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Maladies respiratoires

 
Cancer du poumon

 
Qu'est-ce que le cancer du poumon?
 
 
Le cancer du poumon est en premier lieu un cancer de la bronche qui envahit ensuite le poumon. Il est donc préférable de parler de cancer "bronchopulmonaire".
 
  • Il commence au niveau des cellules de l'épithélium (revêtement qui tapisse l'interieur de la bronche) sous l'action de substances dites "cancérigènes".
  • Il se développe dans la bronche par multiplication des cellules de l'épithélium en un site donné.
  • Ces cellules anormales prolifèrent ensuite de manière anarchique et envahissent les structures avoisinantes.
  • Ainsi, ce cancer obstrue la bronche, anvahit le poumon et peut envoyer des cellules cancéreuses dans les ganglions du thorax mais aussi dans d'autres organes comme le foie, le cerveau, l'os... : on parle alors de "métastases".
 
 
Comment découvre-t-on un  cancer bronchopulmonaire?
 
 
Les symptômes sont multiples mais souvent peu expressifs.
Les principaux signes d'alerte sont :
  • l'apparition de crachats sanglants (l'hémoptysie),
  • la survenue d'infections respiratoires récidivantes ou répondant mal au traitement,
  • une toux persistante différente de celle que connaît bien le fumeur,
  • un essoufflement anormal,
  • une douleur dans la poitrine parfois liée à une pleurésie,
  • une douleur inexpliquée au niveau du cou, de l'épaule ou du bras,
  • une modification de la voix,
  • un amaigrissement inexpliqué, une fatigue, une altération de l'état général.
 
Tous ces signes ne sont pas obligatoirement spécifiques au cancer. Il doivent cependant amener à réaliser :
_ Un examen clinique par le médecin praticien et le pneumologue.
_ Des examens compléméntaires : radiologies, endoscopie bronchique, spirométrie (étude du souffle), examens sanguins.
 
Parfois le diagnostic du cancer bronchopulmonaire est posé dans le cadre de la surveillance établie par la médecine du travail (radiographie pulmonaire).
 
Mais il n'existe actuellement aucune technique fiable de dépistage systématique précoce du cancer bronchopulmonaire.
 
 
 
Quelle est la fréquence du cancer bronchopulmonaire?
 
 Peu connu au début du sciècle, sa fréquence n'a cessé de s'accentuer. Le cancer bronchopulmonaire, c'est :
  • La première cause de décès par cancer chez l'homme,
  • La deuxième cause de décès par cancer chez la femme ; les femmes sont de plus en plus concernées (la première cause dans les 20 ans à venir),
  • Environ 27 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France par les pneumologues.
 
 
Quells sont les causes du cancer bronchopulmonaire?
 
 
La relation entre le risque de survenue d'un cancer bronchopulmonaire et le tabagisme est scientifiquement prouvée. Sur 100 patients qui décèdent de cancer bronchopulmonaire, on peut concidérer que 7 seulement n'ont jamais fumé.
 
 
 
Le risque de cancer est d'autant plus élevé que :
  • le sujet a commencé à fumer jeune,
  • la durée du tabagisme est grande,
  • le nombre de cigarettes en goudron consommées est important, les sujets inhalent la fumée de cigarette.
Chez le non fumeur, le risque d'apparition d'un cancer bronchopulmonaire, quoique faible, est augmenté pour ceux qui vivent avec un fumeur (tabagisme passif).
 
 
 
Sont également cancérigènes pour la bronche :
  • l'amiante,
  • la radioactivité,
  • le chrome, le nickel,
  • le fer,
  • l'arsenic,
  • les dérivés de goudrons,
  • le cannabis.
 
La coexistance de plusieurs facteurs favorisants chez le même sujet (par exemple amiante + tabac) augmente considérablement le risque.
 
La majorité des patients atteints d'un cancer bronchopulmonaire a un passé tabagique. A l'inverse, tous les fumeurs ne sont pas victimes d'un cancer bronchique. Il est donc logique de penser qu'il existe une prédisposition génétique à développer une tumeur bronchique.
 
 
 
 
Quels sont les moyens de diagnostic?
 
