• Signes cliniques :

Les conseils du Dr Bernard Fleury, pneumologue responsable de l’Unité de sommeil à l’hôpital Saint Antoine

Les symptômes évocateurs du syndrome de l’apnée du sommeil sont les suivants :

–> Symptômes nocturnes :

– ronflements,
– arrêts respiratoires décrits par l’entourage,
– réveils nocturnes fréquents, souvent pour aller uriner (polyurie : augmentation anormale du volume des urines ),
– sommeil non récupérateur,
– tension artérielle élevée la nuit,
– parfois, sueurs nocturnes.

–> Symptômes diurnes :

– somnolence au cours de la journée,
– maux de tête le matin,
– irritabilité,
– dépression,
– manque d’énergie,
– troubles de la concentration et de la mémoire.

Des problèmes sexuels (baisse de la libido) peuvent apparaître également.

  • Diagnostic :

Un enregistrement pendant le sommeil est nécessaire pour poser le diagnostic.

Deux types d’examens peuvent être prescrits.

Si la symptomologie est très évocatrice, on effectue une polygraphie ventilatoire, souvent en ambulatoire (à domicile) C’est un enregistrement sur toute la nuit, à l’hôpital ou chez le patient des paramètres respiratoires, cardiaques et de la saturation en oxygène dans le sang.

En cas de doute ou pour contrôler le traitement, on effectue une polysomnographie, actuellement le plus souvent en hospitalisation. La polysomonographie est un examen plus complet qui enregistre aussi l’activité du cerveau, afin de reconnaître les différents stades du sommeil. Elle permet aussi le diagnostic d’autres pathologies du sommeil (mouvements périodiques des membres par exemple).

Grâce aux avancées technologiques et à la miniaturisation, la polysomnographie pourra être de plus en plus pratiquée en ambulatoire. Un ronflement associé à une somnolence diurne doit faire évoquer un syndrome d’apnée du sommeil. Il est possible de réaliser une auto-évaluation, grâce à une échelle Epworth.

Mis à jour le 24 Septembre 2014