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POLLUTION : La pluie a des effets bénéfiques !

L’arrivée du beau temps en France s’est accompagnée de pics de pollution dans différentes villes. Certaines ont mis en place des restrictions de circulation comme à Paris, Lille et Lyon. Depuis jeudi dernier, le mauvais temps est revenu et a permis de diminuer les niveaux de pollution. Comment expliquer ce phénomène ? La Fondation du Souffle vous en dit plus grâce aux explications de Gilles Dixsaut, expert et administrateur de la Fondation.

POLLUTION ET CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES STABLES

Tout d’abord, expliquons pourquoi le beau temps s’accompagne d’une hausse des niveaux de pollution. En général, lorsqu’il y a du soleil, il y a peu de vent ; la pollution reste alors là où elle est émise, c’est-à-dire au-dessus des villes. Elle n’est pas éliminée. De plus, le soleil est à l’origine d’un phénomène photochimique qui transforme certaines pollutions en pollutions secondaires (c’est notamment le cas de l’ozone obtenu par transformation chimique du dioxyde d’azote).

POLLUTION ET CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES INSTABLES

Le mauvais temps est à l’origine de 3 mécanismes réduisant le niveau de pollution (pollution particulaire et pollution gazeuse).

Le premier est dû au vent. La pluie est souvent accompagnée d’une dépression météorologique : l’air circule, le vent se lève. Ce phénomène « brasse » la pollution, l’élimine. Plus il y a de vent, moins il y a de pollution car celle-ci est chassée.

Le deuxième mécanisme est lié à l’effet photochimique précédemment évoqué. Lorsqu’il pleut, les ultraviolets sont moins présents et peuvent donc moins créer une pollution dans l’atmosphère.

Enfin, l’eau « lave » la pollution. En effet, l’eau de pluie permet d’agglomérer les particules sur les gouttes d’eau. La pollution particulaire se retrouve alors dans l’eau de pluie.

Ces mécanismes agissent de manière assez rapide.

EFFET À COURT TERME OU À LONG TERME ?

Les effets bénéfiques de la pluie sur les niveaux de pollution sont des effets à court terme. Dès qu’il n’y a plus de pluie ni de vent, la pollution revient. Des conditions météorologiques stables sont ainsi à l’origine de niveaux de pollutions plus élevés.

Il est important de préciser que l’air ne devient pas entièrement sain lorsqu’il pleut, cela permet simplement de diminuer le niveau de pollution, mais celle-ci est toujours présente. Des gestes quotidiens sont à adopter, collectivement et individuellement, afin de réduire la pollution sur le long terme.

Apprenez-en plus sur la pollution grâce à notre dossier spécial.

Mis à jour le 05 mars 2019