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Définition

 
Définitions
Acariens : araignées microscopiques qui se nourrissent essentiellement de débris de peau humaine (squames) et vivent dans des endroits douillets, en particulier dans la literie.
 

Adénocarcinome : cancer né à partir de cellules glandulaires, par exemple celles incluses dans la paroi des petites bronches.
 

Adénopathie : état pathologique d’un ganglion lymphatique qui est douloureux, de taille augmentée, ou dur.
 

Aérocontaminants : substance de très petite taille, quelques microns, capable de pénétrer dans l’arbre respiratoire, voire jusqu’aux alvéoles, et de provoquer une réaction inflammatoire.
 

Aérosols : suspension dans un gaz ou dans l’air de particules très fines, solides ou liquides. Les aérosols sont utilisés comme support pour des médicaments qui peuvent pénétrer ainsi par inhalation dans les bronches et les alvéoles pulmonaires. Divers appareils les produisent, fonctionnant par exemple avec des ultrasons ou de l’oxygène.
 

Air : l’air pur contient environ 78% d’azote, 21% d’oxygène et 1% de gaz rares. L’air que nous respirons contient, outre de la vapeur d’eau et du gaz carbonique, d’autres gaz, des microbes, des particules et bien d’autres impuretés issues ou non de l’activité humaine
 

Air alvéolaire : air contenu dans les alvéoles pulmonaires. Il contient 78% d’azote (comme l’air extérieur), 16% d’oxygène, 5% de gaz carbonique et de la vapeur d’eau.
 

Allergènes : substance entraînant une réaction allergique de l’organisme.
 

Allergie : sensibilité exagérée que développent certaines personnes au contact de substances particulières qui peuvent être respirées (pollens), ingérées ou mises en contact direct avec la peau et les muqueuses.
 

Altitude : en altitude, l’air est plus pur mais la proportion d’oxygène est la même qu’au niveau de la mer. En revanche, plus on s’élève et plus la pression atmosphérique diminue, et donc la pression partielle de l’oxygène dans les alvéoles. L’organisme s’adapte par une augmentation du nombre des globules rouges.
 
 
Amiante : silicate de magnésium et de calcium, fibreux, incombustible, utilisé comme isolant. L'inhalation de fibres microscopiques d'amiante peut entraîner des tumeurs malignes, en particulier de la plèvre (mésothéliome malin).
 

Analyse des gaz du sang : permet de déterminer la teneur du sang en oxygène et en dioxyde de carbone.
 

Anatomie pathologique : étude des tissus prélevés par biopsie. Après coloration, analyse simultanément l'architecture des tissus et les cellules.
 

Examen anatomopathologique : analyse au microscope de tissu prélevé par biopsie après coloration des prélèvements préalablement coupés en tranches ultrafines.
 

Anthracose ou pneumoconiose du houilleur : accumulation des particules du charbon dans les bronchioles, aboutissant progressivement à un emphysème. Elle est souvent associée à des lésions dues aux particules de silice.
 

Anticorps : protéine fabriquée spécifiquement par l’organisme pour lutter contre un antigène. Cet antigène est alors fixé pour être ensuite détruit. Les anticorps sont des immunoglobulines. Ils peuvent circuler dans le sang, être présents dans les tissus ou fixés sur certaines cellules.
 

Antigène : toute substance étrangère à l’organisme capable de provoquer chez lui la formation d’un anticorps. Les antigènes sont généralement des protéines.
 

Antitussifs : qui lutte contre la toux. Médicament possédant cette propriété.
 

Alvéoles pulmonaires : culs-de-sac terminaux des ramifications bronchique, formés d’une mince paroi sphérique, renforcées de fibres élastiques. Dans l’épaisseur de cette paroi, les capillaires prennent la forme d’un réseau hexagonal où rampent les globules rouges en voie d’oxygénation. Cette paroi est la zone d’échange des gaz (oxygène et dioxyde de carbone) entre l’air et le sang.
 

Antibiotiques : les antibiotiques se définissent comme des molécules capables d'inhiber la croissance ou même de tuer les bactéries, sans affecter l'hôte (cellules eucaryotes). Les sources principales d'antibiotiques sont les champignons, mais parfois aussi les bactéries. Il existe également depuis un certain nombre d'années des antibiotiques entièrement synthétiques.
 

Antigène : substance étrangère à l’organisme capable de susciter une réaction de défense ou une réaction allergique. Il peut s’agir, par exemple, de pollens et d’acariens.
 

Antihistaminiques : médicament utilisé pour soigner l’allergie. Il s’oppose aux effets de l’histamine produite lors des réactions allergiques.
 

Antileucotriène : médicament anti-inflammatoire non stéroïdien qui agit par voie orale. Il bloque sur la paroi des bronches les récepteurs des leucotriènes qui sont des substances entraînant, entre autres, l’inflammation des bronches.
 

Apnée : arrêt, volontaire ou non, de la respiration.
 

Apnée du sommeil : apnée d’une dizaine de secondes ou plus survenant au cours du sommeil en général chez des ronfleurs ayant une surcharge pondérale. Elle est due à la fermeture de l’arrière-gorge. Des apnées du sommeil peuvent résulter d’un trouble de la commande respiratoire.
 

Asbestose : pneumoconiose due aux poussières d’amiante.
 

Aspergillose : maladie due au développement d’un champignon, l’aspergillus, dans le poumon ou dans les bronches.
 

Aspiration bronchique (ou endotrachéale) : technique de désencombrement bronchique consistant à introduire dans la trachée et les bronches une tubulure, ou sonde d’aspiration, par laquelle les sécrétions sont aspirées. La sonde peut être passée par le nez, la bouche ou l’orifice de trachétomie.
 

Asymptomatique : adjéctif caractérisant une personne ne se plaignant d'aucun symptôme de maladie, ou une maladie présente mais n'entraînant aucun symptôme.
 

