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POLLUTION ATMOSPHERIQUE – Les ferries incriminés

Un article publié par FranceInfo dans le cadre de son enquête participative #AlertePollution révèle l’implication des ferries dans la pollution atmosphérique aux abords des quais à Toulon.

À Toulon, plusieurs navires par jour effectuent des trajets entre le continent et la Corse, Majorque ou la Sardaigne. Ils accostent tôt dans la matinée et repartent tard le soir.

C’est ainsi que d’épaisses fumées noires se dégagent quotidiennement des cheminées des ferries à seulement quelques centaines de mètres des habitations. Cela est dû au fait que les ferries n’arrêtent pas leur moteur entre les rotations, notamment pour assurer l’électricité à bord.

Les habitants sont de plus en plus affectés par les conséquences désagréables de cette pollution : poussière, mauvaise odeur, atmosphère parfois irrespirable, saleté…

Les journalistes de FranceInfo se sont rendus sur place équipés d’un capteur de pollution et le constat est sans appel : près des quais, la pollution au dioxyde d’azote augmente considérablement (jusqu’à 86 microgrammes par m3) et se situe au-delà de la « norme annuelle pour la protection de la santé humaine » (40 microgrammes par m3).

Le dioxyde d’azote est néfaste pour les voies respiratoires et peut conduire à développer un asthme ou une insuffisance respiratoire. Selon l’association France nature environnement, la pollution maritime causerait environ 60 000 morts par an en Europe.

Toulon n’est pas la seule ville concernée par ce phénomène de pollution. C’est également le cas de Marseille. Là-bas, une solution est déjà en cours d’expérimentation : brancher les quais à l’électricité de la ville pour leur permettre de couper leur moteur lorsqu’ils sont à quai. Ces travaux sont toutefois coûteux et très techniques. D’autres solutions sont étudiées en travaillant notamment sur l’implication des énergies renouvelables.

Mis à jour le 30 janvier 2019