DJ depuis 1991, David Stepanoff a souffert et souffre du tabagisme passif sur son lieu de travail. Il attend avec impatience le 1er janvier 2008. Rencontre avec un homme en colère.
ASGB : La loi Evin, une bouffée d’oxygéne ?
David Stepanoff : J’ai attendu, comme beaucoup d’autres professionnels cette loi de 1992 avec beaucoup d’impatience. Mais j’ai été dégoûté de voir que ce n’était pas appliqué.
ASGB : Du coup, vous attendez le 1er janvier 2008 …
David Stepanoff : J’attends cette date avec impatience. Je suis néanmoins un peu sceptique…Mais je vais la faire appliquer cette loi ! Je trouve scandaleux que les bars, discothèques et restaurants aient bénéficié d’une année supplémentaire par rapport aux autres lieux publics.
ASGB : La situation des autres pays d’Europe vous rassure ?
David Stepanoff : Effectivement, on voit que ça fonctionne dans les autres pays, surtout aux USA. Et tout ce qui se passe aux USA finit par arriver en France. Je suis curieux de voir comment cela va se passer. Ces lois à l’étranger ont entraîné une baisse du tabagisme des jeunes.
ASGB : Les patrons des boîtes de nuit, qu’en pensent-ils ?
David Stepanoff : Ils ont peur de perdre de la clientèle. En revanche, le personnel attend avec impatience que les boîtes de nuit deviennent des endroits non-fumeurs.
ASGB : Et les clients des boîtes de nuit ?
David Stepanoff : En majorité, les clients sont contents. La discothèque le Djoon, dans le treizième arrondissement de Paris temple des soirées les plus « branchées » de Paris fait tous les dimanches de 18h à minuit une soirée non-fumeur. Cela cartonne !
ASGB : Bénéficiez-vous d’une surveillance particulière par la médecine du travail ?
David Stepanoff : Même pas. Notre audition est surveillée mais pas nos poumons. Je n’ai jamais eu à faire une radiographie pulmonaire.
ASGB : Dans quel état d’esprit attendez-vous janvier 2008 ?
David Stepanoff : Je suis dubitatif. On verra…