Atteinte parenchymateuse : altération du tissu pulmonaire.
 

Atopie : prédisposition qu’ont certaines personnes à développer des allergies. Il s’agit d’un « terrain atopique ». Quand ces personnes deviennent sensibles, donc réactives, à un produit, elles deviennent alors allergiques à ce produit.
 

Anticholinergiques : catégorie de médicaments agissant par voie inhalée. Les anticholinergiques sont des bronchodilatateurs. Ils bloquent l’action d’une substance libérée par certains nerfs présents dans les bronches : l’acétylcholine. Celle-ci a pour action de contracter les muscles des bronches et de faire sécréter les glandes de la muqueuse respiratoire.
 

Anti-inflammatoires : qualifie un moyen, une substance ou un médicament combattant l'inflammation. Les principaux anti-inflammatoires sont l'aspirine, les corticoïdes ou corticostéroïdes et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
 

Antitussif : médicament qui calme la toux.
 

Aspergillose : infection due à un champignon, qui se présente généralement chez l'homme sous la forme d'une affection pulmonaire ou cutanée.
 
 
Bacille de Koch (ou BK) : bacille de la tuberculose, découvert en 1882 par Robert Koch.
 

Bactérie : micro-organisme fait d’une seule cellule qui peut se multiplier de façon très rapide lorsque l’environnement est favorable. Cette multiplication peut provoquer une infection.
 

BCG (bacille Calmette Guérin) : forme atténuée d’un bacille tuberculeux bovin, servant pour la vaccination² contre la tuberculose. Le BCG se fait par vaccination intradermique. Il est obligatoire en France dès l’âge de six ans.
 

Bêtabloquants : les bêtabloquants sont des médicaments utilisés pour diminuer la pression artérielle, réduire les troubles du rythme cardiaque et ralentir le cœur. Comme leur nom l’indique, ils « bloquent » l’action stimulante de molécules naturellement présentes dans le corps comme l’ adrénaline, en occupant à leur place leur site d’action, les récepteurs « bêta ».
 

Bêta-2 mimétiques : médicaments qui se fixent sur les bêta-2 récepteurs des bronches et entraînent leur dilatation. Ils augmenten,t temporairement la fréquence cardiaque. Ce sont les bronchodilatateurs les plus fréquemment utilisés dans le traitement de la crise d'asthme.
 

Biopsie : prélèvement d’un fragment d’organe ou de tissu pour en faire une analyse au microscope.
 

Biopsie pulmonaire / bronchique : prélèvement d'un échantillon ou d'un fragment de tissu pulmonaire ou bronchique afin de l'examiner au microscope (étude anatomopathologique). Ce prélèvement bronchique ou pulmonaire peut être obtenu soit par voie endoscopique (au cours d'une fibroscopie bronchique) ou par voie chirurgicale pour le prélèvement pulmonaire (biopsie pulmonaire chirurgicale).

Biopsie pulmonaire transbronchique : acte qui consiste à traverser les bronches afin d’y prélever un petit fragment de poumon.

Biopsie pulmonaire chirurgicale : prélèvement d’un fragment de poumon. On peut utiliser la méthode habituelle avec incision, section-agrafage d’une petite tranche de poumon. Cet acte s’effectue sous anesthésie générale. Grâce à la thoracoscopie, la technique opératoire a été allégée : on introduit sous anesthésie un tube métallique dans la cavité pleurale après avoir introduit de l’air. Une caméra est introduite par ce tube. Le chirurgien fait un bilan visuel des lésions et ensuite introduit un ou deux instruments par des orifices annexes plus petits. Il peut ainsi procéder à un prélèvement de poumon, aviver la plèvre pour la faire saigner légèrement et provoquer l’accolement du poumon contre la paroi, enlever une petite tumeur.
 

Bradypnée : etymologiquement « respiration lente » ; la bradypnée peut être inspiratoire ou expiratoire selon le temps ralenti.
 

Bronches : système de tuyaux semblables aux branches d’un arbre dont le tronc serait la trachée. Leur rôle est de conduire l’air extérieur riche en oxygène, aspiré par le nez ou la bouche, vers les alvéoles (inspiration), puis de ramener cet air riche en gaz carbonique vers l’extérieur (expiration). Les impuretés adhèrent au mucus des bronches puis sont évacuées vers la gorge par un système de cils vibratiles qui fonctionne un peu à la manière d’un tapis roulant.
 

Bronchioalvéolite : inflammation simultanée des bronchioles et des alvéoles qui les prolongent.
 

Bronchioles : les plus petites des bronches, d’un diamètre inférieur à 1 mm.
 

Bronchiolite ou broncho-alvéolite : inflammation des petits conduits respiratoires et des alvéoles d’origine virale touchant essentiellement le nourrisson. La maladie se manifeste par une fièvre brutale, une toux et un essoufflement traduisant l’obstruction des bronchioles. Il est parfois difficile de la différencier de l’asthme.
 

Bronchiolite oblitérante : inflammation des bronchioles avec obstruction par tissu fibreux de granulation et/ou par exsudat bronchique.
 

Bronchite chronique : toux et expectoration se prolongeant au moins trois mois pendant au moins deux années consécutives. La bronchite chronique entraîne une réduction de la ventilation et évolue vers l’emphysème et l’insuffisance respiratoire. Elle est principalement liée au tabagisme.
 

Bronchoconstricteurs : médicaments qui provoquent la diminution de calibre des bronches en favorisant la contraction des muscles qui entourent celles-ci.
 

Bronchoconstriction : contraction des muscles des petites bronches.
 

Bronchodilatateurs : qui ouvre les bronches; médicaments ayant pour but d’agrandir le calibre des bronches en faisant se relâcher la contraction des muscles qui entourent celles-ci.
 

Bronchopathie : toute affection des bronches, quelle que soit sa cause.
 
