• Traitement curatif :

Le but de la prise en charge thérapeutique est d’évacuer l’air de la cavité pleurale et d’éviter les récidives : il diffère donc selon les risques variables de récidive.

>> Pneumothorax spontanés primitifs : ils sont caractérisés par leur propension à la récidive dans les deux années suivant l’épisode initial (1/3 des cas). La morphologie longiligne, le sexe féminin et la poursuite du tabagisme sont des facteurs de risque de récidive. Plusieurs traitements sont possibles lors du premier épisode : repos strict (pour les petits décollements), exsufflation à l’aiguille, drainage. La symphyse pleurale chirurgicale en vidéothoracoscopie est indiquée lors du 2ème épisode de pneumothorax, ou à l’inverse lors du premier épisode, en cas d’échec (au but de 5-6 jours) d’un traitement non chirurgical.

>> Pneumothorax spontanés secondaires : ils justifient des prises en charge variables avec la nature de l’affection respiratoire sous-jacente. En cas d’insuffisance respiratoire chronique évoluée, une symphyse pleurale par talcage peut se justifier dès le premier épisode afin de prévenir une récidive potentiellement mortelle. A l’inverse, si l’affection respiratoire peut relever d’un traitement chirurgical ultérieur, un simple drainage thoracique s’impose pour ne pas compliquer la chirurgie potentielle.

>> Pneumothorax traumatiques : selon leur cause, ils seront traités par drainage thoracique ou confiés au chirurgien (hémothorax traumatiques). Les pneumothorax iatrogènes relèvent le plus souvent d’un simple drainage.

  • Traitement préventif (hygiène et condition de vie) :

Deux précaution sont impératives :

>> arrêter de fumer. >> éviter la plongée sous-marine ou les expéditions lointaines.

Après un épisode de pneumothorax traité avec succès, un délai de 2 à 3 semaines est nécessaire avant de prendre l’avion.

Mis à jour le 24 Septembre 2014