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POLLUTION ET ENFANTS : DE NOUVELLES RÉVÉLATIONS

La pollution est une préoccupation quotidienne des français. Des études successives révèlent des catégories de population exposées à des niveaux de pollution très élevés comme les travailleurs souterrains ou encore les enfants.

LA POLLUTION DANS LES ECOLES

L’association Respire a publié une cartographie de la pollution dans les établissements scolaires d’Ile-de-France en s’appuyant sur des données d’Airparif. Selon cette étude, 584 établissements parisiens présentent des niveaux de pollution supérieurs aux normes de NO2, dont la majorité se trouve dans paris intramuros. En 2017, ce chiffre s’élevait à 682. Le NO2, dioxyde d’azote, présente une toxicité à la fois pour les poumons et le cœur.

Toutefois, il n’y a pas que Paris qui est concerné. Selon l’association Greenpeace, à Marseille, 58 % des écoles sont à moins de 200 mètres de taux supérieurs aux normes de NO2.

La principale explication reste la proximité avec des axes routiers mais le chauffage et les bateaux sont également des sources d’émission de NO2.

L’association Respire recommande la mise en place d’une large ZFE, zone à faible émission, qui se traduirait par une voie réservée au covoiturage, aux transports en commun et aux véhicules électriques ou par des restrictions de circulation autour des écoles.

LES ENFANTS, PLUS FRAGILES FACE À LA POLLUTION

Dernièrement, c’est l’UNICEF qui a tiré le signal d’alarme en publiant un rapport sur les effets de la pollution sur les enfants qui révèle que 3 enfants sur 4 respirent un air toxique en France. 

L’exposition à des niveaux de pollution élevés est très néfaste pour les enfants. Leur croissance n’est pas finie et leurs poumons peuvent accuser un retard de développement qui favorise l’apparition d’asthme ou d’autres pathologies respiratoires.

La croissance pulmonaire s’avère anormale chez les enfants exposés à la pollution dès le plus jeune âge, y compris in utero. L’asthme est plus fréquent et les risques de contracter une BPCO à l’âge adulte sont plus élevés.

En outre, les enfants respirent plus vite que les adultes et inhalent ainsi davantage de polluants. Le rapport constate également une hausse du nombre d’urgences pédiatriques lors des pics de pollution.

Les différentes études menées ces dernières années permettent de prendre conscience des conséquences de nos modes de vie sur notre santé. Ainsi, nous pouvons nous adapter et enjoindre les pouvoirs publics de prendre les mesures adéquates. Néanmoins, il ne faut pas négliger l’importance de la prise de conscience individuelle, qui permettra in fine d’adopter des mesures collectives.

Mis à jour le 05 avril 2019