 
Canaux alvéolaires : rangées d’alvéoles où circule l’air : c’est la dernière division bronchique avant l’alvéole.
 

Capacité vitale (ou CV) : quantité maximum d’air qu’un sujet peut expirer après une inspiration complète. Elle est dite forcée lorsqu’elle est obtenue à la fin d’une expiration forcée. Sa valeur théorique est de 4 à 6 litres selon le sexe, l’âge et la taille.
 

Carcinome bronchique (cancer du poumon) : cette tumeur maligne est surtout constatée chez les fumeurs. Il s'agit de la forme de cancer la plus fréquente chez l'homme.
 

Carrington (maladie de) : appelée aussi pneumonie chronique idiopathique à éosinophiles. Elle se caractérise par l'association de symptômes respiratoires et généraux subaigus ou chroniques, une éosinophilie alvéolaire et des infiltrats pulmonaires. C'est une maladie rare de cause inconuue qui peut survenir à tous âges, mais est plus rare chez l'enfant. Elle est deux fois plus fréquente chez la femme que chez l'homme. Un tiers à une moitié des patients a un passé asthmatique. Le traitement consiste en une corticothérapie orale, souvent de longue durée.
 

Chimiothérapie : traitement par des substances chimiques. Pour les traitements anti-cancéreux, plusieurs substances agissant différemment sont associées, destinées à détruire ou à empêcher la reproduction de cellules malignes. Ces produits sont toxiques aussi pour les cellules saines, en particulier les trois groupes de cellules sanguines (globules rouges ou hématies, blancs ou leucocytes, plaquettes).
 

Choc anaphylactique : la plus grave des réactions allergiques, apparaissant en quelques minutes à la suite souvent de l’injection d’un allergène chez un sujet sensibilisé (venin, médicament), parfois avec certains aliments. Il se traduit par une chute de la tension artérielle, de l’œdème, une suffocation, une perte de connaissance. Il est dû à la libération brutale des médiateurs de l’allergie et nécessite un traitement d’urgence comprenant principalement de l’adrénaline.
 

Cholestase : anomalie de la sécrétion biliaire à l'origine d'une augmentation des concentrations dans le sang des molécules normalement sécrétées dans la bile.
 

Churg et Strauss (angéite de) : affection rare, maladie systémique caractérisée par de l'asthme, des infiltrats pulmonaires transitoires, une hyperéosinophilie, et une vacularite systémique. Elle apparaît chez des patients âgés de 15 à 70 ans. Le traitement consiste en une monothérapie par des glucocorticoïdes.
 
Cils vibratiles : prolongement cytoplasmique de certaines cellules épithéliales. Ces cils assurent, par leur battement, le déplacement de substances liquides le long de la surgface muqueuse. Ces cils présents notamment au niveau de l'appareil respiratoire (nez, sinus, bronches), des oreilles mais aussi des spermatozoïdes (il s'agit de leur queue appelée "flagelle".
 

Corticoïdes : les corticoïdes sont des anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS). Ce sont des hormones naturelles synthétisées par des glandes cortico-surrénales. Ils ont une activité hormonale qui concerne les régulations métaboliques organiques, notamment le métabolisme protido glucidique. Ils exercent une action anti-inflammatoire et une action immuno-suppressive.
 

Corticostéroïdes : médicaments dérivés de la cortisone. Ils sont utilisés pour diminuer l’inflammation des bronches. Ils sont le plus souvent administrés par voie inhalée en traitement régulier. Ils peuvent aussi être utilisés par voie orale ou injectable lors de fortes crises.
 

Courbe débit-volume : courbe indiquant la variation du débit expiratoire au cours d’une expiration forcée. La forme de la courbe révèle les difficultés du passage de l’air dans les bronches.
 

Cyanose : coloration bleue sombre des téguments, visible en particulier aux lèvres et aux ongles, liée à une mauvaise épuration des globules rouges du sang.
 

Cytolise : destruction de certaines cellules, responsable de l'émission d'enzymes dans le sang.
 

Cytologie : étude au microscope d'un petit nombre de cellules prélevées par ponction à l'aiguille fine, ou par prise de sang, colorées et étalées sur une lame.
 
 
Débit expiratoire de pointe ou DEP (anglais : Peak-flow) : débit maximum d'air atteint lors d'une expiration forcée. La mesure du DEP est utilisée en particulier chez les asthmatiques car il reflète avec exactitude l'ouverture de leurs bronches.


Débit-mètre de pointe (ou peak-flow meter) : appareil qui mesure le débit instantané maximal au cours d'une expiration forcée.


Dénutrition : on parle de dénutrition lorsque les apports protéino-énergétiques ne suffisent pas à couvrir les besoins métaboliques de l'organisme. Elle se caractérise par une perte de poids involontaire de 5 à 10% sur les 6 à 12 derniers mois par rapport au poids habituel de la personne.


Désensibilisation : traitement visant à faire disparaître les réactions allergiques pour un allergène défini en l'introduisant dans l'organisme à doses calculées et progressives. Elle s'effectue au moyen d'injections sous-cutanées et demande plusieurs années. Il existe des désensibilisations « accélérées » en quelques jours.


Diaphragme : muscle principal de l'inspiration, en forme de coupole (deux coupoles à peu près symétriques ; celle de droite recouvre le foie, celle de gauche est située au-dessus de l'estomac et de la rate) et séparant le thorax de l'abdomen. Sa contraction entraîne son abaissement, attirant l'air dans le thorax comme un piston de seringue : il contribue simultanément à l'élévation des côtes par ses insertions périphériques. Le diaphragme est un muscle puissant qui peut être commandé. Il joue un rôle important dans la maîtrise de la ventilation et aussi dans les efforts du tronc.


Drain : tube de plastique souple et fin utilisé pour le drainage.


Drainage :

1. opération destinée à permettre l'évacuation par écoulement ou aspiration de liquides ou de gaz à l'aide d'un drain ou d'une lame.

