Le diagnostic

La détection de l’HTAP repose en particulier sur la réalisation d’une échographie cardiaque transthoracique couplée au Doppler Pulsé. Tout ceci permet d’explorer le coeur et le flux sanguin qui y circule. Si l’échographie démontre l’existence d’une HTAP, il faut effectuer un cathérisme cardiaque droit pour confirmer le diagnostic et reconnaître les mécanismes à l’origine de l’hypertension pulmonaire. L’examen consiste à introduire un long et fin tuyau (le catheter) dans une grosse veine au bras, à l’aine ou au cou et à l’amener avec le flot sanguin jusqu’aux cavités cardiaques droites afin de mesurer les pressions et le débit.

L’HTAP peut être

>Pré capillaire : l’HTAP est due à une maladie qui obstrue les vaisseaux pulmonaire. Elle peut être idiopathique lorsqu’aucune cause n’est trouvée, héritable ou associée à une maladie auto-immune comme la sclérodermie, une infection par le VIH, une maladie chronique du foie avec hypertension portale ou une malformation cardiaque. Elle peut être la séquelle d’une embolie pulmonaire ou être liée à un manque chronique d’oxygéne (broncho-pneumopathie chronique obstructive, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil ou séjour prolongé en altitude…)

>Post capillaire : L’HTAP est liée à une augmentation passive de la pression dans l’artère pulmonaire due à une insuffisance cardiaque gauche (infarctus du myocarde, troubles du rythme). La prise en charge et les traitements différents selon les formes de maladies.


Mis à jour le 4 avril 2017