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Vers un nouveau souffle pour la reconquête de la qualité de l’air ?

dans Pollution de l'air

Le 15 janvier 2017 entrera en vigueur à Paris la zone à circulation restreinte, première zone à basses émissions en France…

Cette démarche présage-t-elle d’un nouveau souffle pour la reconquête de la qualité de l’air et du climat à l’échelon local ?

20 ans après l’adoption de la Loi Laure sur l’air, la crise climatique s’accélère et la pollution de l’air sévit toujours de façon chronique en France. Et ce, alors que les rapports scientifiques démontrant les impacts sur la santé s’empilent sans susciter de sursaut politique. Parmi les principales causes de ces pollutions figure le transport routier dont la contribution est particulièrement élevée dans les zones urbaines denses. Le modèle actuel de la ville, où la voiture est utilisé dans la moitié des déplacements de moins de 3 km, n’est pas soutenable.

Les villes ont intégré dans leur giron de nouvelles compétences qui leur permettent d’agir sur la qualité de l’air et le climat à travers les transports et l’urbanisme. La protection du climat et la santé nécessitent des élus locaux qu’ils résistent aux pressions d’intérêts particuliers et mettent en oeuvre des solutions de mobilité propre pour tous.

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Même si l’usage de la voiture n’est plus majoritaire dans un certain nombre de métropoles françaises, un certain nombre de villes privilégient à nouveau la voiture et de nouveaux projets routiers sont encore dans les cartons. La mobilité durable ne doit pas rester l’apanage des grandes agglomérations. La grande majorité des Français semble prête à changer ses habitudes de déplacements à court terme (74% souhaitent diversifier leurs modes de déplacement et 51% avoir recours à la marche à pied ou au vélo plus souvent).

La mise en oeuvre des zones à circulation restreinte dans les Villes lauréates de l’appel à projet Villes respirables au moyen du certificat «crit’air» devrait permettre de diminuer les niveaux de concentrations dans ces villes. Il faut aller encore plus loin dans la modération du trafic routier et la promotion des solutions (transports en commun, covoiturage, parkings-relais, aménagement piétons et cyclables, etc.) pour des raisons d’équité et d’efficacité.

À travers leurs nouveaux Plans Climats Air2, leurs plans de déplacements urbains et les plans locaux d’urbanisme, les villes doivent aussi planifier la sortie des énergies fossiles et promouvoir les mobilités à faibles émissions.

C’est pourquoi, mettant à disposition des élus locaux un guide pour bâtir des «Villes Respire», le Réseau Action Climat et ses associations membres suivront de près cette année les avancées et les reculs des collectivités en matière de mobilité pour veiller à ce que la préservation de la santé et du climat progresse.

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Pour consulter l’article en intégralité: www.rac-f.org

Mis à jour le 10/01/2017