Diagnostic positif

Le diagnostic est souvent facile à faire cliniquement et est confirmé par la réalisation de tests cutanés. Ces tests (non douloureux) sont réalisés par le médecin allergologue.

Les tests

Une goutte de l’extrait à tester est déposée sur la peau et une minime effraction de la peau est réalisée à travers. Vingt minutes après, on regarde si elle n’est pas le siège d’une petite lésion d’urticaire.

Diagnostic étiologique : les allergènes en cause

Les allergènes extérieurs ou pollens :

Le pollen est cette poussière très fine libérée par les plantes dans l’atmosphère, pour permettre la fécondation. La pollinisation est le transport du grain de pollen, qui représente le spermatozoïde dans le règne végétal, sur le stigmate de la fleur femelle. Les grains de pollen sont transportés par les insectes (pollinisation entomophile) ou par le vent (pollinisation anémophile).

Il existe différents pollens :

  • Le pollen de bouleau est très allergisant sur les ¾ Nord de la France et très peu au Sud d’une ligne de Bordeaux-Grenoble.
  • Le pollen de Cyprès-Thuya a un potentiel allergisant plus important dans le quart Sud-Est de la France que dans les autres régions.
  • Les pollens analysés “urticacées” correspondent à des pollens de pariétaire dans le Sud de la France, il s’agit d’un pollen très allergisant. Sur le territoire français les pollens “d’urticacées” détectés correspondent à des pollens d’ortie dont le potentiel allergisant est réputé très faible.
  • Le pollen de pin, très largement diffusé sur de nombreuses régions n’a aucun potentiel allergisant.
  • Le pollen d’ambroisie que l’on retrouve dans la région Lyonnaise pour laquelle il représente un fléau pendant sa période de dissémination (15 août-15 septembre) et sur un axe Nevers-Montélimar, ne provoque aucun risque d’allergie sur les autres régions à cause de son absence.

Il existe des calendriers des périodes de dissémination :

  • la chaleur et l’humidité l’augmentent
  • la sécheresse ou le froid les diminuent

Il existe 3 saisons polliniques :

  • Saison précoce : due essentiellement aux pollens d’arbres. Elle débute dès la fin de l’hiver pour se terminer au printemps. Dans le Midi méditerranéen, le cyprès démarre parfois en décembre. Des arbres tels que le bouleau, le peuplier, le frêne, sont responsables de nombreuses pollinoses.
  • La grande saison : due essentiellement aux pollens de graminées. Elle débute au printemps et se termine en été.
  • Saison tardive : estivo-automnale. Elle est due à des herbacées : avec l’ambroisie en particulier dans la région lyonnaise et la vallée du Rhône.

A SAVOIR

Le risque allergique à un pollen n’est pas systématiquement lié au nombre de grains de pollen présents dans l’air. En effet, certains pollens sont plus allergisants et les seuils de sensibilité sont spécifiques à chaque personne.

Mis à jour le 3 avril 2017