COMMENT LA CONTRACTE-T-ON ?

On peut contracter la tuberculose en étant en contact avec une personne déjà contaminée. Lorsqu’un malade contagieux parle, tousse, éternue ou se mouche, il projette dans l’atmosphère de fines gouttelettes porteuses de bacilles. Celles-ci seront inhalées par l’entourage. L’entrée du bacille dans le corps se fait par les voies respiratoires, puis il peut se fixer n’importe où dans l’organisme.

Seules les personnes atteintes de tuberculose pulmonaire ou de laryngite tuberculose sont susceptibles de transmettre le microbe à leur entourage. Tout le monde peut attraper la tuberculose mais certaines personnes ont plus de risque de développer la maladie car leurs défenses immunitaires sont affaiblies : ce sont les enfants (surtout avant l’âge de 2 ans), les personnes âgées, les diabétiques, les personnes séropositives pour le VIH ou atteintes de SIDA, les malades en cure de chimiothérapie, les personnes ayant une dépendance à l’alcool, les personnes souffrant de malnutrition.

A la suite d’un contact étroit et prolongé (au moins 8 heures) avec une personne ayant une tuberculeuse contagieuse, il y a un risque de primo-infection ou infection tuberculeuse latente qui peut passer inaperçue et n’est pas contagieuse. Cette primo-infection ne se traduit par aucun signe clinique et n’est aujourd’hui diagnostiquée que par un test tuberculinique par Intra Dermo Réaction (IDR). Elle peut évoluer, dans 10% des cas chez l’adulte, vers une « tuberculose maladie », contagieuse et grave. Ce pourcentage est plus élevé s’il s’agit d’enfants jeunes ou d’individus avec des défenses affaiblies. Rappelons qu’il peut s’écouler plusieurs mois, voire plusieurs années, entre la primo-infection et la tuberculose-maladie ».

DES SYMPTÔMES PEU SPÉCIFIQUES

Le plus souvent, la tuberculose se manifeste par des signes peu spécifiques mais dont la persistance doit donner l’alerte : une toux non expliquée de plus de 15 jours, une bronchite traînante, un amaigrissement important inexpliqué, des sueurs nocturnes, une fièvre prolongée à 37,5°C – 38,5°C, une grande fatigue. La persistance de ces signes au-delà de trois semaines doit alerter.

Plus rarement, la tuberculose se manifeste par des symptômes d’emblée inquiétants : fièvre à 40°C oscillante, crachats de sang (hémoptysies), essoufflement ou douleur en point de côté (pleurésie).

EXAMENS

Les examens effectués en cas de suspicion de tuberculose sont une radiographie pulmonaire et la recherche des bacilles de Koch. La radiographie révèle des opacités anormales sous formes de nodules ou des « cavernes » en cas de tuberculose. Une recherche des bacilles de Koch est effectuée : en cas de tuberculose pulmonaire, ce sont les crachats qui sont étudiés. La recherche des bacilles peut se faire aussi à l’occasion d’autres prélèvements : urine, liquide céphalo-rachidien, ponction de plèvre, ponction d’abcès…). Seule la mise en évidence des bacilles constitue un diagnostic de certitude.

Après avoir regardé les prélèvements au microscope pour détecter la présence ou non de bacilles, le bactériologiste met les prélèvements en culture pour réaliser deux types d’examens : une identification exacte du bacille ainsi qu’un antibiogramme. Celui-ci permet de vérifier que les antibiotiques utilisés pour le traitement sont réellement efficaces sur le bacille.

Examens côté pratique

Lors d’une tuberculose pulmonaire, les crachats sont prélevés, le matin à jeun trois jours de suite.
Si des crachats spontanés ne peuvent être obtenus, deux méthodes sont utilisées : le tubage gastrique (introduction d’une sonde dans l’estomac par voie nasale ou buccale dans le but d’étudier le contenu, dans ce sas les sécrétions bronchiques avalées inconsciemment pendant la nuit) effectué le matin avant le lever et la fibroscopie bronchique avec aspiration des sécrétions (examen de l’intérieur d’un organe grâce à un fibroscope, petit appareil souple composé de fibres optiques transmettant la lumière et l’image ; au cours de la fibroscopie bronchique, il permet en outre l’aspiration des sécrétions).
Ces examens nécessitent le plus souvent une hospitalisation et d’être strictement à jeun…

Mis à jour le 24 Septembre 2014