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BPCO

La définition scientifique de la BPCO (Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive) est la suivante : « maladie chronique et lentement progressive caractérisée par une diminution non complètement réversible des débits aériens ».

La principale cause de BPCO est le tabagisme.

Un fumeur qui poursuit son intoxication a une « chance » sur deux environ d’avoir une BPCO à l’âge de 65 ans !

Des expositions professionnelles peuvent aussi être en cause : mines, fonderies-sidérurgie, bâtiment et travaux publics, textile, production laitière, silos céréaliers, élevage de porcs.

Des infections respiratoires de l’enfance et la prématurité pourraient favoriser la survenue d’une BPCO.

Les formes génétiques d’emphysème sont très rares et peuvent aboutir à une BPCO précoce et sévère, surtout en cas de tabagisme associé.

Couv brochure BPCO 2013

Mis à jour le 24 Septembre 2014

La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive atteint les adultes de plus de 40 ans et sa fréquence augmente avec l’âge.

La BPCO est la cinquième cause de mortalité dans le monde, après l’infarctus, les accidents vasculaires cérébraux, les infections respiratoires communautaires et la tuberculose. La mortalité par BPCO a augmenté de 47% entre 1979 et 1993 aux Etats-Unis et a doublé chez la femme entre 1980 et 1995 au Canada. La BPCO est en augmentation constante depuis 20 ans avec plus de 44 millions de malades dans le monde, soit 4 à 10% de la population adulte (Source : Ministère de la Santé, juillet 2005).

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à 2,74 millions le nombre de morts dus à la BPCO en 2000 dans le monde. Pire, elle prévoit qu’en 2020, cette affection sera la troisième cause de mortalité par maladie dans le monde en raison du tabagisme, notamment celui des femmes.

En France, la BPCO concerne 3 à 3,5 millions de personnes, soit 6 à 8% de la population adulte. Parmi celles-ci, 100 000 sont au stade de l’insuffisance respiratoire chronique. 16 000 en meurent chaque année (Source : Ministère de la Santé, juillet 2005). Le taux de mortalité par BPCO était en 2006 de 41/100 000 chez l’homme et 17/100 000 chez la femme, dans la population de plus de 45 ans, avec une tendance à l’égalisation progressive entre les deux sexes au fil des années (aux Etats-Unis, les taux masculin et féminin sont maintenant les mêmes).

La maladie est responsable de 100 000 hospitalisations d’une durée moyenne de 8 jours. 200 000 personnes sont prises en charge en affection de longue durée pour insuffisance respiratoire chronique grave ou BPCO sévère (Fuhrman, Rev Mal Respir 2010).

En 1993, 20% des patients atteints de BPCO étaient des femmes. Aujourd’hui, elles représentent 40 à 45% des malades. Cela s’explique par le fait que les femmes sont de plus en plus nombreuses à fumer. Actuellement, 30% des Françaises fument.

Plus des 2/3, voire les 3/4 des malades souffrants de BPCO ne se savent pas atteints par cette maladie et ne bénéficient donc pas des traitements qui pourraient améliorer leur vie quotidienne !

Mis à jour le 24 Septembre 2014

Les symptômes sont différents selon les stades (ces stades sont définis par la spirométrie ou exploration fonctionnelle respiratoire : examen du souffle).

Les quatre stades d’une BPCO et leurs symptômes :

A tous les stades et même avant que la BPCO ne soit avérée, le malade peut présenter une toux et une expectoration chronique (définissant la bronchite chronique).

Mais ces symptômes ne sont pas constants.

Au stade 1, léger : le malade commence à présenter une dyspnée (essoufflement à l’effort), encore limitée aux efforts importants, ce qui explique qu’il n’en ait souvent pas conscience et se contente de s’adapter en limitant ses activités.

Au stade 2 : l’essoufflement devient présent dans des activités de la vie quotidienne et commence à représenter une source de handicap.

Au stade 3, sévère : on retrouve ces mêmes symptômes mais la dyspnée a lieu aussi pour des efforts minimes de la vie de tous les jours.

Au stade 4, très sévère : le malade est gêné dans les gestes les plus simples (se laver, s’habiller) puis devient insuffisant respiratoire (impossibilité d’assurer pleinement l’oxygénation de son organisme, ce qui se traduit par la cyanose : bleuissement plus ou moins marqué des extrémités des doigts et des lèvres). La qualité de vie est, à ce stade, considérablement altérée. A terme, l’insuffisance respiratoire peut retentir sur le cœur. Des oedèmes des chevilles apparaissent.

