Le diagnostic se fait par des examens radiologiques

Le médecin peut demander une radiographie pulmonaire et surtout scanner du thorax. Il peut aussi demander une exploration fonctionnelle respiratoire (examen qui mesure le souffle : mesure des capacités pulmonaires, mesure de l’oxygène dans le sang).

Une analyse microbiologique des crachats doit être réalisée à la recherche de germes particuliers : le bacille pyocyanique par exemple qui donne des colonisations longues, difficiles à traiter et requiert des antibiotiques particuliers. La recherche de foyers infectieux dentaires ou des sinus est systématique.

Une maladie acquise au cours de la vie 

La Dilatation des bronches est le plus souvent une maladie acquise au cours de la vie. Elle peut être localisée (corps étranger, tumeur bénigne, séquelles d’infections pulmonaires localisées comme la tuberculose) ou diffuse (broncho-pneumopathies aiguës de l’enfance, coqueluche, bronchiolites, inhalation de produits toxiques…). Il existe des formes diffuses (touchant plusieurs lobes pulmonaires) associées à un terrain prédisposant : mucoviscidose, maladie ciliaire, déficits immunitaires, maladies auto-immunes (en particulier la polyarthrite rhumatoïde).

Les germes en cause

Les germes en cause sont courants : pneumocoques, moraxelles, klebsielles, staphylocoques, et au cours de l’évolution on peut voir apparaître des colonisations à bacilles pyocyaniques, serratia ou divers bacilles Gram négatifs. Des mycobactéries cousines du bacille tuberculeux (ou mycobactéries non tuberculeuses), peuvent surinfecter. Certaines DDB, touchant cette fois les plus grosses sont dues à une moisissure commune : Aspergillus fumigatus.

Un bilan étiologique recquis

Devant une dilatation des bronches diffuse, un bilan étiologique doit être pratiqué dans un centre spécialisé. On recherchera en particulier les causes génétiques (mucoviscidose, dyskinésie ciliaire), les déficits immunitaires (dont le déficit immunitaire commun variable et les déficits en sous-classes d’immunoglobulines G) et les maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, maladie de Sjogren). Ces recherches doivent être pratiquées quel que soit l’âge du patient.


Mis à jour le 4 avril 2017