• Traitement curatif :

Trois types de traitement existent.

> Le traitement de référence est la Ventilation par Pression Positive Continue (VPPC).

Celle-ci est indiquée pour les apnéiques faisant plus de 30 apnées par heure ou des micro-éveils nombreux. Cette technique consiste à appliquer une pression au niveau des voies aériennes supérieures, par l’intermédiaire d’un masque nasal relié à une source de pression. Cette pression maintient les voies aériennes ouvertes, ce qui permet de supprimer les apnées. Et donc de normaliser le sommeil. 15% des patients refusent immédiatement l’appareillage et 35% l’abandonnent au bout de 5 ans.

> Le deuxième type de traitement est l’Orthèse d’Avancée Mandibulaire (OAM).

Cette prothèse, portée la nuit, avance la mâchoire inférieure, ce qui dégage le pharynx pour laisser passer l’air. Elle peut être proposée en première intention si le patient présente un syndrome d’apnées peu sévère car elle ne supprime pas toutes les apnées et hypopnées. Elle peut être discutée en cas de refus de la VPPC par des patients sévères. Son taux d’efficacité globale est à peu près de 60%. Précision importante, il est possible de proposer au patient une alternance : machine chez soi et orthèse en déplacement.

> Le troisième type de traitement est la chirurgie.

Deux techniques sont utilisées :

– La première, l’uvulo-palato-pharyngoplastie (UPPP) vise à élargir l’oro-pharynx. Réalisée sous anesthésie générale, elle consiste en une amygdalectomie (ablation des amygdales) associée à une résection des piliers postérieurs de l’amygdale, d’une partie de la luette ainsi que des replis muqueux de la paroi postérieure du pharynx.

Pendant des années, on a beaucoup utilisé cette technique qui comptait moins de 30% de succès. C’est pourquoi cette opération a perdu beaucoup de son intérêt et est effectuée en présence d’un énorme voile du palais et de grosses amygdales. Elle peut aussi compliquer le traitement par Pression Positive Continue.

– Le deuxième traitement chirurgical est une chirurgie d’avancée maxillo-mandibulaire. Ce qui consiste à avancer les deux mâchoires. Cette opération est pratiquée sur les apnéiques jeunes, ne présentant pas de maladie cardio-vasculaire. Le taux d’efficacité de cette technique est inférieur à celui obtenu par VPPC et peut poser des problèmes d’articulé dentaire. Le traitement du syndrome des apnées obstructives du sommeil est nécessairement collaboratif. Pneumologues, cardiologues, neurologues, oto-rhino-laryngologistes et dentistes travaillent ensemble.

  • Traitement préventif (hygiène et condition de vie) :

Des changements de mode de vie peuvent aider à gérer l’apnée du sommeil :

– Perdre du poids : l’excès de poids est un facteur de risque de l’apnée du sommeil.

– Avoir une activité physique : l’exercice contribue à un sommeil de qualité.

– Arrêter de fumer : en effet, le tabagisme aggrave les symptômes du SAS.

– Avoir des habitudes de sommeil régulières : aller se coucher et se lever à peu près aux mêmes heures aide à avoir un bon sommeil.

– Eviter l’alcool et les somnifères : ceux-ci peuvent avoir pour effet de trop relâcher les muscles de la gorge. En cas de difficulté à l’endormissement, il vaut mieux prendre un bain chaud, une tisane ou lire.

– Dormir sur le côté : cette position peut réduire les symptômes de l’apnée du sommeil.

Mis à jour le 24 Septembre 2014