2. en kinésithérapie, désencombrement des bronches.


Dysphonie : altération de la voix, ou difficulté à parler.


Dyspnée : difficulté à respirer.


 
Echographie : examen réalisé avec une source d'ultrasons, ne délivrant aucune irradiation mais dont les résultats ne sont pas toujours fiables et clairs.


Embolie pulmonaire : présence d'un obstacle dans la circulation artérielle pulmonaire, le plus souvent un caillot sanguin provenant en général des membres inférieurs. Une embolie pulmonaire se traduit par une dyspnée survenant subitement ou des pincements dans la poitrine.


Emétisant : qui fait vomir. Toux émétisante signifie toux qui déclenche le vomissement.


Emphysème pulmonaire : destruction de zones de parenchyme pulmonaire dont les alvéoles sont distendues puis remplacées par des bulles d'air de taille variable. L'augmentation de leur nombre et leur taille entraîne une insuffisance respiratoire progressive. Leur rupture peut provoquer un pneumothorax.


Endocrinien : le système endocrinien régit différentes fonctions internes de l'organisme par la sécrétion d'hormones qui sont transportées dans le sang.


Enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) : enzyme (protéine accélérannt les réactions chimiques de l'organisme) fabriquée dans le foie et qui transforme, dans les poumons, l'angiotensine I en angiotensine II, laquelle possède un pouvoir vasoconstricteur puissant (qui a le pouvoir de rétrécir le calibre des vaisseaux). Elle possède aussi la capacité de rendre inactive la bradykinine qui est un vasodilatateur (ayant le pouvoir d'agrandir le calibre des vaisseaux). L'élévation du taux sanguin de l'ECA se rencontre dans la sarcoïdose.


Eosinophiles : globules blancs pouvant être identifiés grâce à un colorant particulier : l'éosine. Ces cellules sont, la plupart du temps, retrouvée en quantité plus importantes chez les personnes allergiques.


Epidémiologie : discipline médicale dont l'objectif est de dénombrer les malades dans les populations humaines et d'en étudier les facteurs de risque.


Epithélioma (ou carcinome) : tumeur cancéreuse.


Erythrocyte (de erythros, rouge) : nom scientifique des globules rouges, cellules du sang également appelées hématies. Les globules rouges sont chargées de transporter l'oxygène dans les tissus grâce au fer contenu dans l'hémoglobine, leur pigment rouge. Il y a cinq millions d'érythrocytes par microlitre (1/100 millilitres de sang).


Exacerbations : signes cliniques majorés pendant une BPCO, en particulier la toux et les crachats. Ces exacerbations sont dues à une infection des bronches. Elle se traduisent par une expectoration le plus souvent purulente, par une aggravation de l'essoufflement et souvent, mais pas toujours, par de la fièvre.


Expiration : un des deux temps de la respiration (l'autre est l'inspiration). Elle est habituellement automatique. Elle permet de faire sortir l'air contenu dans les poumons vers le milieu extérieur. Cette expiration est généralement passive, grâce à l'énergie emmagasinée à l'inspiration sous forme d'énergie élastique. Elle peut être active si l'on met en jeu de façon volontaire les muscles expiratoires, comme lorsqu'on se force à expirer.


Expectoration : expulsion par la bouche (crachats) des sécrétions produites par les bronches. Ces sécrétions peuvent être fluides, épaisses, claires, infectées, sanglantes etc.


Exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) : technique permettant de mesurer la respiration. Elle comprend par exemple la mesure des volumes pulmonaires, des débits aériens ou encore des échanges gazeux avec la mesure des gaz du sang. Ces mesures peuvent se faire au repos, à l'exercice, voire pendant le sommeil.


 
 
Fibres d'amiante : substance minérale naturelle, l'amiante ou asbeste est un silicate fibreux. On distingue deux groupes minéralogiques, les serpentines et les amphiboles :
1. le chrysotile ou amiante blanc est la variété la plus courante, la seule du groupe serpentine.

2. les amphiboles comprennent cinq variétés :
• les amphiboles sodiques comme la crocidolite (amiante bleu ou riebeckite )
• les amphiboles calciques comme le trémolite et l'actinolite
• l'anthophyllite
 
Fibro-aspiration : désencombrement bronchique par aspiration des sécrétions à l'intérieur des bronches à l'aide d'un fibroscope.


Fibrose : altération chronique et progressive du tissu pulmonaire (parenchyme) dont les alvéoles sont enserrées et étouffées par des fibres.


 
Génétique : science de l'hérédité. La génétique étudie les caractères héréditaires des individus, leur transmission au fil des générations et leurs mutations.


Gaz du sang : l'oxygène puisé dans l'air alvéolaire et le gaz carbonique qui y est rejeté sont transportés par le sang. La gazométrie ou mesure de ces gaz dans le sang, après son passage dans les poumons, permet d'objectiver la qualité de ces échanges. Elle constitue la mesure essentielle de la respiration.
La pression partielle de l'oxygène ou PO2 est normalement de 95 mm de mercure (mm Hg), celle du gaz carbonique ou PCO2 de 40 mm Hg. Ces pressions partielles sont en équilibre avec celles existant dans l'air alvéolaire.
 
Glandes bronchiques : elles entraînent la sécrétion de mucus et la vasodilatation artériolaire.

 
 
Hémoglobine : molécule constituée de quatre chaînes de globine, une protéine et de quatre molécules d'hème. Elle est présente en grande quantité dans les érythrocytes. Elle sert au transport de l'oxygène et du gaz carbonique dans le sang.


Hématocrite : pourcentage des globules rouges par rapport à la quantité totale du sang.


Hématose : échange des gaz entre l'air et le sang au niveau des alvéoles pulmonaires.


Hémoptysie : crachement de sang provenant des voies respiratoires.


