kinésithérapie respiratoire

La kinésithérapie respiratoire

La kinésithérapie joue un rôle important dans le traitement des maladies respiratoires comme la BPCO ou la DDB.

Finalité, moyens mis en œuvre… Explications de Jean-Charles LAPORTE, kinésithérapeute (Paris)

Quand la kinésithérapie respiratoire est-elle entreprise ?

« La kinésithérapie respiratoire est prescrite par les médecins lorsque les personnes présentent des signes cliniques : toux, encombrement, difficultés à l’effort. La kinésithérapie respiratoire peut améliorer la qualité de vie. Le problème aujourd’hui est que peu de kinésithérapeutes pratiquent la kinésithérapie respiratoire chez les adultes. Plus de personnes pourraient en bénéficier s’il n’y avait pas ce problème de difficulté d’accès aux soins. »

Quels sont ses objectifs ?

« Le premier but est d’améliorer la qualité de vie du patient. Tout d’abord en apportant une réponse à ses symptômes : le désencombrer s’il souffre d’encombrement, calmer les quintes de toux si besoin, le ré-entraîner à l’effort. Mobiliser les sécrétions permet aussi qu’il y ait le moins possible d’infections.

L’autre objectif de la kinésithérapie respiratoire est l’éducation thérapeutique du patient, comme dans toutes les maladies chroniques. Nous lui apprenons à repérer les signes de surinfection bronchique pour la prendre en charge le plus vite possible. Nous surveillons également son état nutritionnel.

L’éducation thérapeutique c’est également participer au sevrage tabagique et apprendre aux malades à faire des lavages de nez et de l’auto-drainage. L’objectif est qu’ils soient les plus actifs et autonomes possibles pour le drainage des sécrétions. »

En quoi consiste-t-elle ?

« En général, le drainage se pratique avec un patient en position assise avec un jeu sur les volumes et débits pulmonaires et une aide manuelle du kinésithérapeute. Pour que ce drainage soit efficace, nous faisons prendre conscience à nos patients de leur mécanique ventilatoire. La réhabilitation respiratoire consiste, elle, en plus de l’éducation thérapeutique et de la kinésithérapie respiratoire, en du renforcement musculaire associé à de la ventilation et une activité en endurance comme du vélo ou de la marche sur tapis. »

Mis à jour le 23/04/2019