 
La radiographie simple des poumons peut montrer une tache, une opacité anormale souvent arrondie. Elle ne permet pas d'affirmer le diagnostic d'un cancer du poumon.
 
 
L'endoscopie des bronches confirme le diagnostic. C'est un examen simple et non douloureux, réalisé par le pneumologue, sous anesthésie locale, avec un fibroscope souple. Cette fibroscopie bronchique permet de voir le cancer qui apparait comme un bourgeon ou comme un rétrécissement à l'interieur des bronches. Cette technique permet la réalisation de prélèvements (biopsies) qui feront l'objet d'une analyse anatomo-pathologique.
 
 
 
Les principales variétés de cancers bronchopulmonaires sont :
 
  • Le cancer épidermoïde : il est souvent à l'origine d'une formation tumorale qui obstrue une bronche, saigne et s'infecte facilement. Son développement se fait par extension vers les structures voisines pour donner des métastases.
  • L'adénocarcinome : né de petites structures glandulaires bronchiques, il est de plus en plus fréquent. Il est aussi à l'origine de l'obstruction des bronches. Il se développe dans les mêmes conditions que le cancer épidermïde.
  • Le cancer à petites  cellules : moins fréquent, il évolue souvent rapidement vers une atteinte des ganglions et l'apparition de métastases précoces. Celles-ci sont parfois à l'origine des manifestations révélatrices du cancer : atteinte du cerveau, du foie, des os...
  • D'autres variétés plus rares.
 
 
Le diagnostic établi, un bilan sera réalisé pour préciser la taille de la tumeur, son extension locale et sa diffusion éventuelle sous forme de métastases.
 
Ce bilan peut comporter :
  • Un scanner thoracique : il correspond à une étude radiologique plus détaillée que le cliché pulmonaire standard (il précise le volume de la tumeur, ses adhérences, son association à des ganglions).
  • Une échographie abdominale : une étude du foie, des ganglions abdominaux, des glandes surrénales...
  • Un scanner cérébral : la recherche d'une atteinte cérébrale précoce.
  • D'autres examens dictés par les circonstances.
 
De ces résultats découlent les traitements thérapeutiques appropriés.
 
 
On dispose de différents moyens d'action :
 
 
La chirurgie
 
Elle est réservée aux formes limitées, sans métastases. Les autres fonctions (cardiaque, respiratoire etc...) doivent être satisfaisantes, ce qui n'est pas toujours le cas chez les fumeurs. La lobectomie (ablation d'un lobe) et la pneumonectomie (ablation d'un poumon) sont les deux types d'intervention les plus fréquentes.
La guérison du cancer par la chirurgie est possible, mais elle dépend de la taille de la tumeur et de la présence de ganglions atteints par le cancer. Les résultats peuvent aller de 70% de survie à 5 ans, à 10% voir moins, lorsque l'extension locorégionale est importante.
 
 
La chimiothérapie
 
Cette technique consiste à administrer des associations de médicaments anticancéreux par cures répétées, à des intervalles réguliers.
La chimiothérapie permet de traiter les formes les plus étendues ou celles qui s'accompagnent de métastase. Elle peut réduire suffisamment le volume de certains cancers bronchiques pour permettre une intrvention chirurgicale dans un deuxième temps.
Force est de constater que la chimiothérapie du cancer bronchopulmonaire ne fournit encore que des résultats très imparfaits. Cependant, on observe plus souvent, ces dernières années, des réductions notables du volume tumoral, des rémissions de qualité. La tolérance à la chimiothérapie a été nettement améliorée.
 
La radiothérapie
 
Ce traitement consiste à soumettre la tumeur bronchopulmonaire, l'extension locorégionale, parfois les métastases, à l'action de rayonnements divers.
Au préalable, la radiothérapie délimite avec précision le "champs" d'irradiation.
 
 
 
Cependant, durant ces 10 dernières années, le traitement du cancer bronchopulmonaire a nettement progressé. Aujourd'hui, les médecins utilisent de façon optimele les 3 thérapies dont ils disposent (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie).
Une meilleure connaissance des réactions aux différents traitements offre la possibilité de les associer tout en modulant leur emploi selon chaque patient.
 
 Ces améliorations contribuent à la qualité de vie des patients et augmentent leurs chances de guérison.
 
 
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