Exacerbations : A n’importe quel stade, les signes cliniques peuvent se majorer, en particulier la toux et l’expectoration (crachats) ainsi que l’essoufflement : on parle alors d’exacerbation. Elles sont souvent dues à une infection des bronches. Elles sont en général peu inquiétantes au cours des premiers stades mais peuvent être plus graves quand la maladie est plus avancée.

Les patients suivis pour BPCO présentent en moyenne près de 2 exacerbations par an. Près d’un quart des malades ont été hospitalisés au moins une fois dans leur vie, la moitié au cours de l’année écoulée (Fuhrman Rev Mal Respir 2010).

Stade 1, BPCO légère :

BPCO légère

 

Stade 2, BPCO modérée :

BPCO modérée

 

Stade 3, BPCO sévère :

BPCO sévère

 

 

Stade 4, BPCO très sévère :

BPCO très sévère

Mis à jour le 24 Septembre 2014

L’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) ou spirométrie est l’examen principal, elle est indispensable pour le diagnostic de BPCO et permet de préciser le stade de la maladie. Cela consiste en une exploration du souffle afin de mesurer le degré d’obstruction des bronches et les volumes pulmonaires. Pour mesurer les débits d’air, il faut souffler dans un appareil de mesure appelé spiromètre. Cela permet de mesurer le volume expiratoire maximum seconde (VEMS), c’est-à-dire la quantité d’air expirée le plus rapidement possible pendant une seconde. Cette mesure du VEMS fournit un chiffre qui sera ensuite comparé aux valeurs de référence d’un adulte en bonne santé respiratoire, du même âge, du même sexe et de la même taille que le patient.

La mesure des gaz du sang permet de connaître les taux d’oxygène et de gaz carbonique dans le sang : la BPCO est d’autant plus grave que le taux d’oxygène est bas et celui du gaz carbonique élevé. Le prélèvement peut être réalisé dans une artère (au poignet) ou des capillaires (lobe de l’oreille). Cette mesure est systématique dans les formes sévères (stades 3 et 4), et réalisée dans les autres cas si l’essoufflement est important.

Le test de marche apprécie quant à lui la distance parcourue en six minutes en marchant. Il permet de connaître le retentissement de la BPCO sur la capacité à faire des efforts. Il n’est pas systématique, sa réalisation dépend du degré de handicap rapporté par le malade.

La radiographie du thorax est pratiquée de façon systématique afin d’éliminer d’autres maladies, en particulier un cancer bronchique ou une maladie cardiaque. En cas d’aggravation aiguë ou rapide, elle peut être réalisée afin de chercher une cause particulière (infection, pneumothorax…).

Le scanner thoracique permet d’apprécier l’importance de l’emphysème associé à la BPCO. Cependant, sa réalisation n’est pas systématique lorsqu’un bilan de BPCO est effectué. Il est surtout demandé dans les formes sévères.

La fibroscopie bronchique n’est pas nécessaire non plus pour confirmer le diagnostic de BPCO mais elle peut être effectuée pour éliminer une autre pathologie liée au tabac (cancer bronchique) ou afin de faire des prélèvements lors d’infections des bronches répétées ou difficiles à traiter.

 

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Mis à jour le 24 Septembre 2014

Un malade atteint d’une BPCO sera suivi par un généraliste, par un pneumologue et, si besoin, par un kinésithérapeute.

 Le médecin généraliste assure les soins réguliers (en cas d’infections respiratoires par exemple).

Le pneumologue fait un bilan, mesure le souffle, évalue le retentissement de la maladie sur les gaz du sang et propose ou adapte le traitement.

 Aucun traitement ne guérit la BPCO.

Il existe en revanche des moyens efficaces qui permettent d’éviter que la maladie évolue ou bien de limiter le handicap :

– Il faut tout d’abord arrêter de fumer et/ou stopper l’exposition aux toxiques. Cette mesure est efficace sur l’évolution à tous les stades de la maladie, du plus léger au plus sévère.

– Les traitements par bronchodilatateurs sont indiqués en cas d’essoufflement (ces médicaments, généralement inhalés ont pour but d’ouvrir les bronches afin d’améliorer le passage de l’air).

– Les corticoïdes peuvent être utilisés par voie inhalée pour diminuer l’inflammation des bronches dans les formes évoluées de la maladie. Ils sont parfois prescrits par voie orale en cas d’exacerbation. Ils sont fortement déconseillés au long cours.

– Les antibiotiques ont un intérêt lors des poussées de la maladie avec essoufflement et crachats sales (purulents). Cependant, leur emploi ne doit pas être systématique.

– Les vaccinations annuelles contre la grippe et tous les trois à cinq ans contre le pneumocoque sont conseillées afin d’éviter les infections.

