Se protéger des infections à pneumocoques après 65 ans

Publié le 29 septembre 2026

Le pneumocoque est une bactérie qui se transmet facilement d'une personne à l'autre par contact direct et étroit (par exemple via la toux, les éternuements ou lors de baisers) et qui peut être à l’origine d’infections graves (pneumonies, méningites, septicémies…). Face à cette bactérie, certaines personnes sont plus vulnérables : c’est notamment le cas des personnes de 65 ans et plus.

 

 

1ère
cause de pneumonie et de méningite chez l’adulte
3x
plus de risque d’être atteint d’une infection à pneumocoques après 65 ans (vs 18-49 ans)

Qu’est-ce que le pneumocoque ?

Les pneumocoques sont des bactéries qui colonisent souvent le nez ou la gorge sans provoquer de symptômes. On peut ainsi les transmettre sans être malade.

Lorsqu’elles se propagent à d’autres parties du corps, elles peuvent provoquer des infections plus ou moins graves. Certaines sont relativement bénignes, comme les otites chez l’enfant ou les sinusites chez l’adulte.

Chez les personnes de 65 ans et plus, les infections à pneumocoques évoluent plus souvent vers des formes graves nécessitant une hospitalisation :

  • des infections respiratoires, notamment des pneumonies ;
  • des infections invasives, lorsque les bactéries atteignent des zones normalement stériles, comme le sang (septicémie) ou les méninges (méningite).

Certaines maladies chroniques (maladie cardiaque, diabète, insuffisance respiratoire chronique, maladie rénale, maladie du foie etc) et la prise de certains traitements (immunosuppresseurs, chimiothérapie) augmentent aussi les risques de formes graves d’infections à pneumocoques.

Le taux de mortalité est estimé entre 10 et 30% selon le type d’infection, et augmente avec l’âge et les comorbidités.

 

Quelles sont les conséquences d’une infection à pneumocoques ?

L’impact des infections à pneumocoque est considérable chez les personnes de 65 ans et plus, particulièrement lorsqu’elles présentent des maladies chroniques (comorbidités).

Au-delà du risque vital immédiat, les conséquences d’un épisode grave peuvent persister bien après la guérison.

Les lésions provoquées par l’infection peuvent toucher plusieurs organes (poumons, cœur, reins, cerveau, etc.), augmentant le risque de nouvelles maladies.

Les infections à pneumocoques peuvent également aggraver des maladies préexistantes, comme la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou une insuffisance cardiaque.

Chez les sujets âgés, une hospitalisation prolongée peut également entraîner un déclin des capacités physiques et cognitives, ce qui peut accroître la dépendance et la perte d’autonomie.

Pourquoi le risque augmente-t-il avec l’âge ?

Le vieillissement s’accompagne d’une altération progressive du système immunitaire.

Les poumons éliminent moins efficacement les microbes et leurs capacités d’adaptation face à une infection respiratoire sont réduites.

De plus, chez les personnes de 65 ans et plus, les maladies chroniques constituent un facteur de vulnérabilité supplémentaire. Environ deux tiers présentent au moins une comorbidité.

Pour prévenir les infections à pneumocoques deux solutions complémentaires existent : la vaccination (recommandée à partir de 65 ans et en cas de certains facteurs de risque) et les gestes d’hygiène. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin ou votre pharmacien, qui pourra vous conseiller en fonction de votre âge, de votre état de santé et de vos facteurs de risque.

 

Les gestes d’hygiène pour limiter la transmission du pneumocoque

Quelques gestes d’hygiène permettent de limiter la transmission des bactéries et de réduire le risque d’infections respiratoires :

  • Portez un masque dans les lieux particulièrement fréquentés, en présence de personnes malades et en cas de symptômes respiratoires ;
  • Lavez-vous les mains à l’eau et au savon, avant et après chaque contact avec une personne malade (ou à défaut avec du gel hydroalcoolique) ;
  • Toussez dans un mouchoir jetable si possible. Dans le cas contraire, utilisez votre bras ou votre manche (au niveau du pli du coude) ;
  • Jetez vos mouchoirs après utilisation, dans une poubelle à couvercle fermé ;
  • Aérez chaque pièce de votre logement pendant 5 à 10 minutes, plusieurs fois par jour ;
  • Évitez les contacts directs et le partage d’objets (verres, couverts, brosses à dents) avec une personne malade.

N’hésitez pas à en parler avec votre médecin, qui pourra vous conseiller en fonction de votre âge, de votre état de santé et de vos facteurs de risque.

 

Ce contenu a été réalisé en collaboration avec les équipes prévention de Doctolib et la contribution de Santé Respiratoire France.

 

Sources : 

 

Septembre 2026

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