Tout d’abord rappelons que la transplantation ou greffe est une technique qui vise à prélever un organe, un tissu ou des cellules sur un donneur et à le greffer sur un receveur. Selon l’organe, le greffon peut être prélevé sur une personne en état de mort cérébrale ou sur un donneur vivant.

Aujourd’hui, la transplantation pulmonaire est une thérapie établie pour les patients souffrant de maladies pulmonaires à un stade avancé. L’intervention permet, le plus souvent, une nette amélioration de la qualité de vie des patients.

> Les indications de la greffe pulmonaire

Les principales indications sont la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), la mucoviscidose, l’Hypertension Artérielle Pulmonaire et la fibrose pulmonaire.
La transplantation pulmonaire est devenue une option thérapeutique reconnue pour les cas de BPCO. Elle est définie comme une diminution pathologique du débit de l’air dans les voies respiratoires due à une bronchite chronique obstructive, un emphysème ou une combinaison des deux.
La transplantation pulmonaire est une option thérapeutique établie pour le patient atteint de la mucoviscidose présentant une insuffisance respiratoire avancée.
La transplantation pulmonaire ou cardio-pulmonaire représente également l’ultime recours en cas d’hypertension artérielle pulmonaire sévère insuffisamment améliorée par un traitement médical maximal. Enfin, la fibrose pulmonaire constitue la quatrième principale indication de greffe pulmonaire. Toutes ne donnent pas lieu au même type de greffe.

> Les différents types de greffe

Trois types de greffes peuvent être réalisés:

-La greffe monopulmonaire, un seul poumon est remplacé.
-La greffe bipulmonaire, l’ensemble des deux poumons avec la vascularisation, est prélevé en bloc chez un donneur et le poumon droit puis le gauche sont greffés successivement à la place des poumons du receveur.
-La greffe cœur-poumon, c’est l’ensemble cœur et poumons qui est greffé. On prélève d’abord le cœur du receveur puis ses poumons. Les poumons sont ensuite mis en place dans le thorax du receveur et la trachée est suturée à celle du receveur. Ensuite, le cœur est suturé comme dans le cas d’une transplantation cardiaque. Pendant très longtemps, pour des raisons techniques, les chirurgiens préféraient pratiquer une greffe du bloc cœur-poumons même si l’organe cardiaque ne présentait aucune défaillance. L’ancien cœur du receveur était alors proposé à un patient en attente de greffe cardiaque : technique du « domino ».

Aujourd’hui, la plupart des greffes sont monopulmonaires. Cette transplantation est plus simple et permet de greffer deux personnes à partir d’un seul donneur. Cependant, elle présente aussi des inconvénients. Si les deux poumons sont atteints, une greffe bipumonaire avec un même donneur est effectuée. Si la pathologie pulmonaire est associée à une altération grave de la fonction cardiaque, une greffe du bloc cœur-poumons a lieu.

Mis à jour le 24 Septembre 2014