Les bronches

Les bronches sont les canalisations qui amènent l’air inspiré du larynx jusqu’aux 300 millions d’alvéoles pulmonaires. La première, la trachée, se divise en deux bronches souches qui se divisent à leur tour en deux et ainsi de suite vingt-trois fois pour aboutir aux alvéoles. Les plus petites bronches sont appelées bronchioles.

Les bronches atteintes par la maladie 

Les bronches atteintes par la maladie sont parmi les plus grosses. La peau qui recouvre intérieurement les bronches s’appelle la muqueuse. Elle sécrète une substance visqueuse: le mucus qui a la propriété d’engluer les particules qui s’y déposent. Des anticorps présents à la surface de la muqueuse, les IgA agglutinent les germes et facilitent ainsi leur transport. Des cellules immunitaires dans la muqueuse concourent à l’élimination sur place des germes.

Les cellules qui bordent la muqueuse portent de microscopiques cils vibratiles. Le battement de ces cils par ondes successives des bronchioles vers le larynx constitue un véritable tapis roulant : le tapis muco-ciliaire qui entraîne germes et particules ayant pénétré les voies respiratoires. Environ 50 ml de sécrétions sont ainsi conduites des alvéoles au larynx chaque jour, et tombent le plus souvent dans l’œsophage et à l’état normal nous ne nous apercevons de rien.

Les sécrétions bronchiques

Pour une bonne élimination des sécrétions bronchiques, il faut donc : des bronches bien droites sans obstacles, de bonnes cellules ciliaires, de bonnes cellules immunitaires, un bon mucus, de bonnes IgA. Le non-respect d’une ou de plusieurs de ces conditions peut aboutir à la dilatation des bronches. Par exemple, une maladie très sévère des bronches dans l’enfance avant huit ans peut modifier leur croissance et conduire à la DDB. Les dilatations des bronches de la mucoviscidose sont dues à une modification de la viscosité du mucus. Certains patients manquent d’immunoglobulines A, d’autres n’ont pas de cils efficaces (maladie de Karthagener).

Le tabagisme aggrave toujours la maladie et peut la révéler si elle est discrète

A première vue, la dilatation des bronches se traduit par une augmentation irrégulière du diamètre des bronches, avec des passages plus étroits. Dans les poches, du mucus sale et des germes. Les irrégularités locales peuvent donner aux bronches une allure de chapelets (dilatation de bronches moniliformes) ou de petits sacs irréguliers (dilatations de bronches kystiques). Le tapis muco-ciliaire responsable du nettoyage bronchique est ainsi altéré et les glandes sécrètent une grande quantité de mucus. Les bronches dilatées ont du mal à se drainer et se défendent moins bien contre les infections. Les germes se multiplient, certains s’installent pour longtemps dans les zones mal drainées. Les antibiotiques s’ils sont mal utilisés créent des résistances bactériennes qui les rendent inefficaces.

L’inflammation de la muqueuse la déforme : elle se remodèle, s’épaissit, se gorge d’eau, s’emplit de vaisseaux où le sang circule à haute pression, et de cellules inflammatoires. Pour chasser le mucus infecté, nous remplaçons le tapis muco-ciliaire par une « chasse d’air » : la toux. Les crachats en sont la conséquence. Il est vital pour les patients de pouvoir créer un flux d’air suffisamment puissant dans leurs bronches.


Mis à jour le 4 avril 2017