Allergies - Rhinite et asthme allergiques

 

 

La fréquence des allergies respiratoires a été multipliée par 3 en 20 ans.

Actuellement, 1 Français sur 4 a une allergie respiratoire et 1 Français sur 3 une rhinite allergique. Ces allergies sont liées à des facteurs génétiques mais aussi à des facteurs environnementaux et à notre mode de vie.

 

L’allergie respiratoire est une réaction immunitaire excessive liée à l’inhalation de certains pneumallergènes contenus dans l’air que nous respirons : les pollens, les acariens, les phanères d’animaux, les moisissures, les blattes, et des substances comme le latex, la farine. La rhinite allergique et l’asthme allergique sont les deux formes principales d’allergies respiratoires.

L’allergie respiratoire la plus fréquente est la rhinite allergique. La rhinite allergique est une inflammation des voies aériennes supérieures (gorge, nez) et des yeux, successive à une exposition des muqueuses à un allergène.

 

Il existe deux types de rhinite allergique :

 

- la rhinite allergique persistante liée le plus souvent à 3 types d’allergènes : allergènes domestiques (acariens, poils d’animaux), allergènes professionnels et industriels (farine, latex et aluminium) ;

 

- la rhinite allergique intermittente, le plus souvent saisonnière. Cette dernière est connue sous le nom de « rhume des foins » lorsqu’elle est due aux pollens de graminées. Les allergènes en cause dans l’allergie saisonnière sont en effet les pollens en suspension dans l’air. Les pollens responsables de rhinite allergique proviennent principalement de trois familles : les pollens d’arbres, les pollens de graminées et les pollens d’herbacées, dont les périodes de pollinisation varient selon les espèces (de mars à septembre). Ainsi lorsqu’on est allergique à plusieurs pollens la rhinite saisonnière devient… persistante et finalement perannuelle.

 

 

Allergies respiratoires sévères

 

15 à 20 % des allergiques respiratoires souffrent d’une forme sévère de la maladie, avec des conséquences insoupçonnées sur les activités quotidiennes : baisse des performances scolaires ou professionnelles, impact sur le bien-être et sur les activités sociales, etc.

 

A savoir : La rhinite allergique est un facteur de risque de la maladie asthmatique. 40 % des rhinites allergiques évoluent en asthme et 25 % des patients allergiques développent simultanément un asthme et une rhinite. En présence de rhinite, les symptômes d’asthme sont par ailleurs plus sévères, peuvent durer plus longtemps et la consommation de médicaments est accrue.

 

 

 

ZOOM SUR... les pneumallergènes

 

Les pollens

 

Les grains de pollens sont libérés par les végétaux pendant les périodes de floraison et sont diffusés par les insectes ou le vent. Ils sont notamment responsables de manifestations allergiques ponctuelles qui reviennent chaque année (en particulier au printemps): les rhinites saisonnières. Selon les familles de végétaux, les pollens sont plus ou moins allergisants. Les graminées, l’ambroisie, le cyprès et le bouleau sont parmi les plus allergisants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les moisissures

 

Les moisissures sont présentes dans la libre atmosphère et à l’intérieur des maisons. On les retrouve notamment dans les maisons vétustes, humides et mal ventilées, dans les salles de bains, les cuisines. La présence de plantes vertes peut également accroître leur développement.

 

 

Les phanères d’animaux

 

Plusieurs animaux sont identifiés comme producteurs d’allergènes : les chats, les chiens (plutôt à poils longs), les chevaux, les rongeur... La fréquence des sensibilisations aux animaux peut notamment s’expliquer par le grand nombre d’animaux domestiques.

 

 

Les acariens et les blattes

 

Les acariens sont impliqués dans 60 à 70 % des asthmes et rhinites allergiques de l’enfant et du jeune adulte. Les acariens se nourrissent de nos peaux mortes. On les trouve dans les literies, les tapis et dans les tissus d’ameublement. Ce ne sont pas les acariens euxmêmes qui sont à l’origine de la réaction allergique, mais les protéines contenues dans leurs déjections et dont l’effet perdure même après leur mort.

Les allergènes des blattes (cafards) peuvent être présents dans la poussière domestique et l’air. Elles sont surtout localisées dans les pièces humides comme la cuisine ou la salle de bains.

 

 

 

 

Attention aux allergies croisées !