 – La kinésithérapie peut être utile pour désencombrer les bronches chez les malades ayant des difficultés à expectorer, notamment lors des exacerbations avec augmentation du volume ou de la viscosité des crachats. Les kinésithérapeutes jouent aussi un rôle important dans le cadre de la réhabilitation respiratoire avec ré-entraînement à l’effort.

– La réhabilitation respiratoire associe au réentraînement à l’effort une éducation (hygiène de vie, gestion des exacerbations, suivi des prescriptions et conseils), une prise en charge diététique et psychosociale. Elle est indiquée dès qu’il persiste un handicap malgré le traitement médicamenteux.

 – Chez TOUS les sujets atteints de BPCO, le maintien d’une activité physique régulière est primordial pour éviter la perte musculaire qu’induit la sédentarité, et qui aggrave l’essoufflement et le handicap.

– Le traitement par oxygène (oxygénothérapie) est indispensable seulement au stade d’insuffisance respiratoire.

– Le traitement chirurgical est envisagé en dernière intention et ce, dans des cas très particuliers d’emphysèmes.

– La transplantation pulmonaire est une opération lourde proposée dans peu de cas.

 Attention : certains médicaments ne doivent pas être utilisés en cas de BPCO :

– Les antitussifs (traitements contre la toux) : ceux-ci empêchent la toux alors qu’elle est utile à l’élimination des sécrétions bronchiques. Or, l’accumulation de sécrétions dans les bronches peut entraîner une gêne respiratoire plus grande.

D’autres médicaments doivent faire l’objet de précautions en cas de BPCO sévères :  

– Les sédatifs (médicaments tranquillisants ou somnifères, antalgiques morphiniques) : ils diminuent l’amplitude des mouvements respiratoires par leur effet calmant, ce qui a pour effet de réduire l’évacuation des sécrétions bronchiques et d’exposer à un risque d’aggravation d’une insuffisance respiratoire.

– Les Bêtabloquants (utilisés dans le traitement de maladies cardiaques, d’hypertension artérielle et de glaucome) doivent être utilisés avec précaution, sous surveillance de l’exploration fonctionnelle respiratoire. Ils peuvent en effet, chez certains malades, aggraver l’obstruction des bronches.

Mis à jour le 24 Septembre 2014

BPCO ET TRAVAIL

Un patient atteint de BPCO peut continuer à travailler si son état de santé est compatible avec le travail effectué. Il est possible dans le cas contraire de se reclasser vers un poste plus sédentaire, moins pénible physiquement. Au stade d’insuffisance respiratoire chronique, il est possible de pouvoir continuer à travailler en cas de travail très sédentaire.

BPCO ET PSYCHOLOGIE

Il est assez habituel de se sentir anxieux au cours d’une BPCO, voire même d’être dépressif. Entre un tiers et la moitié des malades sont concernés. Il ne faut donc surtout pas hésiter à se faire aider par un psychiatre ou un psychologue, et au minimum en parler à son ou ses médecin(s) habituel(s). Il peut être proposé au patient de faire un séjour de reconditionnement à l’effort dans un centre de réhabilitation respiratoire, ce qui peut avoir des effets positifs non seulement sur le physiaque mais aussi sur le mental.

BPCO ET ALIMENTATION/POIDS

Le fait d’être trop gros ou trop maigre a des effets néfastes sur l’évolution de la maladie. Etre en surpoids trop important peut aggraver l’essoufflement et réduire plus encore la capacité pulmonaire. Il convient donc de mettre en place des mesures diététiques afin de se rapprocher du poids normal. A l’inverse, le problème de dénutrition est majeur lors des stades évolués de la maladie : en effet, 50% à 60% des personnes atteintes de BPCO évoluées sont en état de dénutrition. Le patient doit donc être attentif à une éventuelle perte de poids et fonte musculaire. Une fois celles-ci détectées, un apport calorique suffisant doit les compenser et permettre une reconstruction des muscles. Il faut donc tout au long de l’évolution de la BPCO rester vigilant face à ce risque.

BPCO ET SPORT

A un stade précoce de la BPCO, il est recommandé de faire du sport. Lorsque la BPCO rend difficiles les efforts, un programme de réhabilitation respiratoire centré sur l’activité physique et le ré-entraînement des muscles, sera conseillé. Au stade d’insuffisant respiratoire, la pratique d’un sport est impossible mais l’entretien musculaire reste cependant nécessaire, si besoin est avec l’aide d’un kinésithérapeute et, dans tous les cas, par le maintien d’un minimum d’activité physique quotidienne.

