Le Comité National contre les Maladies Respiratoires et la
Tuberculose (CNMRT) fut l’un des premiers en France à faire des appels de fonds.
Chaque hiver depuis 1925, les petits écoliers de France vendent dans la rue les
timbres du souffle pour lutter contre ces maladies.
A l’origine, cet appel à la générosité du public, lancé par l’ancien comité
central d’assistance aux militaires tuberculeux, a permis aux milliers de
soldats revenus du front avec la phtisie d’être soignés dans les sanatoriums.
L’initiative émanait du Dr Léon BOURGEOIS, médecin phtisiologue et Prix Nobel de
la Paix (1920), qui fut considéré comme l’un des pionniers de la lutte
antituberculeuse en France.
En 1929, le Professeur Albert Calmette (1863-1933, co-découvreur du vaccin
contre la tuberculose, le B.C.G.) écrivait : « La 5ème Campagne Nationale du
Timbre anti-tuberculeux va bientôt commencer dans toute la France, et il faut
que ses résultats dépassent, s’il est possible, ceux qui ont été déjà si
magnifiquement obtenus les années précédentes. N’oublions jamais que rien n’est
plus coûteux que la maladie, et qu’aucun placement d’épargne n’est plus
avantageux que celui que l’on fait pour s’en préserver. »
Grâce à sa campagne de vente du timbre anti-tuberculeux, la France continue
aujourd’hui à reprendre son souffle. En effet, si depuis la Première Guerre
mondiale, la médecine a remporté en partie la bataille contre ce mal du siècle,
elle n’a pas gagné contre toutes les maladies respiratoires : l’asthme et les
bronchites chroniques sont en recrudescence, la pollution est un facteur
aggravant des allergies, l’amiante fait aujourd’hui beaucoup de victimes et le
tabagisme, responsable de l’explosion du nombre de cancer bronchiques est devenu
notre ennemi public n°1.