Hémothorax : présence de sang dans l'espace pleural.


Histamine : le plus connu des médiateurs chimiques de l'allergie, dont la libération par les basophiles et les mastocytes provoque de l'œdème, une hypersécrétion des muqueuses et un spasme des bronches.


Histologie : spécialité médicale et biologique qui étudie au microscope la structure des tissus des êtres vivants.


Histopathologie : tous les spécimens de tissus humains (biopsies, fragments d'organe ou organes entiers) prélevés par le médecin ou le chirurgien sont amenés au laboratoire d'histopathologie. La cytopathologie est l'examen de prélèvement de cellules. Cytopathologie et histopathologie servent donc à établir des diagnostics. Ces deux types d'examen sont regroupés en France sous le terme d'Anatomo-Pathologie et dans d'autres pays francophones sous le nom de Pathologie. On peut donc parler d'examens anatomo-pathologiques.


Hypercalcémie : concentration anormalement élevée du calcium dans le sang.


Hypercalciurie: augmentation du taux de calcium dans les urines.


Hyperglobulinémie : augmentation des taux d'immunoglobulines, substances fabriquées par la moelle osseuse et présentes dans le sang.


Hyperréactivité bronchique : sensibilité excessive des bronches qui se resserrent sous l'action de certains produits et à des doses n'entraînant normalement aucun effet. L'hyperréactivité caractérise les bronches des asthmatiques, sans être spécifique de l'asthme.


Hypersplénisme : augmentation du volume de la rate responsable de la séquéstration de très nombreuses cellules du sang.


Hyperventilation : ventilation excessive par rapport aux besoins en oxygène de l'organisme.


Hypocapnie : diminution de la teneur du sang en gaz carbonique.


Hypoxémie : diminution du contenu du sang en oxygène se traduisant par une baisse de la pression partielle en oxygène ou PO2.


Hypoxie, hypoxémie : termes signifiant une diminution du taux d'oxygène, dans le sang dans le cas de l'hypoxémie, dans les tissus et cellules dans celui de l'hypoxie.


 
IgE-immunoglobuline E : anticorps synthétisé en quantité élevée par les sujets atopiques sensibilisés à un antigène. Sa fixation sur les basophiles dans le sang et sur les mastocytes dans les tissus est à l'origine des manifestations allergiques lors de rencontres ultérieures avec cet antigène.


Immunitaire (système) : ensemble des moyens dont dispose l'organisme pour repérer et détruire les microbes et les substances qui lui sont étrangères.


Immunité : résistance naturelle ou acquise d'un organisme à certains microbes ou certaines substances.


Immunoglobuline (symbole Ig) : anticorps synthétisé par les plasmocytes, issus de la transformation des globules blancs, les lymphocytes B. Les immunoglobulines, divisées en 5 classes, les IgG, IgA, IgM, IgD et IgE, sont présentes dans le sang et d'autres liquides et dans les muqueuses. Elles ont en commun une configuration en Y, avec une partie constante, propre à chaque classe, et une partie variable, spécifique à un antigène. L'immunoglobuline peut se fixer par sa partie constante, notamment sur une cellule immunitaire. Par sa partie variable, elle fixe l'antigène correspondant avant sa destruction.
 
Immunosuppresseur : se dit des substances atténuant les réactions immunitaires de l'organisme, par exemple pour empêcher un rejet de greffe.
 



Insuffisance respiratoire chronique : on parle d'insuffisance respiratoire chronique quand l'apport d'oxygène est insuffisant pour maintenir la vie des organes et différents tissus qui composent l'organisme. A ce moment-là, le taux d'oxygène dans le sang est de façon chronique au-dessous des 60 millimètres de mercure. Le traitement de l'insuffisance respiratoire chronique sévère passe par une augmentation de l'apport d'oxygène.


Intra-dermo-réaction : réaction apparaissant dans certaines conditions après l'injection intradermique d'une substance antigénique. L'intra-dermo-réaction (IDR) à la tuberculine est positive quand le sujet a été infecté par le bacille tuberculeux ou vacciné par le BCG.


Intubation : mise en place d'une sonde par une narine ou par la bouche jusqu'à la trachée. Elle est utilisée en réanimation pour assurer la liberté des voies aériennes et surtout permettre la ventilation artificielle.


 
Kinésithérapie respiratoire : ensemble d'exercices et de techniques physiques visant soit à libérer l'arbre bronchique de ses sécrétions (drainage), soit à améliorer la qualité du soufflet thoracique : rééducation du diaphragme, assouplissement etc, et de manière générale, à améliorer l'aptitude à l'effort des sujets. Elle s'applique à tous les âges de la vie.
 
Lavage broncho-alvéolaire : instillation de fractions de 50ml de sérum physiologique dans un segment pulmonaire lors d'une fibro-bronchoscopie, réaspirées et analysées du point de vue cytologique, immunologique, bactériologique, minéralogique... : c'est le moyen d'exploration du poumon profond.

 
Leucocytes (globules blancs) : cellule sanguine nucléée qui, avec les érythrocytes et les thrombocytes, constitue l'ensemble des éléments figurés du sang circulant. Les leucocytes remplissent des fonctions très importantes, aussi bien dans la défense de l'organisme contre divers agents infectieux, que dans les processus immunitaires.


Lobectomie : ablation d'un lobe pulmonaire (le poumon droit a trois lobes, le gauche deux).


 
Macrophage : cellule d'origine sanguine séjournant dans différents tissus, foie, rate, ganglions, poumon, etc, où elle joue le rôle d' « éboueur » en digérant les particules étrangères (phagocytose). Les macrophages transmettent en même temps l'information nécessaire à la formation des anticorps.
Mastocyte : cellule immunitaire contenant des médiateurs chimiques de l'allergie, présente dans les tissus, et sur laquelle se fixent les IgE. Le contact entre celles-ci et l'allergène entraîne la libération des médiateurs ou « dégranulation » du mastocyte.


