Les symptômes sont différents selon les stades (ces stades sont définis par la spirométrie ou exploration fonctionnelle respiratoire : examen du souffle).

Les quatre stades d’une BPCO et leurs symptômes

A tous les stades et même avant que la BPCO ne soit avérée, le malade peut présenter une toux et une expectoration chronique (définissant la bronchite chronique). Mais ces symptômes ne sont pas constants.

Au stade 1, légère : le malade commence à présenter une dyspnée (essoufflement à l’effort), encore limitée aux efforts importants, ce qui explique qu’il n’en ait souvent pas conscience et se contente de s’adapter en limitant ses activités.

Au stade 2, modérée : l’essoufflement devient présent dans des activités de la vie quotidienne et commence à représenter une source de handicap.

Au stade 3, sévère : on retrouve ces mêmes symptômes mais la dyspnée a lieu aussi pour des efforts minimes de la vie de tous les jours.

Au stade 4, très sévère : le malade est gêné dans les gestes les plus simples (se laver, s’habiller) puis devient insuffisant respiratoire (impossibilité d’assurer pleinement l’oxygénation de son organisme, ce qui se traduit par la cyanose : bleuissement plus ou moins marqué des extrémités des doigts et des lèvres). La qualité de vie est, à ce stade, considérablement altérée. A terme, l’insuffisance respiratoire peut retentir sur le cœur. Des œdèmes des chevilles apparaissent.

BPCO légèreBPCO modéréeBPCO sévèreBPCO très sévère

BPCO légère            BPCO modérée       BPCO sévère        BPCO très sévère

Exacerbations

A n’importe quel stade, les signes cliniques peuvent se majorer, en particulier la toux et l’expectoration (crachats) ainsi que l’essoufflement : on parle alors d’exacerbation. Elles sont souvent dues à une infection des bronches. Elles sont en général peu inquiétantes au cours des premiers stades mais peuvent être plus graves quand la maladie est plus avancée.

Les patients suivis pour BPCO présentent en moyenne près de 2 exacerbations par an. Près d’un quart des malades ont été hospitalisés au moins une fois dans leur vie, la moitié au cours de l’année écoulée (Fuhrman Rev Mal Respir 2010).


Mis à jour le 3 avril 2017