 

Certains individus sensibilisés à un allergène peuvent réagir à d’autres substances dont la structure ou la composition sont voisines. On parle alors d’allergies croisées. Parmi les allergies croisées mettant en cause des pneumallergènes, les plus fréquentes sont : pollen de bouleau / Fruits ou légumes, pollen de composées (armoise, ambroisie) / céleri et épices, pollens de graminées / tomate, acariens / gastéropodes (escargots, bulots) et autres céphalopodes (calmars).

 

 

Allergies - Rhinite et asthme allergiques

 

 

Un diagnostic précoce de l’asthme et de la rhinite allergique est essentiel : il permet la mise en place d’un traitement pour faire diminuer voire disparaître les symptômes et aussi limiter les risques d’aggravation.

 

Trop de personnes souffrant d’allergies respiratoires ne sont pas diagnostiquées et donc pas soignées. On estime ainsi que 45 % des allergiques respiratoires ne le sont pas. Il est pourtant essentiel d’être diagnostiqué tôt afin que la prise en charge soit optimale. Dès les premiers symptômes évocateurs d’allergie respiratoire, il faut consulter un médecin qui va évaluer l’éventuelle origine allergique de la pathologie. Certains éléments comme l’identification d’un terrain atopique personnel ou familial, les circonstances de déclenchement des symptômes, la saisonnalité et les conditions de vie du patient (habitat, tabagisme actif ou passif, loisirs...) permettent d’orienter le diagnostic vers l’une des formes d’allergie respiratoire, rhinite allergique ou asthme allergique et de déterminer si un ou plusieurs allergènes en sont à l’origine. L’intervention d’un médecin allergologue permet de confirmer le diagnostic par un interrogatoire précis et d’identifier l’allergène en cause par des tests cutanés et si nécessaire des examens biologiques.

La confirmation de rhinite allergique s’accompagne de la recherche de symptômes d’asthme.

En cas de suspicion d’asthme, des explorations fonctionnelles respiratoires (mesures du souffle) sont nécessaires pour confirmer le diagnostic.

 

Limiter l’exposition aux allergènes

 

L’éviction ou le contrôle de l’environnement sont indispensables pour diminuer la fréquence des symptômes.

 

  

Zoom sur quelques gestes simples à mettre en oeuvre pour se protéger des allergènes les plus courants.

 

En cas d’allergie au pollen : 

 

www.pollens.fr pour consulter les bilans polliniques. En cas de pic pollinique, il faut éviter les promenades,

 

• Ne pas rouler en voiture décapotable lors des pics polliniques,

 

• Se rincer les cheveux avant le coucher après une promenade dans des zones où la végétation est à risques,

 

• Eviter de dormir la fenêtre ouverte si le lit est près de la fenêtre,

 

• Fermer les fenêtres lorsque l’on tond le gazon à proximité.

 

En cas d’allergie aux acariens : 

 

• Traiter et aménager l’environnement : housse anti-acariens au niveau du matelas, des oreillers et de la couette, matelas non posé directement sur le sol, traitement régulier de la moquette par un acaricide...

 

• Eviter les tissus muraux, les doubles rideaux, les descentes de lit en peau d’animal,

 

• Réduire le nombre de peluches dans une chambre d’enfant, choisir des jouets lavables,

 

• Préférer les bibliothèques fermées.

 

En cas d’allergie aux moisissures :

 

• Aérer régulièrement les pièces afin de limiter leur développement,

 

• Entreprendre des travaux de l’habitat en cas d’infiltrations d’eau ou de fuites,

 

• Attention aux aquariums et bacs à réserve

 

En cas d’allergie à un animal de compagnie

 

Si la séparation n’est pas possible, interdire à l’animal l’accès à la chambre.

 

Les symptômes des rhinites allergiques :

 

• Démangeaisons au niveau du nez et du palais (prurit)

• Perte d’odorat (anosmie)

• Nez qui coule (rhinorrhée)

• Eternuements

• Nez bouché (obstruction)

• Yeux rouges et gonflés, le larmoiement (conjonctivite),

• Dans ses formes sévères, la rhinite allergique peut entrainer une forte altération de la vie quotidienne de la personne allergique : troubles du sommeil, de l’humeur et de la concentration.

 

Les signes de l’asthme :

 

• Difficultés respiratoires

• Sifflement lié au rétrécissement des bronches

• Sensation d’oppression dans la poitrine accompagnée d’une toux irritative et d’un sentiment d’anxiété.

