L’asthme, la maladie des bronches

L’asthme se traduit par une sensibilité excessive de celles-ci (hyper-réactivité bronchique) à certaines stimulations telles que le contact allergique, le froid, le tabac, la pollution atmosphérique…

 

L’asthme associe deux phénomènes :

– Une contraction des muscles qui entourent les bronches.
– Une inflammation qui se traduit par un gonflement de la paroi intérieure des bronches (œdème bronchique) et par une sécrétion plus abondante de mucus (hypersécrétion bronchique). Le mucus est une substance visqueuse qui tapisse l’intérieur des bronches et qui aide à l’élimination des particules inhalées. L’ensemble aboutit à une réduction du calibre des bronches et donc à la diminution du flux aérien, surtout lors de l’expiration. L’asthme est une affection dont la présentation clinique (phénotype) est extrêmement variable: on peut classer les asthmes en fonction de leur sévérité, mais on peut aussi les classer en fonction de leur âge de début, des facteurs qui déclenchent les crises, de leur caractère allergique ou non allergique et aussi de leur présentation clinique (crise classique, crise grave ou asthme aigü grave ou formes atypiques comme la toux spasmodique ou les bronchites sifflantes à répétition).

Que se passe-t-il dans les bronches de l’asthmatique quand il fait une crise ?

La crise d’asthme banale résulte d’une contraction des muscles qui entourent la bronche. Cette réduction du calibre de la bronche va entraîner d’une part un essoufflement puisque l’air et donc l’oxygène vont avoir du mal à parvenir jusqu’au poumon pour oxygéner le sang, d’autre part l’apparition de sifflement perceptibles par le malade mais aussi par son entourage. La question « Avez-vous déjà eu une respiration sifflante ? » est une de celles qui servent à identifier l’asthme. Quand la crise est plus sévère, ou qu’elle se prolonge, un autre phénomène se produit : l’inflammation de la paroi de la bronche, qui se traduit par un épaississement de celle-ci et la présence de sécrétions épaisses (les patients parlent de « glaires ») dans le conduit de la bronche. Ce phénomène est responsable d’une toux grasse qui fait penser, à tort, aux patients (et parfois à leur médecin) qu’ils ont une « bronchite ». Dans ces situations, le traitement devra impérativement comporter de la cortisone, en injection ou en comprimés, pendant quelques jours, pour supprimer cette inflammation. De la même manière, le traitement de fond devra inclure, dès que les crises ont une certaine fréquence (environ 2 crises en journée par semaine ou une crise la nuit par semaine) de la cortisone à respirer très régulièrement, tous les jours.


Mis à jour le 3 avril 2017