La Fondation du Souffle est partenaire du dispositif Pollutrack contre les particules fines

La maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, a signé, mercredi 14 février, une convention de partenariat avec le distributeur d’électricité Enedis (Ex ERDF), l’organisme de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France Airparif, la Fondation du souffle et la société PlanetWatch24 pour consolider le dispositif Pollutrack, qui vise à mesurer en temps réel et, à même le flux de circulation, le niveau de particules fines PM2,5 (inférieures à 2,5 µm).

Le micro capteur laser, disposé sur le toit des voitures Enedis, qui va mesurer la pollution dans les rues de Paris.
© Enedis

 

Quelque trois cents véhicules bleus du gestionnaire du réseau de distribution d’électricité Enedis sillonnent les rues de Paris depuis l’été dernier ou vont le faire, avec un petit boitier sur leur toit. Ce micro-capteur laser “mesure la quantité de particules fines à hauteur de respiration pour avoir un mapping de grande ampleur”, selon Enedis. Ces capteurs à lecture optique très haute fréquence transmettent toutes les 20 secondes une donnée. Elle contient environ treize mesures.

La mairie de Paris estime qu’ “il y a une urgence de santé publique car les particules fines PM2,5 sont reconnues par l’Organisation mondiale de la santé comme étant particulièrement nocives”. Selon le dernier bilan d’Airparif, 95 % des Franciliens sont exposés à des niveaux au-delà des recommandations de l’OMS (10 µg/m3 en moyenne annuelle).

Des points noirs aux niveaux élevés de polluants

Selon la Fondation du Souffle, “les particules fines de moins de 2,5 microns sont les plus dangereuses, car capables de pénétrer profondément les poumons mais aussi d’envahir l’organisme en passant dans les vaisseaux capillaires à travers les alvéoles. Totalement invisibles et inodores de par leur très petite taille, elles sont directement responsables de cardiopathies et pneumopathies, puis au long cours de cancers et maladies neurodégénératives”.

L’expérimentation menée depuis l’été 2017 aurait déjà permis d’identifier un certain nombre de points noirs où les concentrations en PM2,5 sont très élevées. Le journal Le Monde, dans son édition datée du 15 février, fait état “des nombreuses bouches d’aération du métro et du RER, les sorties de parkings souterrains, les dépôts de bus, les zones de stationnement des taxis, certains carrefours particulièrement encombrés ou encore des chantiers”. Interrogée la mairie de Paris a indiqué qu’une cartographie permettant de mieux identifier les sources de pollution récurrentes serait disponible d’ici six mois.

 


 

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Mis à jour le 15 février 2018