 

Traitement des allergies respiratoires :

 

La prise en charge des allergies respiratoires comporte principalement 3 volets :

 

1 - L’éviction allergénique lorsque cela est possible. Lorsqu’un allergène particulier peut être identifié comme la cause des symptômes, la stratégie préventive idéale est en

effet l’évitement, mais cela n’est pas toujours possible.

2 - Le soulagement immédiat des symptômes : la prise d’antihistaminiques et de corticoïdes permet de diminuer les symptômes.

3 - Le traitement du terrain allergique : l’immunothérapie

allergénique ou spécifique (désensibilisation).

 

Le seul traitement qui permet de prévenir et de traiter la maladie allergique mais aussi d’éviter l’apparition de nouvelles sensibilisations et l’aggravation en asthme est l’immunothérapie allergénique, appelée aussi désensibilisation.

Le principe de la désensibilisation consiste à inoculer à petites doses l’allergène responsable des phénomènes d’irritation, de rhinite chronique ou saisonnière, de façon à ce que l’organisme s’immunise de lui-même. C’est une sorte de vaccination où petit à petit le corps apprend à supporter l’intrus. La cure de désensibilisation - qui dure de 3 à 5ans - consiste à administrer une dose croissante d’allergènes afin de rééduquer le système immunitaire par voie sous-cutanée ou sublinguale.

 

En France, 80% des traitements d’immunothérapie allergénique sont initiés par voie sublinguale. Ce traitement est disponible sous forme de gouttes et plus récemment sous forme de comprimés (pour le traitement de l’allergie à certains pollens).

 

Moins d’allergies si l’on vit à la ferme !

 

 

De nombreuses publications montrent que les enfants qui vivent à la campagne au contact des animaux de ferme ont moins d’allergies respiratoires que les petits citadins et que cette protection se poursuit à l’âge adulte. L’hypothèse pour expliquer ce phénomène: ces enfants sont exposés à plus de micro-organismes (bactéries, champignons) dès leur vie in-utero. Cela faciliterait le développement d’une meilleure immunité.

 

 

Allergies respiratoires : avancées et Recherches

 

Interview du Dr Marie-Christine Delsaux, médecin allergologue (Gournay-sur-Marne)

 

Quelles sont les nouveautés en termes de prise en charge des allergies respiratoires ?

 

Dr Delsaux : « Il y a tout d’abord eu une grande progression de la désensibilisation pour les asthmes allergiques modérés. On sait aujourd’hui que cela améliore de façon nette la maladie mais elle doit être prescrite sur un asthme stabilisé. Des études en cours semblent montrer que la désensibilisation associée à la prise d’anticorps monoclonaux anti-IgE a des résultats positifs sur certains asthmes sévères. Ces dernières années, on a aussi vu apparaître le développement de comprimés en immunothérapie allergénique pour la désensibilisation aux graminées. Dans les grandes avancées, n’oublions pas de parler de la meilleure diffusion de l’information sur ces maladies et leurs traitements auprès des personnes allergiques. Cette éducation thérapeutique est en effet essentielle.»

 

Quelles sont les pistes actuelles de Recherche ?

 

Dr Delsaux : « En ce qui concerne l’asthme allergique, desétudes sont en cours sur les facteurs TSLP, dont on a découvert qu’ils avaient un rôle important dans l’immunité innée et adaptative. C’est un premier axe de Recherche très important qui pourrait conduire à la mise sur le marché de nouveaux traitements. D’autres travaux en cours portent sur l’IL 17 et sur l’inhibition des canaux calciques surexprimés dans les TH2.»

 

Quel avenir pour l’immunothérapie allergénique ?

 

Dr Delsaux : « Vont bientôt arriver sur le marché des comprimés pour la désensibilisation aux acariens et au bouleau. Côté Recherche sur les allergies, signalons des études portant sur l’utilisation de peptides tolérogènes ou d’allergènes modifiés à fonction immunomodulatrice et le développement d’études sur les allergies alimentaires (induction de tolérance, désensibilisation sublinguale et par patchs). De plus en plus, on travaille sur des sous-groupes en immunothérapie : dans l’asthme sévère par exemple sous-groupe avec trop d’IL 5, sous-groupe avec trop d’IL 13, sous-groupe où TSLP joue un rôle important... L’objectif est de personnaliser au maximum les traitements.»

 

 

 

Dossier rédigé par Anne-Sophie Glover-Bondeau

 

Mis à jour le 11/04/2014

 

 

 

 

Allergies - Rhinite et asthme allergiques

 

 

La fréquence des allergies respiratoires a été multipliée par 3 en 20 ans.

