On distingue trois sortes de pneumothorax :

Ceux survenant chez des sujets qui ont des poumons sains, appelés pneumothorax spontanés primitifs (PSP). Ils résultent d’une fuite d’air, généralement petite, qui s’est produite au niveau d’une petite bulle pulmonaire (ou, plus exactement, sous-pleurale). Elle peut s’obturer naturellement, par formation spontanée de fibrine agissant comme une rustine.

Ces pneumothorax sont de loin les plus fréquents et surviennent généralement chez des jeunes adultes, souvent longilignes, plutôt masculins que féminins. Le risque de pneumothorax spontané primitif est proportionnel à la quantité de tabac fumée quotidiennement et diffère en fonction du sexe (risque multiplié par 22 chez l’homme et par 9 chez la femme).

Un pourcentage important des pneumothorax spontanés chez la femme est secondaire à la localisation intra-thoracique d’ilots de muqueuse utérine (endométriose thoracique). Ces pneumothorax se caractérisent pour la survenue en période menstruelle (pneumothorax cataménial), pour l’intéressement quasi exclusif du coté droit, et pour la tendance à la récidive fréquente.

Les pneumothorax spontanés secondaires (PSS) survenant chez des sujets à poumons déjà malades. Ils surviennent chez des malades plus âgés, les exposant à une décompensation brutale associée à une mortalité non négligeable (jusqu’à 17%). Ils sont fréquents au cours des Broncho Pneumopathies Chroniques Obstructives (BPCO).

En premier lieu, le problème fonctionnel de la respiration peut être dominant et ce sont ces pneumothorax qui peuvent être asphyxiques réalisant de véritables urgences, par exemple chez les emphysémateux (personnes présentant un emphysème).

En second lieu, la cause même de la fuite gazeuse constitue le problème de fond souvent difficile à résoudre : par exemple une infection pulmonaire grave, une tuberculose, un cancer, un emphysème ou une maladie du tissu conjonctif. Le pneumothorax peut être révélateur de la maladie. Le pneumothorax compliquant l’infection HIV est fréquemment observé au cours des pneumocystoses et se caractérise par une mortalité élevée, jusqu’à 30 %.

Les pneumothorax traumatiques (PT) ou iatrogènes posent généralement peu de difficultés diagnostiques compte tenu du contexte d’agression physique directe ou indirecte du thorax.

Mis à jour le 24 Septembre 2014