Pneumothorax

PNEUMOTHORAX : les signes qui doivent nous alerter

PNEUMOTHORAX : les signes qui doivent nous alerter

Dans 90% des cas, le pneumothorax a lieu au repos. Le pneumothorax spontané se manifeste de façon brutale, par une gêne thoracique voire une douleur thoracique aiguë (douleur en « coup de poignard ») et transitoire, par un essoufflement d’intensité variable au repos ou à l’effort, par une toux sèche irritative.

Le pneumothorax peut être aussi asymptomatique et être découvert de manière fortuite sur une radio.

Les signes de gravité d’un pneumothorax associent à des degrés variables une cyanose, une détresse respiratoire, une tachycardie/bradycardie (rythme cardiaque trop élevé ou trop lent), une hypotension (baisse de tension), un malaise. Des signes de compression liés à un pneumothorax sous tension sont recherchés (une agitation et un état de choc, accompagnés d’une insuffisance respiratoire aiguë). C’est une urgence : un pneumothorax sous tension demande une évacuation immédiate de l’air.

« Les pneumothorax spontanés secondaires sur poumon malade ont une tolérance moins bonne que les pneumothorax spontanés primaires ou les pneumothorax iatrogènes ou traumatiques. Ils sont d’emblée considérés comme plus graves que les pneumothorax spontanés primaires. La gravité dépend de l’étendue du pneumothorax et de l’étendue et de l’intensité de la maladie sous-jacente » informe le Dr Clément Fournier, pneumologue et chef du service d’endoscopie respiratoire de l’hôpital Calmette du CHU de Lille.

Des signes de pneumothorax chez une personne ayant une pathologie pulmonaire, le plus fréquemment un emphysème, doit conduire à appeler le SAMU ou à se rendre aux urgences.

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Mis à jour le 14/08/2019