BPCO ET VOYAGE/LOISIRS

On peut partir en voyage si on a une BPCO à condition de :

– Savoir quel est son niveau de souffle (VEMS) et d’oxygénation dans le sang au repos.

– Avoir sur soi des informations précises sur sa maladie et son traitement.

– Etre capable de reconnaître et gérer un début d’exacerbation respiratoire. L’avion peut poser problème lorsque la BPCO a évolué. En effet, le vol risque de renforcer l’hypoxie (manque d’oxygène dans le sang). Il peut être nécessaire d’être mis sous oxygène pendant le vol ou d’adapter son oxygénothérapie. Dans tous les cas, il n’est pas possible d’utiliser son propre matériel (sauf si l’on dispose d’un concentrateur portable ou transportable, mais ces matériels sont encore peu diffusés, et il faut de toutes façons en prévenir la compagnie aérienne à l’avance) ; des bouteilles d’oxygène agréées «aéronautique » peuvent être fournies par la compagnie. Ceci nécessite là encore de la prévenir quelques semaines à l’avance. Pour pouvoir bénéficier de l’assistance gratuite proposée par les aéroports aux passagers malades, il faut prévenir le service médical de sa compagnie d’avion à l’avance (le patient devra faire remplir un imprimé spécifique par son médecin traitant ou son pneumologue).

BPCO ET INTERVENTIONS CHIRURGICALES

Les précautions à prendre en cas d’anesthésie sont d’autant plus importantes que la maladie est évoluée et l’apport d’oxygène nécessaire :

– En cas d’intervention abdominale, la douleur postopératoire due à l’ouverture des muscles de l’abdomen réduit la capacité respiratoire et rend la toux pénible, donc moins efficace (le risque d’infection ou d’insuffisance respiratoire est alors plus grand). Les risques sont identiques en cas d’intervention sur le thorax (opération du cœur par exemple).

– Dans ces circonstances, l’aide du kinésithérapeute est précieuse. Des consignes simples doivent être respectées avant une opération :

– Arrêt total du tabac plusieurs semaines avant l’intervention.

– Faire mesurer son souffle et prendre l’avis de son pneumologue.

– Faire des séances de kinésithérapie pour bien vider ses bronches et apprendre à contrôler au mieux sa respiration.

– Augmenter sa consommation de bronchodilatateurs (sur les conseils du médecin). Dans certains cas, il peut être nécessaire de débuter une réhabilitation respiratoire avant de subir une opération.

BPCO ET VIE SEXUELLE

Une vie sexuelle est tout à fait possible pour un patient atteint de BPCO qui rencontre comme seul obstacle un essoufflement important. Rappelons que l’énergie requise pour un acte sexuel correspond à peu près à l’effort qu’il faut pour monter un escalier de vingt marches ou pour marcher rapidement sur un terrain plat pendant quatre à six minutes tout en parlant.

Des solutions existent pour être moins essoufflé :

– Il est possible d’économiser son souffle en pratiquant certaines positions (il faut éviter celles qui compriment le thorax et l’abdomen).

– Il est possible d’utiliser un bronchodilatateur avant voire pendant les relations.

– Il est conseillé de poursuivre l’oxygénothérapie pendant tout ou partie de l’acte sexuel si besoin est.

– Le kinésithérapeute peut aider son patient à trouver des positions et des exercices respiratoires qui détendent avant les rapports sexuels.

 

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Mis à jour le 24 Septembre 2014

La Recherche dans le domaine de la BPCO est actuellement en pleine expansion. Elle porte sur les mécanismes de la maladie et les meilleurs moyens de la diagnostiquer et de la traiter.

L’accent est mis sur la prévention (renforcement de la lutte antitabac).

La Recherche porte aussi sur la mise au point de médicaments permettant d’améliorer le confort respiratoire des patients (réduction de l’essoufflement et des exacerbations), voire le développement de traitements visant à stopper l’évolution.

Ainsi, de nombreux chercheurs et de grandes compagnies pharmaceutiques travaillent sur la BPCO.

Pour pouvoir améliorer la prise en charge de cette maladie, les travaux cherchent à :

– Améliorer la compréhension des mécanismes de développement et d’aggravation de la maladie,

– Mieux identifier ses facteurs de risque et leurs effets, mieux cibler les populations à risque,

– Mieux identifier les malades (les 2/3 des patients ignorent qu’ils ont une BPCO !),

– Mieux définir les sous-groupes de malades susceptibles de bénéficier le plus de tel ou tel traitement.

Les patients peuvent, s’ils le souhaitent, participer à ces études qui sont soumises à des comités de protection des personnes se prêtant aux recherches biomédicales.

