016) a montré qu’un apport suffisant de vitamine D au cours du deuxième trimestre de la grossesse pouvait contribuer à réduire les risques d’asthme chez l’enfant à naître. Une exposition d’à peine 10 minutes par jour au soleil pouvait suffire à aider les femmes enceintes à obtenir leur dose quotidienne de vitamine D.

Par ailleurs, l’allaitement peut, durant dans la première année de vie de l’enfant, modifier l’expression de gènes liés à l’asthme et agir ainsi sur le développement des symptômes respiratoires, réduisant ainsi ce risque génétique de 27%, selon une étude de l’European Lung Foundation présentée au congrès international 2016 de l’European Respiratory Society en septembre dernier.

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Mis à jour le 03/01/2017