En 2007, 203 greffes pulmonaires et 20 greffes cœur-poumons ont été effectuées en France.
Nous allons voir comment se déroulent ces implantations, leurs conséquences et leurs suivis.

>Préparation

A l’arrivée au centre de transplantation, quelques examens succints sont réalisés : vérification de l’absence de contre-indication de dernière minute, comme une infection. Puis, le patient se douche avant d’être emmené au bloc.

>Déroulement

L’intervention dure en moyenne entre 6 et 8 heures. Le patient est intubé pendant quelques jours pour permettre une ventilation assistée. Un traitement antalgique est prescrit pour éviter que la douleur ne gêne la fonction respiratoire. La personne greffée reste entre une et trois semaine en réanimation. Comme pour les autres organes, il s’agit d’éviter le rejet aigu et tout risque d’infection. Dans un second temps, l’accent est mis sur la rééducation : exercices pour développer les capacités respiratoires et prévenir les infections pulmonaires. Après l’hospitalisation, il est nécessaire de pratiquer une activité physique afin d’augmenter les capacités d’endurance.

>Suivi après la greffe

Pendant les 6 premiers mois ou la première année, le traitement immunosuppresseur est constitué en général de trois médicaments. Par la suite, ce traitement est affiné en fonction des bilans, afin de trouver la dose minimale efficace.
Des bilans sont effectués de façon très régulière, pour contrôler la fonction respiratoire, recherche d’éventuels signes de rejet et dépister des effets secondaires du traitement antidépresseur. La personne transplantée doit mesurer son souffle de façon quotidienne. Au moindre signe anormal, fièvre, toux, essoufflement, elle doit se rendre à l’hôpital.
Si une infection ou un rejet est suspecté, une fibroscopie avec biopsie est nécessaire pour confirmer le diagnostic et commencer un traitement.

Tant que le greffon fonctionne bien les personnes transplantées peuvent mener une vie quasi normale.

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Mis à jour le 24 Septembre 2014