Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est défini par la survenue répétitive, au cours du sommeil, d’obstructions partielles (hypopnées) ou complètes (apnées) des voies aériennes supérieures.

Pendant le sommeil, la personne souffrant de SAOS subit un rétrécissement de son pharynx lié à un relâchement musculaire. Ce qui entraîne une circulation de l’air plus difficile et un ronflement à cause des vibrations du voile du palais et de la langue. Si les voies aériennes se ferment complètement, la personne s’arrête de respirer : c’est l’apnée obstructive.

Une apnée, du grec a-pnein, sans respirer, est définie par l’arrêt du flux aérien pendant plus de dix secondes. La gravité se mesure par l’indice d’hypopnées/ d’apnées (IHA), nombre d’hypopnées et d’apnées pendant une heure de sommeil. Quelques apnées ou hypopnées isolées n’entraînent pas de troubles particuliers. En revanche, lorsqu’il se produit plus de cinq apnées ou hypopnées par heure de sommeil, on parle de syndrome d’apnées obstructives du sommeil.

Les apnées sont responsables durant le sommeil de réveils de quelques secondes dont le sujet n’a pas conscience : les micro-éveils. Ceux-ci perturbent les phases de sommeil profond réparateur. Les épisodes de pauses respiratoires contrarient le sommeil profond réparateur et provoquent une somnolence qui peut être à l’origine d’accidents de la route ou du travail. Certaines études montrent une multiplication par six des risques d’accidents en automobile.

Non traitées, les apnées du sommeil entraînent de graves problèmes de santé, notamment un risque d’hypertension artérielle . Normalement, pendant le sommeil, la fréquence cardiaque et la pression artérielle diminuent, ce qui permet au cœur de se reposer.

Les apnées augmentent la pression artérielle. Lorsque celle-ci est trop élevée, le cœur travaille trop fort, ce qui peut provoquer un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire-cérébral. En outre, le syndrome d’apnées du sommeil peut être à l’origine d’une dépression, d’une diminution de la fonction sexuelle. Il peut entrer dans la cadre d’un syndrome métabolique associant des troubles du métabolisme lipidique (hypercholestérolémie) et glucidique (diabète non insulino-dépendant) à une obésité.

Mis à jour le 24 Septembre 2014