Changement climatique

Le changement climatique a un impact sur l'air que nous respirons, et donc sur notre santé respiratoire à tous. Canicule, incendie, grand froid... tout ce que vous devez savoir est ici ! 

Feux de forêt et incendies

Les fumées dégagées par les feux de forêt constituent une source importante de pollution atmosphérique. Elles contiennent notamment des résidus de combustion, de la suie et des particules fines. En raison de leur très petite taille, ces particules peuvent pénétrer profondément dans les poumons et irriter les voies respiratoires, du nez jusqu'aux alvéoles pulmonaires.

Les particules les plus fines sont également capables de franchir la barrière pulmonaire pour passer dans la circulation sanguine. Elles peuvent alors favoriser des phénomènes inflammatoires et de coagulation, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires, comme l'infarctus du myocarde ou l'accident vasculaire cérébral (AVC). L'exposition aux fumées de feux de forêt peut ainsi avoir des effets à la fois locaux, en affectant les muqueuses respiratoires, et systémiques, en impactant l'ensemble de l'organisme.

Afin de réduire les risques liés à l'inhalation des fumées de feux de forêt, il est recommandé d'appliquer les mesures de prévention suivantes :
  • Suivez la qualité de l’air grâce aux informations diffusées par les autorités sanitaires et les organismes de surveillance.
  • Limitez les activités physiques intenses en extérieur lorsque l’air est fortement pollué par les fumées.
  • Restez autant que possible à l’intérieur et gardez les portes et fenêtres fermées si des fumées sont présentes à proximité.
  • Évitez toute source supplémentaire de pollution intérieur, comme le tabac, les bougies, les encens ou les cheminées
  • Hydratez-vous régulièrement pour limiter l’irritation des voies respiratoires.
  • Respectez votre traitement si vous souffrez d’asthme, de BPCO ou d’une autre maladie respiratoire chronique et gardez votre traitement à portée de main.
  • Soyez particulièrement vigilant si vous êtes une personne à risque (enfant personne âgée, femme enceinte ou atteint d’une maladie respiratoire ou cardiovasculaire).
  • Consultez rapidement un professionnel de santé en cas de gêne respiratoire importante, d’essoufflement inhabituel, de toux persistante ou de douleur thoracique

 

Plus d'informations : 

Fortes chaleurs et canicule

Chaleur et santé respiratoire : quels sont les effets et comment se protéger ?

Les épisodes de forte chaleur peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé respiratoire. Pour maintenir la température du corps autour de 37 °C, l'organisme dépense davantage d'énergie : la fréquence cardiaque augmente et la respiration s'accélère afin d'apporter plus d'oxygène aux tissus. Cette adaptation peut entraîner des palpitations, un essoufflement et une fatigue plus importante, notamment chez les personnes les plus fragiles.

 

Pourquoi les pics de chaleur sont-ils souvent associés aux pics de pollution ?

Les épisodes de forte chaleur favorisent également la formation de certains polluants atmosphériques. Sous l'effet des rayonnements ultraviolets, de l'ozone se forme dans l'atmosphère. Par ailleurs, les fortes chaleurs sont souvent liées à des conditions anticycloniques caractérisées par une absence de vent et de pluie. Or, ces phénomènes météorologiques contribuent habituellement à disperser ou à rabattre les polluants. Leur absence favorise donc leur accumulation dans l'air.

 

Quels gestes adopter en période de forte chaleur ?

Les recommandations habituelles restent valables, mais doivent être adaptées aux conditions climatiques.

Il est conseillé de maintenir une activité physique régulière, adaptée à ses capacités, en privilégiant les heures les plus fraîches de la journée (tôt le matin ou en soirée) ainsi que les espaces ombragés, comme les parcs ou les forêts.

L'aération du logement reste également essentielle. Nous passons près de 80 % de notre temps en intérieur, où l'air peut être 5 à 8 fois plus pollué que l'air extérieur. Même en période de canicule ou de pic de pollution, il est recommandé d'aérer son logement deux fois par jour pendant environ 15 minutes, de préférence tôt le matin ou tard le soir.

Il est également préférable de privilégier les mobilités douces, comme la marche ou le vélo, lorsque les conditions le permettent, en choisissant des itinéraires ombragés et en évitant les efforts aux heures les plus chaudes.

 

Pourquoi l'hydratation est-elle essentielle ?

L'hydratation constitue l'un des principaux moyens de prévention en période de forte chaleur. Il est recommandé de boire 1,5 à 2 litres d'eau par jour, même en l'absence de sensation de soif, afin de prévenir la déshydratation.

Chez les personnes atteintes d'une maladie respiratoire chronique, une bonne hydratation est particulièrement importante pour préserver le bon fonctionnement de l'organisme, notamment celui des muscles respiratoires.

 

Quelles sont les personnes les plus vulnérables ?

Une vigilance particulière doit être portée aux personnes les plus exposées aux effets de la chaleur et de la pollution atmosphérique. Il s'agit notamment :

• des nourrissons et des jeunes enfants ;

• des femmes enceintes ;

• des personnes âgées ;

• des personnes atteintes d'une maladie respiratoire chronique ou d'une insuffisance respiratoire ;

• des personnes souffrant d'une insuffisance cardiaque.

Pour ces publics, il est recommandé de limiter les efforts physiques pendant les épisodes de forte chaleur, de rester bien hydraté et de prendre régulièrement des nouvelles des personnes isolées ou fragiles.

 

Pics de pollution

Les épisodes de pollution de l'air peuvent favoriser l'apparition ou l'aggravation de symptômes respiratoires. Les personnes atteintes d'une maladie respiratoire chronique, comme l'asthme ou la BPCO, sont particulièrement concernées.

Les infections virales représentent un facteur de risque supplémentaire. Lorsqu'elles surviennent en période de forte pollution atmosphérique, elles peuvent augmenter les difficultés respiratoires et favoriser les exacerbations chez les personnes les plus fragiles.

L'exposition aux allergènes, notamment aux pollens, peut également accentuer les symptômes respiratoires. En période de forte concentration pollinique ou de pollution atmosphérique, il est recommandé de limiter les activités extérieures lorsque cela est possible.

Pour préserver sa santé respiratoire, plusieurs mesures de prévention sont recommandées :

• poursuivre son traitement de fond s'il a été prescrit ;

• éviter de fumer et limiter l'exposition à la fumée de tabac ;

• réduire autant que possible l'exposition aux polluants atmosphériques ;

• limiter les efforts physiques intenses lors des épisodes de pollution ;

• maintenir une activité physique adaptée lorsque les conditions le permettent ;

• suivre les recommandations des autorités et consulter les indices de qualité de l'air.

Ces mesures contribuent à réduire le risque d'aggravation des symptômes respiratoires, en particulier chez les personnes les plus vulnérables.