Actuellement, 1 Français sur 4 a une allergie respiratoire et 1 Français sur 3 une rhinite allergique. Ces allergies sont liées à des facteurs génétiques mais aussi à des facteurs environnementaux et à notre mode de vie.

 

L’allergie respiratoire est une réaction immunitaire excessive liée à l’inhalation de certains pneumallergènes contenus dans l’air que nous respirons : les pollens, les acariens, les phanères d’animaux, les moisissures, les blattes, et des substances comme le latex, la farine. La rhinite allergique et l’asthme allergique sont les deux formes principales d’allergies respiratoires.

L’allergie respiratoire la plus fréquente est la rhinite allergique. La rhinite allergique est une inflammation des voies aériennes supérieures (gorge, nez) et des yeux, successive à une exposition des muqueuses à un allergène.

 

Il existe deux types de rhinite allergique :

 

- la rhinite allergique persistante liée le plus souvent à 3 types d’allergènes : allergènes domestiques (acariens, poils d’animaux), allergènes professionnels et industriels (farine, latex et aluminium) ;

 

- la rhinite allergique intermittente, le plus souvent saisonnière. Cette dernière est connue sous le nom de « rhume des foins » lorsqu’elle est due aux pollens de graminées. Les allergènes en cause dans l’allergie saisonnière sont en effet les pollens en suspension dans l’air. Les pollens responsables de rhinite allergique proviennent principalement de trois familles : les pollens d’arbres, les pollens de graminées et les pollens d’herbacées, dont les périodes de pollinisation varient selon les espèces (de mars à septembre). Ainsi lorsqu’on est allergique à plusieurs pollens la rhinite saisonnière devient… persistante et finalement perannuelle.

 

 

Allergies respiratoires sévères

 

15 à 20 % des allergiques respiratoires souffrent d’une forme sévère de la maladie, avec des conséquences insoupçonnées sur les activités quotidiennes : baisse des performances scolaires ou professionnelles, impact sur le bien-être et sur les activités sociales, etc.

 

A savoir : La rhinite allergique est un facteur de risque de la maladie asthmatique. 40 % des rhinites allergiques évoluent en asthme et 25 % des patients allergiques développent simultanément un asthme et une rhinite. En présence de rhinite, les symptômes d’asthme sont par ailleurs plus sévères, peuvent durer plus longtemps et la consommation de médicaments est accrue.

 

 

 

ZOOM SUR... les pneumallergènes

 

Les pollens

 

Les grains de pollens sont libérés par les végétaux pendant les périodes de floraison et sont diffusés par les insectes ou le vent. Ils sont notamment responsables de manifestations allergiques ponctuelles qui reviennent chaque année (en particulier au printemps): les rhinites saisonnières. Selon les familles de végétaux, les pollens sont plus ou moins allergisants. Les graminées, l’ambroisie, le cyprès et le bouleau sont parmi les plus allergisants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les moisissures

 

Les moisissures sont présentes dans la libre atmosphère et à l’intérieur des maisons. On les retrouve notamment dans les maisons vétustes, humides et mal ventilées, dans les salles de bains, les cuisines. La présence de plantes vertes peut également accroître leur développement.

 

 

Les phanères d’animaux

 

Plusieurs animaux sont identifiés comme producteurs d’allergènes : les chats, les chiens (plutôt à poils longs), les chevaux, les rongeur... La fréquence des sensibilisations aux animaux peut notamment s’expliquer par le grand nombre d’animaux domestiques.

 

 

Les acariens et les blattes

 

Les acariens sont impliqués dans 60 à 70 % des asthmes et rhinites allergiques de l’enfant et du jeune adulte. Les acariens se nourrissent de nos peaux mortes. On les trouve dans les literies, les tapis et dans les tissus d’ameublement. Ce ne sont pas les acariens euxmêmes qui sont à l’origine de la réaction allergique, mais les protéines contenues dans leurs déjections et dont l’effet perdure même après leur mort.

Les allergènes des blattes (cafards) peuvent être présents dans la poussière domestique et l’air. Elles sont surtout localisées dans les pièces humides comme la cuisine ou la salle de bains.

 

 

 

 

Attention aux allergies croisées !

