Qu’est-ce que l’amiante ?

L’amiante est un minéral fibreux qui possède de remarquables propriétés d’isolant thermique et phonique.

Son utilisation industrielle a commencé dès le début du siècle dernier, avec une accélération aux USA à l’occasion de la seconde guerre mondiale.

En France, la consommation a été croissante jusqu’au milieu des années 1970, avant d’amorcer une décrue régulière, jusqu’à l’interdiction totale de 1997.

La transformation de l’amiante en produits finis a en effet persisté jusqu’en 1997.

L’amiante était incorporé avec le ciment (amiante-ciment ou fibro ciment) et utilisé sous de multiples formes dans le bâtiment (laissant persister un risque lors des travaux d’entretien et de démolition), ainsi que comme matériel de friction et joints.

Il a été utilisé massivement dans la construction navale.

5% des importations d’amiante étaient consacrés à des utilisations mécaniques et thermiques :

  • tissu amianté
  • carton amianté
  • faux plafonds
  • portes coupe-feu
  • dalles de sol en vinyle-amiante
  • joints
  • garnitures d’embrayages et de freins

 

Quels sont les effets de l'amiante sur la santé ?

La prise de conscience des effets néfastes de l’amiante a été lente.

Outre les intérêts commerciaux sous-jacents, une des raisons de ce retard est le très long délai moyen qui sépare l’exposition et les maladies engendrées.

Ce délai est d’une quarantaine d’années pour la manifestation la plus grave, le mésothéliome.

Les maladies dues à l’amiante sont dans l’immense majorité des cas liées à une exposition professionnelle.

L’appréciation des risques liés à l’exposition passive des occupants d’immeuble contenant de l’amiante, reste très difficile

Parmi les diverses affections respiratoires dues à l’amiante, on distingue :

  • L’asbestose : transformation fibreuse progressive des poumons qui s’observait autrefois chez les travailleurs soumis à des expositions fortes. Elle conduisait à l’insuffisance respiratoire chronique et au décès précoce. Cette fibrose pulmonaire s’accompagne parfois de pleurésies, et d’atélectasie ronde simulant des cancers du poumon.
  • Le cancer broncho-pulmonaire : pour des expositions beaucoup plus faibles, on sait depuis 1955 qu’il existe un risque d’apparition de cancer pulmonaire lié à l’amiante et surtout à l’association d’amiante et de tabac qui constitue un risque multiplicatif. Chez les non-fumeurs, le risque n’est important que pour les inhalations de fortes doses. 
  • Les plaques pleurales : la plèvre (double sac qui enferme les poumons) est un site privilégié pour les affections liées à l’amiante. On peut constater l’apparition d’épaississements localisés au niveau de la plèvre pariétale ou du diaphragme qui peuvent se calcifier à la longue.
  • Le mésothéliome : la transformation cancéreuse de la plèvre est une complication liée à une exposition chronique à l’amiante.

 

Comment lutter contre l'amiante ?

L’amiante est encore présente dans de nombreux bâtiments (calorifugeage, flocage). Ces matériaux peuvent être source de poussières polluantes.

Il est essentiel de parvenir à un recensement effectif des locaux construits avec des matériaux friables contenant de l’amiante.

opération de désamiantageIl est tout aussi essentiel de mettre en place une gestion progressive des opérations de désamiantage conduites par des entreprises habilitées et hautement spécialisées, ceci afin d’éviter une dissémination dans les locaux et l’environnement. 

 

 

 

 

Que faire en cas de maladie professionnelle liée à l'amiante ?

Les maladies secondaires à une exposition professionnelle à l’amiante (asbestose, plaques pleurales, épaississements de la plèvre viscérale, pleurésie, mésothéliome, cancers broncho-pulmonaires) sont indemnisées en France pour les travailleurs du régime général de la Sécurité Sociale selon les Tableaux des Maladies Professionnelles 30 et 30 bis.

Le Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante (FIVA), établissement public national indemnise, selon le principe de la réparation intégrale, l’ensemble des victimes de l’amiante (salariés rattachés aux différents régimes de sécurité sociale, non-salariés et victimes environnementales) ainsi que leurs ayants droit.

La réglementation peut permettre dans certaines conditions une cessation anticipée d’activité pour des travailleurs exposés.

scanner - maladie professionnelle liée à l'amianteUn suivi post professionnel des travailleurs exposés à l’amiante est également prévu : suivant les recommandations de l’audition publique organisé par la Haute Autorité de Santé, il peut comprendre des scanners thoraciques tous les 5 ou 10 ans (décret du 6 décembre 2011).

 

 

 

 

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