Traitement



 

Un malade atteint d'une BPCO sera suivi par un généraliste, par un pneumologue et, si besoin, par un kinésithérapeute.

 

Le médecin généraliste assure les soins réguliers (en cas d’infections respiratoires par exemple).

Le pneumologue fait un bilan, mesure le souffle, évalue le retentissement de la maladie sur les gaz du sang et propose ou adapte le traitement.

 

Aucun traitement ne guérit la BPCO. Il existe en revanche des moyens efficaces qui permettent d’éviter que la maladie évolue ou de limiter le handicap :

 

- Il faut tout d’abord arrêter de fumer et/ou stopper l’exposition aux toxiques. Cette mesure est efficace sur l’évolution à tous les stades de la maladie, du plus léger au plus sévère.

 

- Les traitements par bronchodilatateurs sont indiqués en cas d’essoufflement (ces médicaments, généralement inhalés ont pour but d’ouvrir les bronches afin d’améliorer le passage de l’air).

 

- Les corticoïdes peuvent être utilisés par voie inhalée pour diminuer l’inflammation des bronches dans les formes évoluées de la maladie. Ils sont parfois prescrits par voie orale en cas d’exacerbation. Ils sont fortement déconseillés au long cours.

 

- Les antibiotiques ont un intérêt lors des poussées de la maladie avec essoufflement et crachats sales (purulents). Cependant, leur emploi ne doit pas être systématique.

 

- Les vaccinations annuelles contre la grippe et tous les trois à cinq ans contre le pneumocoque sont conseillées afin d’éviter les infections.

 

- La kinésithérapie peut être utile pour désencombrer les bronches chez les malades ayant des difficultés à expectorer, notamment lors des exacerbations avec augmentation du volume ou de la viscosité des crachats. Les kinésithérapeutes jouent aussi un rôle important dans le cadre de la réhabilitation respiratoire avec ré-entraînement à l’effort.

 

- La réhabilitation respiratoire associe au réentraînement à l’effort une éducation (hygiène de vie, gestion des exacerbations, suivi des prescriptions et conseils), une prise en charge diététique et psychosociale. Elle est indiquée dès qu’il persiste un handicap malgré le traitement médicamenteux.

 

- Chez TOUS les sujets atteints de BPCO, le maintien d’une activité physique régulière est primordial pour éviter la perte musculaire qu’induit la sédentarité, et qui aggrave l’essoufflement et le handicap.

 

- Le traitement par oxygène (oxygénothérapie) est indispensable seulement au stade d’insuffisance respiratoire.

 

- Le traitement chirurgical est envisagé en dernière intention et ce, dans des cas très particuliers d’emphysèmes.

 

- La transplantation pulmonaire est une opération lourde proposée dans peu de cas.  

 

 

Attention : certains médicaments ne doivent pas être utilisés en cas de BPCO :

 

- Les antitussifs (traitements contre la toux) : ceux-ci empêchent la toux alors qu’elle est utile à l’élimination des sécrétions bronchiques. Or, l’accumulation de sécrétions dans les bronches peut entraîner une gêne respiratoire plus grande.

 

 

D’autres médicaments doivent faire l’objet de précautions en cas de BPCO sévères :

 

- Les sédatifs (médicaments tranquillisants ou somnifères, antalgiques morphiniques) : ils diminuent l’amplitude des mouvements respiratoires par leur effet calmant, ce qui a pour effet de réduire l’évacuation des sécrétions bronchiques et d’exposer à un risque d’aggravation d’une insuffisance respiratoire.

 

- Les Bêtabloquants (utilisés dans le traitement de maladies cardiaques, d’hypertension artérielle et de glaucome) doivent être utilisés avec précaution, sous surveillance de l’exploration fonctionnelle respiratoire. Ils peuvent en effet, chez certains malades, aggraver l’obstruction des bronches.