 

Certains individus sensibilisés à un allergène peuvent réagir à d’autres substances dont la structure ou la composition sont voisines. On parle alors d’allergies croisées. Parmi les allergies croisées mettant en cause des pneumallergènes, les plus fréquentes sont : pollen de bouleau / Fruits ou légumes, pollen de composées (armoise, ambroisie) / céleri et épices, pollens de graminées / tomate, acariens / gastéropodes (escargots, bulots) et autres céphalopodes (calmars).

 

 

Allergies - Rhinite et asthme allergiques

 

 

Un diagnostic précoce de l’asthme et de la rhinite allergique est essentiel : il permet la mise en place d’un traitement pour faire diminuer voire disparaître les symptômes et aussi limiter les risques d’aggravation.

 

Trop de personnes souffrant d’allergies respiratoires ne sont pas diagnostiquées et donc pas soignées. On estime ainsi que 45 % des allergiques respiratoires ne le sont pas. Il est pourtant essentiel d’être diagnostiqué tôt afin que la prise en charge soit optimale. Dès les premiers symptômes évocateurs d’allergie respiratoire, il faut consulter un médecin qui va évaluer l’éventuelle origine allergique de la pathologie. Certains éléments comme l’identification d’un terrain atopique personnel ou familial, les circonstances de déclenchement des symptômes, la saisonnalité et les conditions de vie du patient (habitat, tabagisme actif ou passif, loisirs...) permettent d’orienter le diagnostic vers l’une des formes d’allergie respiratoire, rhinite allergique ou asthme allergique et de déterminer si un ou plusieurs allergènes en sont à l’origine. L’intervention d’un médecin allergologue permet de confirmer le diagnostic par un interrogatoire précis et d’identifier l’allergène en cause par des tests cutanés et si nécessaire des examens biologiques.

La confirmation de rhinite allergique s’accompagne de la recherche de symptômes d’asthme.

En cas de suspicion d’asthme, des explorations fonctionnelles respiratoires (mesures du souffle) sont nécessaires pour confirmer le diagnostic.

 

Limiter l’exposition aux allergènes

 

L’éviction ou le contrôle de l’environnement sont indispensables pour diminuer la fréquence des symptômes.

 

  

Zoom sur quelques gestes simples à mettre en oeuvre pour se protéger des allergènes les plus courants.

 

En cas d’allergie au pollen : 

 

www.pollens.fr pour consulter les bilans polliniques. En cas de pic pollinique, il faut éviter les promenades,

 

• Ne pas rouler en voiture décapotable lors des pics polliniques,

 

• Se rincer les cheveux avant le coucher après une promenade dans des zones où la végétation est à risques,

 

• Eviter de dormir la fenêtre ouverte si le lit est près de la fenêtre,

 

• Fermer les fenêtres lorsque l’on tond le gazon à proximité.

 

En cas d’allergie aux acariens : 

 

• Traiter et aménager l’environnement : housse anti-acariens au niveau du matelas, des oreillers et de la couette, matelas non posé directement sur le sol, traitement régulier de la moquette par un acaricide...

 

• Eviter les tissus muraux, les doubles rideaux, les descentes de lit en peau d’animal,

 

• Réduire le nombre de peluches dans une chambre d’enfant, choisir des jouets lavables,

 

• Préférer les bibliothèques fermées.

 

En cas d’allergie aux moisissures :

 

• Aérer régulièrement les pièces afin de limiter leur développement,

 

• Entreprendre des travaux de l’habitat en cas d’infiltrations d’eau ou de fuites,

 

• Attention aux aquariums et bacs à réserve

 

En cas d’allergie à un animal de compagnie

 

Si la séparation n’est pas possible, interdire à l’animal l’accès à la chambre.

 

Les symptômes des rhinites allergiques :

 

• Démangeaisons au niveau du nez et du palais (prurit)

• Perte d’odorat (anosmie)

• Nez qui coule (rhinorrhée)

• Eternuements

• Nez bouché (obstruction)

• Yeux rouges et gonflés, le larmoiement (conjonctivite),

• Dans ses formes sévères, la rhinite allergique peut entrainer une forte altération de la vie quotidienne de la personne allergique : troubles du sommeil, de l’humeur et de la concentration.

 

Les signes de l’asthme :

 

• Difficultés respiratoires

• Sifflement lié au rétrécissement des bronches

• Sensation d’oppression dans la poitrine accompagnée d’une toux irritative et d’un sentiment d’anxiété.

