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Maladies respiratoires
Les symptômes Les symptômes de ces deux formes sont cependant semblables : - essoufflement souvent important - douleurs augmentées à l’inspiration au début puis constantes - toux (rarement) Histoire naturelle La plèvre est une sorte de sac très mince qui entoure les poumons, n’y laissant entrer que les grosses bronches et les vaisseaux. Elle tapisse aussi l’intérieur de la cavité du thorax. Ce sac ne contient habituellement qu’une vingtaine de millilitres d’un liquide qui sert surtout à permettre le glissement du poumon dans la cage thoracique lors des mouvements respiratoires. Comme beaucoup d’autres maladies, le cancer peut provoquer une accumulation (épanchement) de liquide dans cette poche : c’est la pleurésie. Les pleurésies cancéreuses ont en commun d’être abondantes, de se reproduire souvent. La cancérisation de la plèvre peut se faire par : - la greffe de cellules cancéreuses venant (par le sang ou par proximité) d’un autre organe. On parle alors de pleurésie secondaire dite aussi métastatique. Le cancer du poumon est le plus fréquent. Pratiquement tous les sites cancéreux peuvent donner des métastases pleurales. Dans 40% des cas on ne retrouve pas le cancer primitif. - la cancérisation des cellules de la plèvre. On parle alors de mésothéliome. Il représente 5 à 10% des pleurésies malignes dans les régions industriellement exposées. Fréquemment, dans ce cas, ce sont des fibres d’amiante provenant de l’air inhalé qui sont à l’origine de la cancérisation (fibres longues d’amphiboles ou fibres de chrysotile plus utilisées récemment). L’exposition à l’amiante est souvent ignorée du patient, peu importante en volume, transitoire Elle est le plus souvent ancienne : une quinzaine d’années au moins. Le diagnostic Quelle que soit l’origine de la tumeur, le diagnostic doit être fait par: - ponction - et dans les cas plus difficiles, thoracoscopie. Le traitement Pour les tumeurs secondaires, le traitement consiste en : - ponctions pour évacuer le liquide. - introduction de talc par thoracoscopie pour tenter de tarir l’épanchement. - traitement de la tumeur primitive. Le mésothéliome n’a pas de traitement reconnu constamment efficace : c’est la raison pour laquelle on insiste sur la prévention des risques d’exposition à l’amiante. Les tumeurs métastatiques ont une évolution presque constamment défavorable : elles traduisent la dissémination du cancer primitif. Le mésothéliome évolue vers un envahissement douloureux des plèvres, plus ou moins vite. Là aussi les soins de confort sont essentiels. Merci au Dr Jacques BERRUCHON, Centre Hospitalier de la Roche sur Yon (85), auteur de ce texte. |
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