Des traitements adaptés sont ainsi proposés aux patients

•Traitements symptomatiques pendant la saison pollinique

Les médicaments utilisés en pleine crise sont surtout les antihistaminiques (ils s’opposent à l’effet de l’histamine libérée lors de la réaction allergique) associés à des traitements corticoïdes locaux (pulvérisations nasales et sprays bronchiques) et parfois à des collyres antiallergiques. Si le patient n’est pas suffisamment calmé, on peut lui prescrire des comprimés de cortisone pendant quelques jours.

• Traitements préventifs

Un traitement préventif peut être instauré avant et pendant la saison pollinique, il s’agit de la désensibilisation qui existe actuellement sous 3 formes : par voie injectable, par solutions administrées par voie sublinguale et, tout récemment, par comprimés sublinguaux. Ce traitement vise à induire chez le patient allergique une tolérance vis-à-vis de l’allergène auquel il est sensibilisé. Il donne de bons résultats quand il est prescrit à bon escient, c’est-à-dire quand on a des arguments sérieux pour penser que la gène du patient est vraiment en relation avec tel ou tel allergène.

La désensibilisation

Elle est utilisée si les traitements médicamenteux ne sont pas suffisamment efficaces et elle a surtout un intérêt si il n’y a pas de multiples sensibilisations différentes. Elle permet de diminuer l’intensité des symptômes et doit être poursuivie pendant plusieurs années.

La prévention inclue aussi, dans le domaine des allergies au pollen

– une bonne information du patient sur la période critique. Cette information peut être trouvée sur le site du Réseau national lui de France pollens.

Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) recueille les informations sur les pollens grâce à une quarantaine de sites en France comprenant chacun un capteur de pollens, un analyste et un médecin. L’analyste identifie les différents pollens et les quantifie. Le médecin spécialiste recueille les données cliniques et thérapeutiques.
Le RNSA peut ainsi établir des bulletins hebdomadaires d’information (http://www.rnsa.asso.fr/).
Ces études permettent de dresser le calendrier des pollens qui varie d’une année à l’autre et d’un site à l’autre. Ces calendriers sont précieux pour le patient dans la mesure où il peut lui permettre de choisir la région la moins allergisante pour lui-même, la saison la plus propice pour voyager dans telle ou telle région…

Le patient allergique au pollen devra aussi, si possible, éviter de rester longtemps à l’extérieur lorsque le pollen qu’il craint se trouve dans l’atmosphère, éviter de faire entrer des pollens dans son logement par les portes et fenêtres et se laver les cheveux, qui ont amassé de grandes quantités de pollen durant la journée, avant d’aller se coucher.

Dans le domaine des allergènes de la maison

La lutte contre les acariens comporte le retrait des ramasse-poussière, le lavage de la literie à 60°C, la pose d’une housse anti-acariens sur la literie et l’aération du logement, en plus de la pose d’extraction d’humidité dans la cuisine et la salle de bains, où sont générées d’importantes quantités de vapeur d’eau. Si l’humidité persiste, il faudra recourir à l’avis d’un technicien qui pourra éventuellement identifier un défaut du bâtiment.

La lutte contre les allergies aux animaux de compagnie passe par leur éloignement du patient allergique, ce qui est souvent mal accepté par la famille. Par contre, les études les plus récentes laissent à penser que la présence d’un animal au logement d’un nourrisson qui n’est pas allergique n’est pas un facteur de risque d’allergie future.

La lutte contre les allergies aux cafards implique la désinsectisation qui doit concerner, pour être efficace, la totalité de l’immeuble, sous peine de ré infestation.

Mis à jour le 3 avril 2017