 

Traitement des allergies respiratoires :

 

La prise en charge des allergies respiratoires comporte principalement 3 volets :

 

1 - L’éviction allergénique lorsque cela est possible. Lorsqu’un allergène particulier peut être identifié comme la cause des symptômes, la stratégie préventive idéale est en

effet l’évitement, mais cela n’est pas toujours possible.

2 - Le soulagement immédiat des symptômes : la prise d’antihistaminiques et de corticoïdes permet de diminuer les symptômes.

3 - Le traitement du terrain allergique : l’immunothérapie

allergénique ou spécifique (désensibilisation).

 

Le seul traitement qui permet de prévenir et de traiter la maladie allergique mais aussi d’éviter l’apparition de nouvelles sensibilisations et l’aggravation en asthme est l’immunothérapie allergénique, appelée aussi désensibilisation.

Le principe de la désensibilisation consiste à inoculer à petites doses l’allergène responsable des phénomènes d’irritation, de rhinite chronique ou saisonnière, de façon à ce que l’organisme s’immunise de lui-même. C’est une sorte de vaccination où petit à petit le corps apprend à supporter l’intrus. La cure de désensibilisation - qui dure de 3 à 5ans - consiste à administrer une dose croissante d’allergènes afin de rééduquer le système immunitaire par voie sous-cutanée ou sublinguale.

 

En France, 80% des traitements d’immunothérapie allergénique sont initiés par voie sublinguale. Ce traitement est disponible sous forme de gouttes et plus récemment sous forme de comprimés (pour le traitement de l’allergie à certains pollens).

 

Moins d’allergies si l’on vit à la ferme !

 

 

De nombreuses publications montrent que les enfants qui vivent à la campagne au contact des animaux de ferme ont moins d’allergies respiratoires que les petits citadins et que cette protection se poursuit à l’âge adulte. L’hypothèse pour expliquer ce phénomène: ces enfants sont exposés à plus de micro-organismes (bactéries, champignons) dès leur vie in-utero. Cela faciliterait le développement d’une meilleure immunité.

 

 

Allergies respiratoires : avancées et Recherches

 

Interview du Dr Marie-Christine Delsaux, médecin allergologue (Gournay-sur-Marne)

 

Quelles sont les nouveautés en termes de prise en charge des allergies respiratoires ?

 

Dr Delsaux : « Il y a tout d’abord eu une grande progression de la désensibilisation pour les asthmes allergiques modérés. On sait aujourd’hui que cela améliore de façon nette la maladie mais elle doit être prescrite sur un asthme stabilisé. Des études en cours semblent montrer que la désensibilisation associée à la prise d’anticorps monoclonaux anti-IgE a des résultats positifs sur certains asthmes sévères. Ces dernières années, on a aussi vu apparaître le développement de comprimés en immunothérapie allergénique pour la désensibilisation aux graminées. Dans les grandes avancées, n’oublions pas de parler de la meilleure diffusion de l’information sur ces maladies et leurs traitements auprès des personnes allergiques. Cette éducation thérapeutique est en effet essentielle.»

 

Quelles sont les pistes actuelles de Recherche ?

 

Dr Delsaux : « En ce qui concerne l’asthme allergique, desétudes sont en cours sur les facteurs TSLP, dont on a découvert qu’ils avaient un rôle important dans l’immunité innée et adaptative. C’est un premier axe de Recherche très important qui pourrait conduire à la mise sur le marché de nouveaux traitements. D’autres travaux en cours portent sur l’IL 17 et sur l’inhibition des canaux calciques surexprimés dans les TH2.»

 

Quel avenir pour l’immunothérapie allergénique ?

 

Dr Delsaux : « Vont bientôt arriver sur le marché des comprimés pour la désensibilisation aux acariens et au bouleau. Côté Recherche sur les allergies, signalons des études portant sur l’utilisation de peptides tolérogènes ou d’allergènes modifiés à fonction immunomodulatrice et le développement d’études sur les allergies alimentaires (induction de tolérance, désensibilisation sublinguale et par patchs). De plus en plus, on travaille sur des sous-groupes en immunothérapie : dans l’asthme sévère par exemple sous-groupe avec trop d’IL 5, sous-groupe avec trop d’IL 13, sous-groupe où TSLP joue un rôle important... L’objectif est de personnaliser au maximum les traitements.»

 

 

 

Dossier rédigé par Anne-Sophie Glover-Bondeau

 

Mis à jour le 11/04/2014

 

 

 

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