Le diagnostic d’asthme repose sur l’interrogatoire et l’auscultation. Il doit être confirmé par des examens complémentaires :

Mesures du souffle

Elle est indispensable pour le diagnostic et le suivi de la maladie. Pour le diagnostic, on peut rencontrer deux situations. Dans la première, le patient est vu à distance d’une crise banale, à un moment où il va bien. Son souffle, mesuré grâce à un appareil appelé spiromètre, est également normal. La mesure n’apporte alors pas d’élément important pour le diagnostic. Il faut alors recourir au « test de provocation » qui permet de déclencher artificiellement une petite crise, qui est immédiatement interrompue par l’inhalation d’un broncho-dilatateur. Au contraire, lorsque le patient est vu en période de gêne respiratoire, la mesure du souffle sera anormale. Cependant, cette anomalie peut se rencontrer dans d’autres maladies, notamment la forme de bronchite chronique dans laquelle les bronches s’obstruent, appelée aujourd’hui broncho-pneumopathie obstructive chronique ou BPCO. Pour faire la différence entre l’asthme et d’autres maladies des bronches, on procède alors au «test de réversibilité» : le patient respire une à deux bouffes de broncho-dilatateur et le souffle est à nouveau mesuré. L’augmentation de souffle lors de cette deuxième mesure est un argument important en faveur du diagnostic d’asthme.

Les nouvelles thérapeutiques

Elles se fonderont très probablement sur les biothérapies, un peu comme pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Ce sont des médicaments ciblés pour contrecarrer les effets de certains médiateurs chimiques. L’asthme est une maladie polygénique (plusieurs gènes sont en cause), ce qui complique la recherche génétique. Ce qui apparaît beaucoup plus prometteur, et à court terme, c’est l’application en pratique des recherches sur la pharmaco génomique. L’effet de certains traitements, comme les corticoïdes inhalés et les bêta-2 mimétiques, pourrait dépendre de l’arrangement de certains gènes. Une prise de sang pourrait ainsi permettre d’envisager si le traitement prescrit va être efficace ou pas. L’intérêt des vaccins dans le traitement de l’asthme est discuté. Des recherches sont activement menées dans ce domaine. Il est encore trop tôt pour en connaître les résultats.


Mis à jour le 3 avril 2017