Pollution asthme

POLLUTION : les enfants en première ligne !

Aujourd’hui plus que jamais, les voitures sont pointées du doigt pour leurs émissions polluantes. Nous vous parlions récemment d’une étude selon laquelle les trois quarts des établissements scolaires parisiens sont situés dans des zones où les seuils de pollution sont supérieurs aux normes.

Une étude parue dans la revue scientifique The Lancet Planetary Health révèle que plus d’un cas sur 10 d’asthme chez les enfants est lié à la pollution routière, ce qui représenterait 4 millions de nouveaux cas d’asthme infantile chaque année.

L’asthme est une maladie respiratoire chronique qui se traduit par une sensibilité des bronches à certaines stimulations (froid, tabac, pollution) provoquant des crises d’asthme. Pourtant souvent considérée une maladie bénigne, 900 personnes meurent chaque année des suites d’une crise d’asthme en France.

Comment expliquer le lien entre pollution routière et asthme chez l’enfant ?

Les polluants émis par les véhicules endommagent les voies respiratoires, ce qui s’avère plus grave chez les enfants que chez les adultes car leurs poumons sont en pleine croissance. Le principal gaz responsable de cette atteinte aux bronches serait le dioxyde d’azote (NO2).

La proportion d’enfants développant un asthme à cause de la pollution routière est différente selon les pays. Elle est plus importante en Corée du Sud, au Koweït, au Qatar et aux Émirats arabes unis. La ville de Shanghai en Chine affiche les niveaux les plus élevés. A Paris, ce serait 1/3 des cas d’asthme infantile qui serait lié à la pollution.

Étonnamment, dans 92 % des cas d’asthme liés à la pollution routière, les enfants ne vivent pas dans des zones affichant des seuils supérieurs aux normes de concentrations de NO2. Cette étude invite donc à s’interroger sur la validité des directives de l’OMS en la matière.

Pour en savoir plus sur l’asthme, découvrez notre dossier spécial.

Mis à jour le 23/04/2019