• Traitement curatif :

Chez environ un malade sur deux, un traitement est nécessaire, soit d’emblée, soit dans un deuxième temps du fait d’une évolution défavorable.

Le seul traitement ayant montré une efficacité actuellement est la corticothérapie. Elle est la plus constamment efficace, apporte les meilleures rémissions et dans les meilleurs délais. Il n’y a pas de schéma universel de traitement.

L’un d’entre eux consiste à donner sur les 3 premiers mois un traitement d’attaque à une dose de 0,5 et parfois de 1 mg/kg/24h puis, après obtention d’une rémission suffisante, régression par paliers de 3 mois de la posologie.
La durée minimale recommandée est de 18 mois sous peine de rechutes fréquentes, les corticoïdes ayant un effet purement suspensif.
Une surveillance est nécessaire 3 mois, 6 mois, 1 an et 3 ans après l’arrêt du traitement avant d’envisager une guérison.
D’autres médicaments sont également utilisés : méthotrexate et chloroquine, molécule proposée en deuxième intention.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens c’est-à-dire ne contenant pas de corticoïdes sont aussi utilisés, essentiellement quand il existe un syndrome de Löfgren.
Pour l’instant, la cyclosporine est expérimentée comme traitement de la sarcoïdose symptomatique.

  • Traitement préventif (hygiène et condition de vie) :

Il convient d’éviter les expositions solaires excessives, l’absorption de quantités importantes d’aliments riches en calcium et surtout les dérivés de la vitamine D (sous peine de déclencher une hypercalcémie : concentration anormalement élevée du calcium dans le sang).

La grossesse n’est pas contre-indiquée sauf en cas de défaillance viscérale ou poussée de la maladie. Il faudrait arrêter de fumer si c’est le cas et éviter de s’exposer aux aérocontaminants nocifs, dont la rétention respiratoire est probablement accrue en cas de sarcoïdose.

Il convient de s’alimenter correctement et de demeurer actif.

Mis à jour le 24 Septembre 2014