Les origines du cancer de la plèvre

Le plus souvent, la plèvre est le siège des métastases

Une tumeur (dite primitive) du sein, du poumon (cancer du poumon), du tube digestif, a émis des métastases qui se greffent sur la plèvre ;

La cancérisation de la plèvre elle-même est moins fréquente

Elle porte le nom de mésothéliome. 50% à 85% des mésothéliomes auraient pour origine une exposition à l’amiante.

Histoire naturelle

La plèvre est une sorte de sac très mince qui entoure les poumons, n’y laissant entrer que les grosses bronches et les vaisseaux. Elle tapisse aussi l’intérieur de la cavité du thorax. Ce sac ne contient habituellement qu’une vingtaine de millilitres d’un liquide qui sert surtout à permettre le glissement du poumon dans la cage thoracique lors des mouvements respiratoires. Comme beaucoup d’autres maladies, le cancer peut provoquer une accumulation (épanchement) de liquide dans cette poche : c’est la pleurésie. Les pleurésies cancéreuses ont en commun d’être abondantes, de se reproduire souvent.

La cancérisation de la plèvre 

Elle peut se faire par la greffe de cellules cancéreuses venant (par le sang ou par proximité) d’un autre organe. On parle alors de pleurésie secondaire dite aussi métastatique. Le cancer du poumon est le plus fréquent. Pratiquement tous les sites cancéreux peuvent donner des métastases pleurales. Dans 40% des cas on ne retrouve pas le cancer primitif.

Elle peut aussi se faire par la cancérisation des cellules de la plèvre. On parle alors de mésothéliome. Il représente 5 à 10% des pleurésies malignes dans les régions industriellement exposées. Fréquemment, dans ce cas, ce sont des fibres d’amiante provenant de l’air inhalé qui sont à l’origine de la cancérisation (fibres longues d’amphiboles ou fibres de chrysotile plus utilisées récemment). L’exposition à l’amiante est souvent ignorée du patient, peu importante en volume, transitoire. Elle est le plus souvent ancienne: une quinzaine d’années au moins.


Mis à jour le  3 avril 2017