Le traitement vise à supprimer les facteurs aggravants 

Il s’agit d’arrêter de fumer, de supprimer les autres agents irritants bronchiques (laques, polluants atmosphériques), de traiter tous les foyers infectieux au niveau des dents et des sinus et de prévenir les infections respiratoires par la vaccination anti-grippale et anti-pneumococcique.

Le traitement est également basé sur 

– le drainage bronchique (kinésithérapie respiratoire quotidienne apprise par un kinésithérapeute puis pratiquée par le patient seul). Le patient doit pouvoir expulser quotidiennement ses sécrétions et diminuer ainsi la charge bactérienne.

– l’utilisation de produits de fluidifiants bronchiques (N-acétylcystéine, carbocystéine) n’est pas recommandée.

– les bronchodilatateurs administrés par voie inhalée peuvent améliorer le drainage bronchique et peuvent être administrés avant les séances de kinésithérapie.

– l’emploi d’antibiotiques lors des poussées infectieuses, avec des antibiotiques adaptés donnés à dose suffisante suffisamment longtemps. Idéalement l’antibiothérapie doit être adaptée aux bactéries identifiées sur l’examen cytobactériologique des expectorations.

– les interventions chirurgicales peuvent se concevoir dans le cas d’une dilatation des bronches localisées mais sont inutiles et dangereuses dans le cas de dilatation des bronches diffuses.

– en cas d’hémorragie bronchique grave, une embolisation artérielle bronchique peut être proposée (qui consiste à obturer les vaisseaux responsables du saignement à l’aide de microbilles injectées dans les vaisseaux).

– les corticoïdes oraux et inhalés sont rarement indiqués et cette maladie doit être soigneusement distinguée d’un asthme. Au moindre doute un scanner thoracique permettra de confirmer ou d’infirmer le diagnostic de dilatation des bronches.

Les formes évoluées de DDB

Dans les formes évoluées, une insuffisance respiratoire peut survenir, nécessitant un apport en oxygène : le gaz carbonique s’évacue mal et l’oxygène pénètre mal jusqu’aux alvéoles. Une éducation thérapeutique est souhaitable si elle est possible (discussions en groupes de patients, conseils d’hygiène de vie, d’utilisation des médicaments, de gestion des gestes quotidiens, diététique, éducation thérapeutique et surtout éducation au drainage).

Les spécialistes de pneumologie sont à même d’assurer le diagnostic et le suivi de cette maladie.


Mis à jour le 4 avril 2017