 

 

Mis à jour le 3 Juillet 2012

Traitement



 

Un malade atteint d'une BPCO sera suivi par un généraliste, par un pneumologue et, si besoin, par un kinésithérapeute.

 

Le médecin généraliste assure les soins réguliers (en cas d’infections respiratoires par exemple).

Le pneumologue fait un bilan, mesure le souffle, évalue le retentissement de la maladie sur les gaz du sang et propose ou adapte le traitement.

 

Aucun traitement ne guérit la BPCO. Il existe en revanche des moyens efficaces qui permettent d’éviter que la maladie évolue ou de limiter le handicap :

 

- Il faut tout d’abord arrêter de fumer et/ou stopper l’exposition aux toxiques. Cette mesure est efficace sur l’évolution à tous les stades de la maladie, du plus léger au plus sévère.

 

- Les traitements par bronchodilatateurs sont indiqués en cas d’essoufflement (ces médicaments, généralement inhalés ont pour but d’ouvrir les bronches afin d’améliorer le passage de l’air).

 

- Les corticoïdes peuvent être utilisés par voie inhalée pour diminuer l’inflammation des bronches dans les formes évoluées de la maladie. Ils sont parfois prescrits par voie orale en cas d’exacerbation. Ils sont fortement déconseillés au long cours.

 

- Les antibiotiques ont un intérêt lors des poussées de la maladie avec essoufflement et crachats sales (purulents). Cependant, leur emploi ne doit pas être systématique.

 

- Les vaccinations annuelles contre la grippe et tous les trois à cinq ans contre le pneumocoque sont conseillées afin d’éviter les infections.

 

- La kinésithérapie peut être utile pour désencombrer les bronches chez les malades ayant des difficultés à expectorer, notamment lors des exacerbations avec augmentation du volume ou de la viscosité des crachats. Les kinésithérapeutes jouent aussi un rôle important dans le cadre de la réhabilitation respiratoire avec ré-entraînement à l’effort.

 

- La réhabilitation respiratoire associe au réentraînement à l’effort une éducation (hygiène de vie, gestion des exacerbations, suivi des prescriptions et conseils), une prise en charge diététique et psychosociale. Elle est indiquée dès qu’il persiste un handicap malgré le traitement médicamenteux.

 

- Chez TOUS les sujets atteints de BPCO, le maintien d’une activité physique régulière est primordial pour éviter la perte musculaire qu’induit la sédentarité, et qui aggrave l’essoufflement et le handicap.

 

- Le traitement par oxygène (oxygénothérapie) est indispensable seulement au stade d’insuffisance respiratoire.

 

- Le traitement chirurgical est envisagé en dernière intention et ce, dans des cas très particuliers d’emphysèmes.

 

- La transplantation pulmonaire est une opération lourde proposée dans peu de cas.  

 

 

Attention : certains médicaments ne doivent pas être utilisés en cas de BPCO :

 

- Les antitussifs (traitements contre la toux) : ceux-ci empêchent la toux alors qu’elle est utile à l’élimination des sécrétions bronchiques. Or, l’accumulation de sécrétions dans les bronches peut entraîner une gêne respiratoire plus grande.

 

 

D’autres médicaments doivent faire l’objet de précautions en cas de BPCO sévères :

 

- Les sédatifs (médicaments tranquillisants ou somnifères, antalgiques morphiniques) : ils diminuent l’amplitude des mouvements respiratoires par leur effet calmant, ce qui a pour effet de réduire l’évacuation des sécrétions bronchiques et d’exposer à un risque d’aggravation d’une insuffisance respiratoire.

 

- Les Bêtabloquants (utilisés dans le traitement de maladies cardiaques, d’hypertension artérielle et de glaucome) doivent être utilisés avec précaution, sous surveillance de l’exploration fonctionnelle respiratoire. Ils peuvent en effet, chez certains malades, aggraver l’obstruction des bronches.

 

 

Mis à jour le 3 Juillet 2012

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