Les progrès récents réalisés ont surtout porté sur :

– La mise au point de bronchodilatateurs et corticoïdes en inhalation efficaces et bien tolérés.

– Le traitement des formes graves et des poussées aiguës de la maladie: la ventilation artificielle non invasive par masque nasal ou facial permet dorénavant, dans la plupart des cas, d’éviter aux malades l’intubation trachéale et la trachéotomie.

– L’assistance respiratoire à domicile dans les formes graves de la maladie.

– Des systèmes d’oxygénothérapie portatifs peu encombrants (qui permettent aux malades une meilleure autonomie dans la vie quotidienne).

A NOTER : L’amélioration de la prise en charge de la BPCO constitue un des objectifs majeurs inscrits dans la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004. La Direction Générale de la Santé (DGS) a ainsi lancé en 2005 un programme d’actions en faveur de la BPCO sur 5 ans (2005-2010). Celui-ci vise à diminuer la fréquence de la BPCO dans la population générale et à diminuer la mortalité évitable, les hospitalisations et à réduire le handicap respiratoire et améliorer la qualité de vie et l’insertion socioprofessionnelle des malades.

Mis à jour le 24 Septembre 2014

Un Coach Athlé Santé (CAS) est un éducateur sportif salarié qui a pour mission de proposer des créneaux d’athlétisme loisir santé adaptés aux besoins et aux envies de chacun.

Il propose du sur mesure, élabore des plans d’entraînement personnalisés, met en place des pratiques d’entretien de la forme et de développement des qualités physiques.

Il distille également de précieux conseils en matière d’hygiène de vie et de diététique.

C’est un acteur qui fait partie intégrante du club. Autrement dit, il doit obligatoirement être employé par son propre club et réaliser au moins 20 heures par semaine afin de pérenniser son emploi.

Ses domaines de compétences s’exercent dans les domaines de :

> La marche nordique

> L’accompagnement running

> La condition physique

> La remise en forme

La plupart des activés proposées par les CAS se déroulent en extérieur (bois, parcs, stades) et touchent un public particulièrement sensible à l’environnement ou à la recherche d’une activité en plein air. Le CAS représente une alternative originale aux salles de sport et aux coaches personnels.

Enfin, un bon CAS ne doit pas oublier de mettre en valeur les bienfaits de l’activité proposée sur la santé, de capter l’attention de son public et d’impulser une dynamique de groupe. Il doit être capable de redonner confiance aux gens, c’est un animateur qui joue sur la convivialité. Les 60 Coaches Athlé Santé recensés à ce jour par la fédération sont tous des passionnés de sport en général, et d’athlétisme en particulier.

Ils ont entre 25 et 45 ans (très forte majorité de 25-30 ans), et un cinquième d’entre eux sont des femmes.

Educateurs sportifs, anciens athlètes de haut niveau, formateurs régionaux, entraîneurs fédéraux d’athlétisme, …. Les profils des CAS sont aussi divers et variés, que les types de séances proposés.

La moitié des CAS sont issus de l’univers hors stade. Ils sont sensibles à l’accueil du grand public, à la notion de bien-être, et souhaitent faire partager leur passion.

L’autre moitié a plutôt, à la base, la fibre compétitrice, mais prend du plaisir à une approche beaucoup plus ludique et conviviale.

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Vous voulez en savoir plus sur les Coachs Athlé Santé, cliquez ici

 

Mis à jour le 24 Septembre 2014

Merci aux professeurs Gérard HUCHON et Nicolas ROCHE d’avoir relu et validé cet article.

 

Sources :

– BPCO, Guide à l’usage des patients et de leur entourage, Editions Bash, 2004.

– Connaître, prévenir et mieux prendre en charge la BPCO, Programme d’actions en faveur de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), 2005-2010, juillet 2005, Direction Générale de la Santé, Ministère de la Santé et des Solidarités.

– Similowski, Thomas, Roche, Nicolas, Derenne, Jean-Philippe, Souffle et tabac : comment lutter contre la BPCO, Dialogue médecin-malade, Editions John Libber, 2005 (2ème édition).

 

 Brochures :

BPCO - la connaitre             Couv brochure BPCO 2013            BPCO - l'air de rien              BPCO couv 2011

Lettre du Souffle N°61 :

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Bibliographie :

– Guide de l’oxygénothérapie, édité par Antadir. – Guide de la ventilation au masque nasal, édité par Antadir – Guide du trachéotomisé, édité par Antadir.

Mis à jour le 24 Septembre 2014

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*Source : Données chiffrées européennes du Livre Blanc de l’ERS (European Respiratory
Society).

Mis à jour le 10 Avril 2015