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FLOW : UN NOUVEL ALLIÉ ANTI-POLLUTION ?

Plume Labs, une entreprise de hautes technologies spécialisée dans l’environnement et la pollution, lance Flow : un outil « anti-pollution » plus petit qu’un smartphone qui peut analyser rapidement l’air que l’on respire et ainsi nous indiquer si l’air est sain… ou non !

Ce capteur de pollution analyse quatre polluants : les particules fines PM10 et PM2.5, le dioxyde d’azote (NO2) et les composés organiques volatiles (COV).

En plus d’indiquer par un voyant la qualité de l’air, Flow est directement relié à une application smartphone qui vous détaille les résultats de l’appareil. L’objectif est que le grand public puisse mesurer la pollution qui l’entoure au quotidien et ainsi adapter ses comportements.

UN OUTIL QUI MESURE LA POLLUTION EXTÉRIEURE…

Un journaliste de Franceinfo a utilisé cet outil pendant toute une semaine. Il a ainsi pu mettre en lumière un lieu très emprunté et pourtant très pollué… Non, ce ne sont pas les grands axes routiers, ni les industries. Il s’agit en réalité du métro. Des mesures réalisées par la RATP avait déjà révélé que certaines stations étaient davantage polluées que le périphérique parisien. Ce transport en commun dépasse même les seuils de pollution de Paris. Le taux de PM10 est notamment monté à 235 μg/m³. A titre de comparaison, le niveau d’alerte pour la ville de Paris est fixé à 80 μg/m³ et la moyenne journalière recommandée par l’OMS est de 50 μg/m³.

Gilles Dixsaut, membre de la Fondation du Souffle et spécialiste du domaine de la pollution, explique que la pollution du métro est « essentiellement liée au freinage des rames, qui se fait par friction, dans une enceinte fermée, et à une mauvaise ventilation ».

En ce qui concerne la voiture et le vélo, on est toujours moins exposé aux particules fines que dans le métro parisien.

… MAIS AUSSI LA POLLUTION INTÉRIEURE

En outre, le journaliste de Franceinfo a pu expérimenter le capteur dans son propre appartement et il a pu y constater la pollution intérieure. Il ne s’agit plus de particules fines, mais de composés organiques volatiles qui peuvent être d’origine naturelle ou humaine. Ainsi, on y retrouve la pollution extérieure mais également d’autres composés provenant de la cuisine, des produits d’entretien chimique, des colles et plastiques sur les meubles…

 

Toutefois, il convient de ne pas trop s’attarder sur les chiffres qui peuvent être impressionnants et anxiogènes. « Avec un microcapteur, ce sont plus les fluctuations qu’il faut regarder », informe Charlotte Songeur, ingénieure chez AirParif, à Franceinfo.

L’entreprise Plume Labs cherche désormais à apporter de réelles solutions à ses utilisateurs afin de limiter leur exposition à la pollution. Rappelons quand même que la pollution de l’air est responsable de 48 000 morts prématurées en France, selon Santé Publique France.

 

Pour en savoir plus, consultez notre dossier sur la pollution.

 

Photo © PLUMELABS