Médiastin : région anatomique située entre les deux poumons contenant le cœur et les gros vaisseaux, la trachée et les bronches, et constituant un lieu de passage entre la tête et l'abdomen, pour l'œsophage notamment.
 
Mésothéliome : tumeur constituée à partir du mésothélium. Elle peut être bénigne ou maligne. L'asbestose joue un rôle important dans le développement des mésothéliomes malins, en particulier pleuraux.
 
Métastases : apparition d'un ou plusieurs foyers morbides (de cellules cancéreuses, d'agents infectieux ou parasitaires) secondaires à un foyer primitif, avec ou sans disparition de ce dernier, et dans des territoires non contigus du point où il évolue.


Microbe (synonyme : germe) : nom désignant des organismes uni-cellulaires ne pouvant être vus qu'au microscope, parmi lesquels les bactéries et les virus, des champignons et des parasites.


Monoxyde de carbone : gaz très toxique qui abonde dans la fumée de cigarettes. Il est constitué d'oxygène et de carbone. Il se fixe sur l'hémoglobine et empêche ainsi l'oxygène de s'y fixer, créant une sorte d'asphyxie.


Mucoviscidose : une des maladies héréditaires les plus fréquentes qui dse traduit par une mucosité extrêment épaisse qui obture les bronches et par une dilatation des bronches (bronchectasie). Cette affection est généralement diagnostiquée en bas âge et conduit à une invalidité chez l'adulte en raison d'une diminution progressive de la fonction pulmonaire.


Mucus : substance plutôt visqueuse fabriquée par certaines cellules de l'organisme. Elle tapisse certaines muqueuses telles que celles des bronches ou du nez. Le mucus protège les muqueuses des bronches et fixe les substances inhalées avant d'aider à leur élimination.


Mycose : nom des affections provoquées par des champignons.


 
Numération formule sanguine et plaquettes (NFP) : physiologie générale du sang. Elle donne la numération de divers éléments figurés, c'est-à-dire une numération des globules rouges, une des globules blancs, ainsi qu'un hémogramme qui donne une image de la physiologie des globules rouges.


 
Oèdeme : infiltration de sérosité dans les tissus, en ârticulier dans les tissus sous-cutanés et sous-muqueux.
 
 
Orthopnée : difficulté de respiration qui contraint le sujet à la position assise ou debout.



Oxygénothérapie : traitement consistant à enrichir en oxygène l'air inspiré. Elle peut être de courte ou de longue durée. Dans le second cas, elle constitue le traitement principal de l'insuffisance respiratoire chronique et nécessite une prise d'au moins 12 à 14 heures tous les jours.


 
Paquet-année : quantité de cigarettes consommées équivalent à un paquet par jour pendant 1 an. On atteint ainsi vingt paquets-années par exemple en consommant un paquet par jour pendant 20 ans, ou deux paquets par jour pendant 10 ans, ou encore dix cigarettes par jour pendant 40 ans.


Parenchyme pulmonaire : le parenchyme est le tissu fonctionnel d'un organe. Le parenchyme pulmonaire est composé de l'ensemble des tissus des poumons qui jouent un rôle physiologique.


PCO2 : pression partielle de gaz carbonique.


Pleurésie : épanchement liquide dans l'espace pleural, pouvant avoir de nombreuses origines, en particulier tuberculeuse, infectieuse, cancéreuse ou cardiaque.


Plèvre : enveloppe des poumons engainant également le médiastin. Comprend deux feuillets glissant l'un sur l'autre et délimitant une cavité normalement vide. Le feuillet interne appliqué sur le poumon est nommé viséral, le feuillet externe appliqué sur la paroi osseuse et musculaire du thorax est nommé pariétal. Le vide dans la cavité pleurale permet une bonne application des poumons contre la paroi thoracique.


Pneumallergène : allergène introduit par inhalation et susceptible de déclencher des réactions allergiques de l'appareil respiratoire.


Pneumoconiose : nom donné aux maladies causées par l'accumulation dans le poumon de poussières minérales inhalées, naturelles ou industrielles (silice, fer, charbon, talc...). Une pneumoconiose détermine une fibrose progressive du parenchyme pulmonaire dont les alvéoles sont sclérosées, écrasées et détruites. La dégénérescence des lésions pulmonaires d'une pneumoconiose en cancer bronchique est possible.


Pneumonectomie : ablation d'un poumon.


Pneumonie : inflammation du tissu pulmonaire qui peut être due à des virus (par exemple, virus de la grippe) ou à des bactéries. La vaccination contre la grippe et les pneumocoques est recommandée en mesure préventive.


Pneumopathie : nom donné aux maladies du poumon en général.


Pneumotachographe : appareil composé d'un tube à résistance donnée permettant de mesurer les débits ventilatoires grâce à la différence de pression engendrée de part et d'autre. Avec les volumes déduits par un calculateur, on obtient la courbe débit-volume.


Pneumothorax : entrée d'air dans la cavité pleurale, venant de l'extérieur (après pleuroscopie ou thoracoscopie) ou de l'intérieur du thorax (communication entre une bronche et la cavité pleurale, rupture d'une bulle d'emphysème). Décollant les deux feuillets pleuraux, l'air comprime plus ou moins le poumon qui se trouve partiellement ou totalement écrasé, rétracté (collabé). La gêne respiratoire peut être insignifiante, modérée voire intense nécessitanbt une aspiration externe par un drain transpariétal.


PO2 : pression partielle d'oxygène.

 
Ponction : intervention qui consiste à introduire un trocart, une aiguille ou la pointe d'un bistouri dans une cavité naturelle ou pathologique, pour prélever une partie de son contenu dans un but diagnostique (ponction exploratoire) ou thérapeutique (ponction évacuatrice), ou pour y introduire une substance (médicamant ou produit de contraste).
 


