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Face à la pollution : transports en commun, covoiturage, vélo…

dans Pollution de l'air

Transports en communs, covoiturage, vélo et marche à pied : toutes les mobilités ont du potentiel !

Pour répondre aux attentes de la population et à fortiori des premières personnes concernées par les mesures de restriction de trafic, ces dernières supposent un développement préalable et parallèle des offres alternatives de transports : avec en premier lieu des transports en commun fiables et de qualité : bus prioritaires sur le trafic, fréquences augmentées et adaptées aux horaires décalés, intermodalité, etc. Prévoir des arrêts à la demande ou des horaires décalés et des tarifications solidaires assises sur les revenus contribue à rendre les transports en commun plus attractifs. Des solutions de fret et de livraison moins émettrices de gaz à effet de serre et de polluants sont nécessaires.

En France où la moitié environ des trajets automobiles effectués en ville font moins de 3 km, 20% font moins de 800 mètres, le potentiel des mobilités actives est systématiquement sous-estimé alors que le vélo et la marche à pied sont pertinents. A l’inverse, outre-Manche, la Grande-Bretagne a mis en place une politique nationale et Londres a engagé un budget de plus d’un milliard d’euros pour développer le vélo.

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La crainte liée à l’insécurité routière constituant le premier frein à l’utilisation du vélo, les villes doivent devenir plus accueillantes pour ce type de mobilité. Le trafic augmente avec la construction de voies cyclables sécurisantes. Entre 2000 et 2010, les politiques vélos des agglomérations françaises ont contribué à la hausse de 21% en moyenne des déplacements effectués via ce mode de transport. Une étude du Ministère de l’écologie a démontré qu’en l’absence de politique vélo (budget nul), les déplacements à vélo auraient non seulement pas augmenté, mais diminué en moyenne de 7%. En plus de mailler les villes de cheminements cyclables, les collectivités locales peuvent s’atteler à rendre le vélo encore plus rapide et sûr, grâce aux réseaux express vélo, notamment entre le centre de la périphérie. Contrairement aux idées reçues, le cycliste est moins exposé que l’automobiliste à la pollution, même en cas de pic de pollution à condition de ralentir pour éviter l’hyperventilation.

Enfin le covoiturage et l’autopartage, encore anecdotiques dans les déplacements du quotidien, malgré le fort potentiel, peuvent être encouragés par le biais des plans de mobilité privés et publics mais aussi des outils numériques e des aménagements spécifiques (aire de covoiturage, places d’autopartage, etc.).

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Pour consulter l’article en intégralité: www.rac-f.org

Mis à jour le 11/01/2017