La silicose fait partie des
pneumoconioses qui signifient « poussières dans les poumons ». Ces
maladies du poumon sont dûes, en majorité, à une
exposition professionnelle responsable d’accumulation
de particules dans les poumons.
Plus rarement, elles sont liées à des
activités de bricolage.
La maladie appelée silicose est dûe à
l’inhalation de poussières de silice libre.
Le risque de silicose dépend
:
- de la dose et de la durée d’exposition.
- des caractéristiques
physiques et chimiques des particules respirées : certaines professions, comme
celle du mineur de charbon, exposées aux particules de silice mêlées à des
particules d’anthracose responsable de l’anthraco-silicose. Cette forme était
parfois moins sévère que la silicose pure.
du sujet : certaines personnes
sont plus suceptibles de développer une maladie que d’autre, pour une même
exposition.
D’autres maladies existent, liées à l’inhalation de particules
comme l’amiante, le fer, certains métaux durs…
Que fait la silice sur le poumon ?
La silice a un pouvoir
de destruction du poumon et peut déterminer une fibrose pulmonaire
(destruction irréversible du poumon), même avec l’arrêt de
l’exposition professionnelle. Les particules de silice (bioxyde de silice) sont
en partie épurées par nos moyens de défense.
Néanmoins, lorsque
l’exposition à la silice est intense et se prolonge, ces moyens de défense sont
débordés et les particules de silice restant dans le poumon sont responsables
d’une réaction inflammatoire. Autour de ces particules de silice se forment des
nodules fibro-hyalins.
L’évolution peut se faire progressivement
par la suite vers la fibrose pulmonaire, qui s’installe en quelques mois dans
les formes très sévères (suraiguës), ou sur plusieurs années.
Quelles
conséquences cliniques pour le patient
?
Le patient
présentera une toux, une expectoration matinale, puis un essoufflement qui va
s’aggraver progressivement. Le patient silicosé aura
plus de risque de faire une
tuberculose, de cracher du sang, de faire un
pneumothorax (présence anormale d’air dans la plèvre), ou de présenter des
infections respiratoires à répétition.
Le stade évolué de la
maladie s’accompagne d’une insuffisance respiratoire. Le poumon ne peut plus
assurer les besoins en oxygène de l’organisme.
La radiographie et le scanner
du poumon ainsi que la mesure de la fonction respiratoire et des gaz du sang
font partie du suivi de ces patients.
Quelles professions exposent aux poussières de silice
?
Ces professions sont
nombreuses et sont reportées sur le Tableau n°25 de reconnaissance de maladie
professionnelle.
On trouve les personnes travaillant :
- aux
travaux de forage, abattage, concassage, broyage, polissage, taille, ponçage de
roches renfermant de la silice,
- aux travaux dans les mines de
houilles.,
- à l’utilisation de talc,
- la fabrication de verre,
porcelaine, faïence,
- le sablage, décapage au sable…..
- la fabrication
de poudres à nettoyer, produits abrasifs…
La silice est donc présente dans des secteurs d’activité très
variés, allant de l’ouvrier « sableur » au prothésiste dentaire ou à l’employé
dans les entreprises d’ensachage de poudres à
laver.
Mesures
légales:
Elles font
d’abord appel à la prévention, avec reconnaissance du risque professionnel sur
le lieu du travail et mise en place de mesures de protection pour le
personnel.
La surveillance du personnel à risque doit au moins
faire appel à une radiographie de thorax annuelle.
En cas de
silicose, l’indemnisation est basée sur le handicap respiratoire. Les critères
de réparation sont d’ordre professionnel, administratif et médicaux. Elle est
basée sur le Tableau 25 de reconnaissance de maladie professionnelle et
s’accompagne d’une expertise médicale.
Il n’y a pas de
traitement efficace de la silicose, en dehors du traitement de ses
complications. La découverte d’anomalies doit faire soustraire la personne au
risque professionnel. Certaines formes sévères du sujet jeune peuvent nécessiter
le recours à la greffe pulmonaire.