Pollen : cellules mâles en forme de grains microscopiques destinées à la reproduction des végétaux et que l'on trouve sur les fleurs. La fécondation se fait d'une fleur à l'autre et, pour beaucoup d'espèces, le transport du pollen est assuré par le vent.


Pollinose : allergie au pollen.


Polyglobulie : augmentation du nombre de globules rouges dans le sang.


Polypnée : respiration rapide et superficielle.


Poumon du fermier (maladie du poumon du fermier) : alvéolite allergique due à l'inhalation de spores qui se dégagent du foin moisi donné au bétail.


Produit de contraste : substance liquide, en général iodée, injectée dans une veine pendant le passage sous le scanner pour obtenir des images plus précises.


Protéine : grosse molécule fabriquée par les êtres vivants à partir d'acides aminés, et dont al composition dépend de la fonction. Le rôle des protéines est important dans le système immunitaire.


 
Quincke (œdème ou maladie de) : variété d'urticaire se manifestant par un gonflement brusque du tissu sous-cutané, de la face en particulier. Sa localisation possible à la muqueuse du larynx en fait la gravité. A noter : il existe une maladie de Quincke héréditaire.


 
Radiographie : examen qui utilise les rayons X. Son principe consiste à impressionner sur un film radiographique les différences de densité d'un organe. La radiographie permet surtout l'étude du squelette et des articulations, des poumons, de l'abdomen et des seins.


Radiologie : réalisation d'images radiologiques par appareils à rayons X, scanners, IRM. Les images ainsi obtenues nne sont que des différences de contraste et ne permettent jamais d'affirmer un diagnostic de nature. Une opacité pulmonaire ronde isolée (nodule) peut être bénigne ou maligne.


Recherche clinique : elle se base sur les résultats de la recherche fondamentale pour inventer puis prouver l'efficacité de nouveaux traitements ou techniques. La première étape, nommée « recherche pré-clinique » est effectuée sur des modèles biologiques (tests in-vitro) ou des animaux (tests in-vivo). La deuxième étape est l' « étude clinique » sur les malades. Elle est appelée aussi recherche biomédicale.


Recherche fondamentale : la recherche fondamentale en médecine vise à mieux comprendre le corps humain et ses maladies. Son spectre est très large et largement lié aux autres sciences.


Restrictif (syndrome ventilatoire) : insuffisance respiratoire fonctionnelle caractérisée par une diminution des volumes pulmonaires sans altération des débits.


Rhinite : inflammation de la muqueuse nasale.


Rhinorrhée : écoulement de liquide par les narines.


Rhume des foins : allergie fréquente aux pollens, se manifestant par des écoulements nasal et oculaires et des éternuements.


Ronflement : bruit respiratoire du sommeil dû à la mise en vibration du voile du palais. Il se produit chez un sujet dormant sur le dos et dont l'arrière-gorge se rétrécit sous l'effet de la pesanteur.


 
Sang artériel : sang issu de l'aorte et servant de référence pour la gazométrie sanguine. Il est prélevé dans l'artère radiale (au poignet), parfois dans l'artère fémorale (à l'aine) ou à partir des capillaires du lobe de l'oreille.


Scanner thoracique : le scanner est un examen radiologique qui permet de faire des images en coupe du corps humain.Appareil de diagnostic utilisé depuis 1980, il permet de réaliser des TomoDensitoMétries (TDM), examens radiologiques basés sur des différences de densité des tissus. Selon les cas, une TDM (6 à 10 clichés ou "coupes") délivre 15 à 100 fois plus de radiations qu'une radio standard.
Le scanner thoracique est un des examens les plus simples et déterminants pour permettre d'identifier la cause des problèmes respiratoires et de comprendre les anomalies présentes sur la radiographie pulmonaire.


Sédatif : qui calme, modère l'activité fonctionnelle exagérée d'un organe ou d'un appareil.


Séjour de reconditionnement à l'effort : le pneumologue peut proposer à ses patients atteints de BPCO par exemple de faire un séjour de reconditionnement à l'effort dans un centre de réhabilitation respiratoire afin de s'entraîner physiquement et mentalement. La réhabilitation respiratoire est un programme de prise en charge de la maladie sous tous ses aspects : problèmes respiratoires mais aussi dénutrition, tabagisme, difficultés psychologiques... Elle est centrée sur la reprise de l'activité physique, sur l'éducation au traitement (éducation thérapeutique) et sur l'accompagnement psychologique.


Sibilances : sifflements apparaissant lors de l'expiration. Ils sont fréquemment perçus à l'auscultation médicale et quelquefois directement par le patient lui-même et par son entourage. Ils évoquent souvent l'asthme.


Silicose : maladie touchant les mineurs de charbon, liée à l'inhalation de particules de silice, dont l'accumulation détruit progressivement le tissu pulmonaire et favorise certaines infections comme la tuberculose.


Surfactant : mince film de liquide tapissant l'intérieur des alvéoles, dont la tension superficielle variable détermine en partie l'élasticité pulmonaire.


Spirométrie : examen réalisé à l'aide d'un spiromètre, appareil de mesure du souffle. Il consiste à souffler le plus fort et le plus vite possible dans l'embout du spiromètre. Cette « expiration forcée » permet de mesurer le volume expiratoire maximum seconde (ou VEMS), c'est-à-dire la quantité d'air expirée le plus rapidement possible pendant une seconde. Cette mesure du VEMS fournit un chiffre qui est ensuite comparé aux valeurs de référence d'un adulte en bonne santé respiratoire, du même âge, du même sexe et de la même taille que le patient.


 
Tachychardie : accélération du rythme cardiaque par rapport à la normale.


Tapis muco-ciliaire : couche de mucus tapissant l'intérieur des bronches et mise en mouvement par des cils vibratiles, de telle sorte que les impuretés de l'air qui viennent s'y déposer comme sur une colle soient en permanence remontées et évacuées hors de l'arbre bronchique. Ce nettoyage constitue l'épuration ou clairance muco-ciliaire.


Test de la sueur : analyse de la sueur d'un individu permettant de faire le diagnostic de la mucoviscidose. Dans ce cas, la sueur est plus salée que la normale.


Test de marche : épreuve qui permet d'évaluer les capacités physiques de tout sujet, sain ou atteint de BPCO. L'exercice consiste à parcourir, d'un pas égal, en six minutes, la plus grande distance possible en terrain plat. Plusieurs paramètres sont mesurés :
- le périmètre de marche, c'est-à-dire la distance parcourue en six minutes
- la fréquence cardiaque et la saturation artérielle en oxygène
- la dyspnée est évaluée à la fin du test de marche.
Ce test permet de connaître la tolérance à l'effort et l'importance du handicap s'il existe.


Test de provocation : test respiratoire consistant à faire inhaler des doses croissantes d'un produit bronchoconstricteur pour évaluer l'hyperréactivité bronchique d'un individu.


Test de réversibilité : test respiratoire consistant à faire inhaler un produit bronchodilatateur de façon à apprécier la capacité des bronches à se dilater.


Thérapie génique : la thérapie génique est une nouvelle approche de traitement ou de prévention des maladies qui utilise les gènes comme médicaments. L'absence ou la structure défectueuse d'un gène peut modifier la composition des protéines produites par la cellule, provoquant ainsi certaines maladies héréditaires (mucoviscidose, myopathie) ainsi que d'autres maladies comme les cancers. La thérapie génique repose sur la possibilité d'introduire dans le noyau d'une cellule vivante un gène, c'est-à-dire une portion d'ADN qui contrôle la fabrication d'une protéine, afin d'induire un effet thérapeutique.


Thoracoscopie : examen de la cavité pleurale et du poumon et prélèvements en introduisant un trocart entre deux côtes.


Thoracotomie : toute ouverture chirurgicale de la cage thoracique.


Thrombopénie : abaissement du nombre de thrombocytes (plaquettes sanguines) dans le sang.


Toux : expulsion brutale de l'air hors de l'arbre bronchique après sa compression dans le thorax. Réflexe ou volontaire, la toux est un moyen puissant de désencombrer l'arbre aérien, mais elle peut constituer aussi un symptôme sans lien avec l'expectoration.


Trachéotomie : opération chirurgicale qui consiste à ouvrir la trachée en l'incisant pour permettre de mieux respirer.


Traitement immunosuppresseur : traitement destiné à combattre les phénomènes de rejet suivant une greffe. Il est indispensable tout au long de la vie de la greffe et comporte l'association de plusieurs médicaments.


Transplantation (ou greffe) pulmonaire : remplacement d'un poumon malade par un poumon de donneur. Elle peut intéresser un seul poumon (poumon isolé), l'ensemble des deux poumons et du cœur (bloc cœur-poumons) ou les deux seuls poumons (greffe bi- pulmonaire)


Vaccination grippale : la grippe est une maladie infectieuse et contagieuse due aux Myxovirus influenzae A, B et C, évoluant sous la forme de grandes pandémies et d’épidémies saisonnières localisées. Le vaccin antigrippal est à renouveler tous les ans ; la composition du vaccin n’étant pas la même d’une année sur l’autre. Cette vaccination est recommandée pour les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes immunodéficientes, celles qui souffrent de maladies chroniques et celles qui côtoient des personnes à risque (infirmières…).
 
 
Vaccination pneumococcique :  le pneumocoque est une bactérie responsable de la plupart des pneumonies. La vaccination pneumococcique est recommandée tous les 5 ans chez les sujets à risque : personnes de plus de 65 ans ou fragilisées par certaines maladies (BPCO, diabète, immunité déficiente). Cette vaccination peut être faite toute l’année. Les infections à pneumocoque ne sont en effet pas saisonnières.
 

 
VEMS (volume expiratoire maximum seconde) : volume maximum d’air qu’il est possible de souffler en 1 seconde à partir d’une inspiration maximale. Il est égal normalement aux ¾ au moins de la capacité vitale.
 
 
 
Ventilation : renouvellement de l’air dans les poumons, assuré par le soufflet thoracique. On distingue la ventilation externe ou globale, et la ventilation alvéolaire, celle qui contribue effectivement aux échanges gazeux.
 
 
 
Ventilation alvéolaire : part de la ventilation qui parvient effectivement aux alvéoles pulmonaires, par rapport à la ventilation globale qui intéresse l’ensemble des alvéoles et des conduits bronchiques.
 
Vitesse de sédimentation (VS) : la vitesse de sédimentation globulaire consisdte à chiffrer en 1h, puis en 2h, la vitesse à laquelle les hématies d'un sang (recueilli lors d'une prise de sang) se déposent à l'intérieur d'un tube. La vitesse de sédimentation permet de diagnostiquer un phénomène inflammatoire ou infectieux.
 
Volume courant : quantité d’air qui entre ou sort des poumons lors d’une respiration de repos. Il est d’environ ½ litre selon les sujets et la fréquence respiratoire.
 
 
 
Volume résiduel : quantité d’air restant dans les poumons à la fin d’une expiration forcée. Ce volume, dit aussi volume captif, est calculé par différentes méthodes. Il est normalement de 1,5 litre environ.
 
 
Volume expiratoire maximum seconde ou VEMS : appelée également capacité pulmonaire utilisable à l'effort, épreuve de Tiffeneau ou épreuve de l'expiration forcée, il s'agit du volume de gaz rejeté pendant la première seconde d'une expiration forcée. Il est mesuré par la spirométrie. Normalement, le VEMS est égal à 70 à 80 % de la capacité vitale (volume d'air maximal que l'on peut inspirer en une seule fois, après avoir expiré au maximum).
 
 
 
 
 
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